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Le Cimetière des Riches à Fort de France (Martinique)
photos Evariste Zephyrin
Que donner aux enfants ?
Aux Etats-Unis lors des
fêtes d’Halloween, fête où l’on distribue
des bonbons aux enfants, de nombreux parents jettent les friandises que
ramènent leurs enfants, s’ils ne
connaissent pas leur provenance, ni qui les à les distribuer. Une
évolution des
mœurs, dans une société ultra-libérale, qui vise aujourd’hui à
considérer son
voisin comme un criminel potentiel, ils sont bien loin des rapports du
bon
voisinage et de la fraternité au sein des villages. Par ailleurs, d’autres parents cherchent une alternative, plus saine à
ces sucreries ou
quelque chose de différent, dans le passé, notamment aux USA, il était
commun
de distribuer des fruits et des bonbons, ce n’est plus aujourd’hui le
cas.
HalloweenHolybiz
Un ou deux jours avant la Toussaint, jour où les familles antillaises se retrouvent dans les cimetières afin de veiller et illuminer les tombes de leurs défunts, certaines familles font appel à des « djobeurs » pour qu’ils enlèvent le « caca-bougie », lavent et nettoient leur sépulture. La rémunération pour le service varie de 20 à 120 euros. ![]() Pratiques funéraires des Indo-Guadeloupéens. Après l'abolition
de l'esclavage, les négriers et
békés esclavagistes se retournèrent vers l'Asie
afin de puiser sur ce continent le bétail humain dont ils
avaient besoin pour rentabiliser leurs flottes et produire leur
sucre... Engagés, trompés ou volés sur les
trottoirs de Calcutta,
de Madras et d’ailleurs, aux Antilles, par convois les Indiens sont arrivés d’un autre océan
perpétuer l’abomination.
Ils ont
apportés les
épices, des
plantes, un art culinaire,
ils ont oublié leur histoire, leurs danses pour embrasser celle
des gens d’ici,
mais ont perpétué leur
religion et leurs
pratiques funéraires sur
le sol antillais quoique la crémation des corps ne fut
tolérée… [suite]![]()
Préservation de l’héritage indo-guadeloupéen.
Le 24 décembre 1854, le bateau
L’Aurélie arrivait en Guadeloupe
avec une cargaison de travailleurs engagés indiens
commandée par le Conseil
Général de la Guadeloupe, à la demande des colons
européens.
Nous croyons
savoir que cette manifestation sera de nouveau célébrée en Déc. 2009. Bientôt des infos et photos pour notre cher Pyé. J.S.
S.
Cimetière
essonnien
Trabaud le Cimetière des Pauvres à Fort de France (Martinique)Vers le milieu du 19 e
siècle, afin de mettre un frein au
développement anarchique de la ville de Fort
de
France, un nouveau quartier voit le jour : le Marais des
Misérables. Cette extension de la ville se manifeste aussi par la
création d’un
cimetière, celui du Trabaud, pas très loin de la rivière madame, où se
trouvait
initialement le carré militaire. On voit le cimetière du Trabaud avec ses petites
maisonnettes où reposent les
défunts, entre autres les membres de ma famille. En arrière plan c'est Trenelle, un quartier populaire qui s'est construit sur le morne.
