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Nomination
des membres du CPMEH

En
application de la loi du 21 mai 2001 tendant à la
reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre
l'humanité, a été établi par le décret n° 2009-506 du 6 mai 2009, le
comité
pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage (CPMHE) qui prolonge
l'action du
comité pour la mémoire de l'esclavage installé en 2004 et dont le
mandat s'est
achevé en 2009.
Le
CPMHE, composé de douze membres bénévoles, a pour mission de conseiller
le
gouvernement pour les commémorations, les événements nationaux et
internationaux, les lieux de mémoires et d'histoire, les actions de
sensibilisation et d'amélioration des connaissances, les initiatives
communes
entres les Etats ou le recueil des éléments et travaux ayant trait à la
mémoire
et l'histoire de la traite, de l'esclavage et des abolitions.
Un
secrétaire général chargé d'animer le caractère interministériel des
missions du CPMHE est installé au Secrétariat d'Etat à l'Outre-mer.
Sur
proposition d'Yves Jégo, Secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-Mer, sont
nommés pour trois ans au comité pour la mémoire et l'histoire de
l'esclavage :
Françoise VERGES,
docteur en sciences politiques, professeur à l'université de
Londres (Goldmisth College), en qualité de présidente, Réunionnaise,
Née en 1952, auteur de nombreux
ouvrages, dont La Mémoire
enchaînée, questions sur l'esclavage (Albin Michel 2006), pour lequel
elle a
reçu le prix Françoise Seligmann contre le racisme, ou un livre
d'entretien
avec Aimé Césaire, Nègre je suis, nègre je resterai (Albin Michel,
2005),
Françoise Vergès s'est spécialisée dans les études postcoloniales et
les
processus de créolisation. Elle contribue à de nombreux ouvrages
collectifs
comme La République coloniale, essai sur une utopie, (Hachette) avec
Nicolas
Bancel et Pascal Blanchard.
Vice-Présidente
du Comité pour la mémoire de l'esclavage (CPME)
depuis 2004, elle en est devenue présidente le 13 février 2008 en
remplacement
de Maryse CONDE qui a démissionné pour raisons personnelles.
Greg GERMAIN,
acteur,
directeur du TOMA.
Né
en 1947 en Guadeloupe, originaire de Marie-Galante, est acteur,
réalisateur, metteur en scène, auteur et producteur. Il a crée en 1998
dans le
cadre du OFF du Festival d'Avignon le théâtre d'Outre-Mer en Avignon
(TOMA) qui
entend faciliter la connaissance et la diffusion des pièces produites
ou
interprétés par des artistes ultramarins.
Acteur
de premier plan dans la vie artistique, il s'est engagé
pour la promotion de la diversité culturelle dans le cinéma et le
théâtre
français dès le début des années 1990. Il fut l'un des principaux
organisateurs
de la marche du 23 mai 1998 à Paris à l'occasion du 150e
anniversaire de l'abolition de l'esclavage.
Claude-Valentin
MARIE, sociologue et démographe, vice-président de la
HALDE.
Né
en 1947 à
Fort-de-France, Martinique, est membre du CPME depuis 2004. Le
Spécialiste de
sociologie du travail, de sociologie des migrations et des politiques
publiques
de lutte contre les discriminations, Claude-Valentin MARIE travaille
depuis
plus de vingt ans sur les questions relatives aux migrations des
populations
d'Outre-Mer, aux migrations internationales, et au fonctionnement du
marché du
travail. Il est l'auteur, sur ces thèmes, d'un grand nombre de rapports
officiels et de très nombreux articles dans des revues scientifiques
spécialisées.
Vice-président
de la HALDE depuis 2005, il assume pour compte de
l'INED la responsabilité scientifique d'une des plus importantes
enquêtes
démographiques et sociales jamais conduites dans les DOM.
Henriette
DORION-SEBELOUE, présidente de l'Union des Guyanais et des
Amis de la Guyane.
Née
en 1932 à Cayenne, Henri Dorion Sébéloué est membre du CPME depuis 2004.
Ancienne
avocate, juriste d'entreprise, parallèlement à sa vie
professionnelle, elle s'est investie depuis plus de trente ans dans la
vie
associative.
Elle
est présidente de l'Union des Guyanais et des amis de la
Guyane (UGAG), présidente du Comité national de liaison des
Associations du
souvenir (Abbé Grégoire, Schoelcher, Mortenol, Félix Éboué, Gaston
Monnerville
et Delgrès), vice-présidente de la Société des amis de Gaston
Monnerville,
présidente du Comité national du souvenir de Félix Éboué,
vice-présidente du
comité d'aide aux sinistrés d'Outre-Mer, administratrice du centre des
provinces françaises, déléguée générale pour la France de la fondation
des
cités carnavalesques européennes, présidente de la commission
internationale
des juristes.
