De
l’Antillais prodigue à
l’Antillais
rapiat

Nous n’avons eu
de cesse
de dénoncer ces derniers mois, le coût exorbitant de la vie aux
Antilles
françaises, en particulier en Martinique et de rappeler
que les Antillais, hors la minorité de
fonctionnaires bénéficiant des 40 % de vie chère, la grande majorité
des
Martiniquais et des Guadeloupéens disposaient de revenus ne leur
permettant
pas d’assumer ou de faire face à cette
inflation des prix.
La population se plaignait
à longueur de temps, dès qu’un micro lui était tendu, elle exprimait sa
colère
et son dépit. Nous avons vu le kilo de tomates
à 6 euros sur des marchés, après le passage de
Dean, une laitue vendue à
8 euros dans l’un des supermarchés du Lamentin.
Aimé Césaire a cru bon,
lors de la visite du Premier ministre de dire : « La
Martinique
est pauvre, petite, angoissée mais toujours espérante. C'est un modèle
réduit
du monde actuel. »
Le sage avait vu
juste !
Force est de constater,
que nos poussières d’îles sont le reflet du monde, nous sommes le monde
et tout
ce qui participe au monde ne saurait nous être
étranger. N’est-ce
pas !
La cherté des prix
sévissant depuis quelques années aux Antilles a fini par se diffuser à la métropole, voire se
répandre sur
l’ensemble de la planète.
Dans ce monde
« unipolaire, mondialisé » où les multinationales et
les
spéculateurs s’en
donnent à cœur joie,
tout se renchérit, tout coûte bien plus cher, bien trop cher.
Les produits de première
nécessité, le pain, le beurre, le riz, les pâtes ont subi des hausses
faramineuses, une inflation qui
alimente la discussion dans les rayons des hypermarchés, on
désapprouve, ils
abusent.
Alors les analystes de
l’INSEE ou autres vous disent qu’il y a eu 6 % à 8 % de hausse, d'aucun
ne les
croit, probablement
leur calculatrice
leur indique ces chiffres, mais
le
ressenti de mon porte-monnaie est autre. Il y a eu des hausses de 150
%.
En allant acheter un
poulet fermier pour me faire un colombo dans un hypermarché, un poulet
qui
n’était même pas bio, le
prix, effarant, du
jamais vu, même sur le marché
de Versailles (regardez).
D’autres producteurs ont
maintenu ou augmenté modestement leur prix, mais vous vous apercevez,
que vous
avez 30 % de marchandise en moins dans votre panier.
Quand j’ai constaté cette
hausse de prix, je vous avoue que je fus choqué et j’ai quitté le
magasin sans
rien acheter.
Je cuisinais tous les
jours, me marmitonnant mes
petits
plats, aujourd’hui je ne cuisine que deux fois par semaine au maximum,
car je
n’éprouve aucun plaisir à me faire pigeonner.
Evariste
Zephyrin
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