In mémorium
Alfred Largange
décédé
il
y a peu, un jeune homme talentueux dont je prenais
plaisir à lire les articles. Le 8 décembre est
l'anniversaire de sa naissance un
site réuni tous ses écrits : Alfred
Largange. |
Rubrique
La fête des morts
Dans cette édition, nous
abordons certains rites, nous les effleurons tant qu’il y aurait à dire
et à
écrire sur la fête des morts, qui prend différentes forme selon le
continent,
le peuple, la sociologie des « commémorants ». Toutes les civilisations
ont un culte des morts qui coïncide, du moins est commémoré par les
chrétiens au mois de novembre ou approchants. Cette honoration des
défunts s’inscrit dans des pratiques pre-babyloniennes, avant la
confusion du
langage et de la dispersion des hommes sur toute la surface de la
terre. Les bouddhistes
célèbrent : les Chinois ont
pour leur part : « La fête de Qing Ming, Qingmingjie,
au début du mois d'avril, est
essentiellement consacrée à la visite et au nettoyage des tombes
familiales. La fête des fantômes,
Zhongyuanjie, le 15e jour du septième mois lunaire,
est pour sa part consacrée aux "esprits orphelins et fantômes
sauvages", auxquels sont offerts des repas réconfortants et des
cérémonies
pour leur délivrance. Les
Népalais : Lors de la fête népalaise de Gai
Jatra (« fête des
vaches »), chaque famille qui a perdu un de ses membres l'année
précédente
construit un « gai » constitué de branches de bambou, de
décorations
en papier, de vêtements et de portraits du défunt. Les Coréens : Lors
de Chuseok,
la fête des récoltes, le quinzième
jour du huitième mois du calendrier lunaire
coréen, les familles retournent sur la terre de leurs ancêtres et
célèbrent une
messe anniversaire en leur honneur. Et les
Japonais : Le festival O-Bon a
lieu du 13 au 15
juillet dans la partie orientale du Japon et du 13 au 15 août dans la
partie
occidentale. » ![]() Pour les fêtes d’influence chrétienne,
sont
la survivance de rites plus anciens dont le plus célèbre est le Samain, fête celtique célébrée à la
même époque
de l'année mais qui avait disparu avec la religion druidique. Ce rituel
païen
fut graduellement incorporé aux habitudes de l'Église. Les fêtes se
déroulaient
uniquement dans des emplacements prévus à cet effet. Par exemple, la
"Plaza del Pais", qui est la place centrale de la ville de Moska, a
accueilli plus d'une centaine de fêtes païennes. Ce rituel païen a un rapport avec les
mythologies de tous les peuples anciens, elles-mêmes reliées aux
événements du
déluge. Cet événement est célébré non seulement par des peuples plus ou
moins
liés entre eux, mais par d'autres qui sont séparés par un océan et par
les
siècles. Toutes ces nations célèbrent cette fête le même jour où, selon
le
récit de Moïse, le déluge commença, à savoir le 17e jour du
second
mois, période qui correspond au début de notre mois de novembre. Cette fête, célébrée par les païens qui
rejetaient Dieu, débutait par une cérémonie honorant la mémoire des
âmes que
Dieu détruisit aux jours de Noé en raison de leur méchanceté. Aux Antilles, la fête des
morts consiste en l’illumination
des tombes et une présence physique dans les cimetières, on visite nos
morts,
allant d’un cimetière à un autre, dans le cas où tous les membres de la
famille
ne sont pas enterrés dans le même cimetière, chose quasiment impossible.
La Toussaint et l’illumination...
Des documents sonores (RFO) cliquez sur les images pour écouter.
Cimetière de Pointe-à-Pitre
Photographie
de J.S.S
Joyeuse Deepavali, joyeux
nouvel an indien à tous les Pyetons
Si les Antillais sont plutôt étrangers à ces pratiques, mis à part
quelques célébrations à caractère familial en Guadeloupe et Martinique,
nos amis de la Réunion ont fêté Deepavali ou Diwali (le Nouvel an
Indien), fin octobre cette année 2009. Contrairement à la fête d'Halloween
qui met en valeur la laideur, l'obscurité et la peur, la fête de Deepavali
célèbre la victoire de la Lumière sur les ténèbres, autour d'une histoire dont
la symbolique victorieuse nous devient de plus en plus utile en ces temps
d'insanité tous azimuts. On
ne peut que
regretter que nos nombreux concitoyens d'origine indienne
de Guadeloupe, Martinique, Guyane, et du 5è DOM... n'aient pas
saisi la portée
et la dimension de cette fête de leurs ancêtres qui fait
suite au Sambrani, et
ne fassent rien pour se la réapproprier en grand comme il se
doit, suivant
l'exemple de leurs frères réunionnais. Joyeuse
Deeepavali donc
à la Réunion,
le programme est riche, et se trouve sur le site Indes
Réunionnaises de notre
ami Philippe Pratx, ICI J.S.
S.
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