BIEN COMPRENDRE CE
QUI SE PASSE AU CFA-BTP DE DUCOS
DES MŒURS DIGNES DE PWOFITEURS
Le 7 mai
2008, par délibération
du Conseil Régional, la gestion du CFA a été confiée à l’Amep. Cette
décision n’a pas été portée à la connaissance
des
autorités judiciaires lors de la « liquidation »
prononcée le 15
juillet 2008 par le TGI de Fort-de-France. Elle a été tenu
secrète jusqu’au mois de septembre 2008.
Pourquoi ?
Il s’agissait
en effet de permettre :
- De faire échec
aux dispositions du code du travail qui imposent en
cas de transfert
d’entreprise, le maintien des contrats en cours. On se débarrassait
ainsi de
plus de 41 salariés ;
- De mettre à la
charge de l’Etat et donc du contribuable une ardoise
de plus de
900 000 euros de dettes sociales et
fiscales ;
- De compenser la
suppression de la formation professionnelle à l’Amep
dont on sait
qu’elle constituait près de 40 % de ses ressources ;
- De permettre à
l’Amep de faire une opération de reprise juteuse
sans aucune obligation
sociale en recrutant de nouveaux
formateurs payés à l’heure, en lieu et place des CDI
existants, développant un peu plus encore la
flexibilité et la précarité.
Pour y
parvenir, le Conseil Régional a délibérément
tordu le
cou à l’article R 6232-15 du Code du
Travail qui
imposait :
· un préavis de
18 mois en cas de changement de
gestionnaire ;
· La
prorogation de plein droit de la convention jusqu’à
l’achèvement des formations en cours.
Dès lors, il
était prévisible
que les apprentis ne bénéficient pas du minimum de 400 heures de
formation
exigé par le Code du Travail afin de préparer pour leur examen, d’où
leur
mouvement totalement justifié !
De son coté,
l’Amep a tenté de
manœuvrer en divisant les formateurs, en employant certains et en
refusant de
proposer une activité aux autres. Près de la moitié des salariés n’ont
reçu
aucune rémunération depuis 6 mois ! A cela s’ajoute des tentatives d’intimidation vis-à-vis des
autres formateurs, sommés de travailler durant les périodes de vacances
ainsi
que les jours fériés légaux, 1er
mai et 22 mai inclus !
C’est dire
que l’accord extorqué
aux apprentis et qui suppose que les formateurs sacrifient
l’intégralité de
leurs congés payés du mois d’août ne tient qu’à un fil ! Mais
il
s’agissait avant tout de masquer la responsabilité de ceux qui ont
organisé ce
gâchis : le Conseil Régional et son complice, l’Amep !
Mais c’était
sans compter sur la
vigilance de la Cfdt, qui n’a de copains nulle part, ni dans l’Etat
français
pas plus que dans la baronnie locale. L’Amep a été contrainte de
reprendre tous
les salariés et aujourd’hui ils réclament leur du, leur fiche de paye,
l’application du code du travail, l’arrêt de contrats précaires et du
paiement
à l’heure des nouveaux collègues.
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