Guy
LAVAUD,
consultant. Né en 1942 à Port-au-Prince (Haïti), Guy Lavaud réside en
France depuis 1951,
où il fait ses études. Diplômé d'HEC (1964), il fait une carrière dans
le monde
de la communication et de l'entreprise avant de fonder son entreprise
de
consulting, Jérémie Consultant. Très impliqué dans le monde culturel et
pour
entretenir le lien entre la France et Haïti, il a également été
président de
Radio Latina et du cinéma Le Latina. Il est co-président d'Haïti
Partenaire
France Europe.
Jean
HEBRARD, inspecteur général honoraire de l'éducation nationale .Né en
1944
à Pont-Saint-Esprit (Gard), jean Hébrard enseigne à l'Ecole des Hautes
Etudes
en Sciences Sociales (EHESS) et à l'université du Michigan
(Etats-Unis).
Chercheur associé au Centre international de recherche sur les
esclavages
(CIRESC- CNRS) et co-directeur du Programme de recherche Law, Slavery
and Freedom
de l'Université du Michigan, il est spécialiste de l'histoire de
l'esclavage
dans le monde atlantique, et notamment au Brésil. Il publiera en
2010 Freedom Paper : An Atlantic Creole History avec Rebecca R. SCOTT.
Myriam
COTTIAS, directrice de recherche à l'université des
Antilles-Guyane, responsable du Centre international de recherche sur
les
esclavages (CIRESC - CNRS).
Née
en 1960 à
Bordeaux, issue d'une famille martiniquaise, Myriam Cottias a fait une
thèse en
anthropologie et démographie sur « la famille antillaise du XVIIe au
XIXe
siècles ». Directrice de recherche à l'université des Antilles-Guyane,
elle
coordonne pour la période 2007-2012 le programme européen Slave Trade,
Slavery,
Abolitions and their Legacies in European Histories and Identities.
Elle a
publié de nombreux articles sur les Antilles et la question de
l'esclavage, et,
en 2007, un essai intitulé La question noire, une construction
coloniale.
Marie-Hélène
JOLY,
conservateur général du patrimoine, directrice du musée des Ducs
de Bretagne.
Née
en 1956, Marie-Hélène JOLY vient de prendre la direction du
musée des Ducs de Bretagne à Nantes où furent ouvertes en 2007 des
salles
consacrées à la traite et à l'esclavage. Après une carrière à la
direction des
archives de France puis à l'inspection générale des musées, elle a été
directrice adjointe de la mémoire, du patrimoine et des archives au
ministère
de la défense de 2007 à 2009.
Jean-Claude JUDITH de SALINS,
président de l'association réunionnaise
communication et culture.
Né
en 1941 en à
Alger, réunionnais de souche, Jean-Claude Judith de Salins a fait une
partie de
sa carrière à l'UNESCO et a oeuvré à la protection des artistes et à la
valorisation des patrimoines culturels, notamment dans la zone de
l'Océan
Indien. Il préside l'Association Réunionnaise Culture et Communication
(ARCC).
Frédéric REGENT, docteur en histoire, enseignant à l'université des
Antilles-Guyane.
Guadeloupéen
d'origine, Frédéric Régent est né à Landau en
Allemagne en 1969. Docteur en histoire de l'université de Paris I, il
s'est
spécialisé dans les questions concernant l'esclavage dans les colonies
françaises sous l'ancien régime et au temps de la révolution. Il
enseigne à
l'université des Antilles-Guyane et il a publié en 2007 un ouvrage
reconnu et
qui fait désormais autorité sur cette question intitulé La France et
ses
esclaves, de la colonisation aux abolitions 1620-1848.
Philippe
PICHOT, coordinateur de l'association « route des abolitions
de
l'esclavage » Né en 1964 à Chambéry (Savoie), Philippe Pichot est
directeur de
l'association Pays du Haut Doubs et chef du projet de développement du
Châteaux
de Joux -Toussaint Louverture, coordinateur de l'association « route
des
abolitions de l'esclavage » qui assure le lien entre différents lieux
de
mémoire liés à l'esclavage et à l'abolition dans l'est de la France.
François
DURPAIRE, agrégé d'histoire, enseignant. Né à Poitiers en
1971,
d'une mère réunionnaise, François Durpaire est agrégé d'histoire et
auteur
d'une thèse sur « les Etats-Unis et la décolonisation de l'Afrique
noire
francophone ». Auteurs de nombreux articles et travaux dans le domaine
des
études postcoloniales, il a consacré dès 2007 un livre à L'Amérique de
Barack
Obama et va publier un essai intitulé La révolution antillaise. Dans
son activité
de formateur pour les enseignants en histoire, il s'est spécialisé
depuis 2007
dans l'enseignement des questions difficiles, comme la traite,
l'esclavage ou
la colonisation.
La
présidente du CPMHE, accompagnée d'une partie de ses collègues, sera
présente
à Bordeaux le dimanche 10 mai 2009 à l'occasion de la cérémonie
nationale pour
la journée consacrée aux mémoires de la traite, de l'esclavage et de
leurs
abolitions.
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