PYEPIMANLA LE MAGAZINE ANTILLAIS 

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Affaire SAINRIMAT
epiphytes

Photo : Francesca Palli

Soutenue par le Collectif de soutien à la famille SAINRIMAT
Déclaration de Mme Veuve SAINRIMAT à la population martiniquaise, au Collectif du 5 Février, aux élus martiniquais.

Copie au Président de la République française

Le Sous Préfet du Marin me roule dans la farine et se met du côté des Pwofiteurs.

Le 30 septembre 1997, l’immeuble sis au A 21 Gros Raisins, construit par feu mon mari, a été vendu aux enchères  1 190 000 francs ( pour le remboursement d’une dette de 77 000 f ! ) dans des conditions totalement irrégulières: c’était un bien indivis, et la vente n’a concerné qu’un seul indivisaire;  les acquéreurs ont versé leur chèque deux ans après la vente, alors que, passé 4 mois, on aurait dû procéder à une folle enchère. Il y a eu beaucoup d’autres irrégularités.

Mais  aucune des plaintes déposées par mon mari contre  ces irrégularités n’a abouti.

Depuis 12 ans, ma famille et moi avons choisi de résister en refusant de quitter l’immeuble. Les « acquéreurs » ,  qui ont constitué la société BAKANI,  ont reçu de l’Etat en compensation un total  de 360 000 € jusqu’en décembre 2008. J’ai écrit le  7 décembre 2008 au Président de la République qui m’a répondu qu’il chargeait le Préfet de régler au mieux cette affaire. Le 16 décembre dernier, nous avons résisté à une tentative d’expulsion et  signé, à l’issue   d’une rencontre entre les parties  sous la conduite du Sous Préfet du Marin, à un accord dont une clause disait : « Dans le cas où la SCI BAKANI pourrait recouvrer l’intégralité des sommes engagées pour l’acquisition de la résidence, elle s’engage à céder cette dernière à Mme SAINRIMAT Marie Denise pour l’euro symbolique. »

Le 3O janvier 2009, le sous-préfet m’a demandé de faire un geste de bonne volonté en laissant la maison, ce qui justifierait l’arrêt du paiement des 4000€ mensuels versé par l’Etat aux « acquéreurs ». Un nouveau rendez vous  entre les parties a été pris pour le  3 mars à la Sous Préfecture du Marin. Il a été  convenu que je laisse les clés à la gendarmerie sous scellés et que personne n’entre dans l’immeuble  litigieux jusqu’à notre prochaine rencontre.
Cet accord a été pris en présence de deux membres de mon comité de soutien , M. LUCE et Mme PETITOT, et du conseiller général et conseiller régional Jean Philippe NILOR.

Le Sous Préfet, pris dans les négociations avec le collectif du 5 février,  n’a pas honoré le rendez vous du 3 mars. J’ai contacté plusieurs fois la sous préfecture sans succès pour obtenir un nouveau rendez vous. Le lundi 11 mai je me suis déplacée à la Sous Préfecture. J’ai  rencontré le sous préfet en personne et un rendez-vous a été fixé au  20 mai 2009.

Mes voisins m’avaient dit que depuis peu il y avait  des visiteurs dans la cour de la maison.    Ce n’est que le Samedi 16 Mai que j’ai su que c’était les « acquéreurs »  qui faisaient ce va- et- vient. J’étais allée porter à la gendarmerie le double d’une lettre au Sous Préfet , lui demandant pourquoi la maison était été ouverte, alors que  les clés  avaient été remises sous scellés . Les gendarmes m’ont dit  que le Sous Préfet a donné l’ordre de remettre les clés aux « acquéreurs » parce que je ne me serais pas présentée à trois convocations successives ( ce qui est faux) et que l’immeuble était propriété de la société BAKANI.               

J’ai fait confiance au sous préfet . Je lui avais déclaré  plusieurs fois que pour moi  laisser la maison était un piége. Il m’a toujours répondu que non, et me disait même en plaisantant qu’il viendrait m’aider à la réaménager quand tout serait réglé. Il m’a écrit dans un courrier daté du 30 janvier :  « la bonne volonté des  acquéreurs ne peut pas être suspectée . […] Je veillerai au respect des engagements de chacun ».  

Pourtant j’avais raison car c’est ce qui s’est passé : il m’a roulée dans la farine.
    
Je vous demande à vous peuple Martiniquais, à vous élus: pouvons-nous avoir confiance en tous ces représentants de l’Etat qui arrivent dans notre Martinique pour nous nuire et nous faire passer pour des simples d‘esprits?    Leur devise semble être: « A celui qui a on donnera, à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a ».
 II faut que cela  se termine!  Il  faut que nous ouvrions nos yeux, que nous luttions pour défendre notre patrimoine martiniquais car je ne suis pas la seule, il y a trop de personnes  dans le même cas.

J’attends les explications que donnera le  Sous Préfet  à la rencontre du 20 mai.  
J’attends des élus martiniquais qu’ils ne se rangent pas, comme le représentant de l’État, du côté des pwofiteurs.

Contact de Mme Veuve SAINRIMAT: 06 96 16 04 39  Sainte Luce 

17/05/09                                     







Un van de liberté un esprit insoumis