Je
dis non ! Nous ne saurons nous associer à ceux qui tuent la
parole…
Depuis quelques
temps nous recevons des textes qui nous posent problème, car nous éprouvons un
certain malaise à leur lecture, car nous remarquons, outre qu’ils
manquent d’objectivité, qu’insidieusement ils glissent vers
certaines formes d’intolérance.
Prenons un
extrait de ce texte :
« Le LKP ne les a pas empêchés de mettre en œuvre leur
mandat d'élus, il les a empêchés ce jour là de mettre en scène une escroquerie
envers la démocratie. Nuance ! »
Qui a donné le droit au LKP ou l’UGTG d’empêcher les élus
de mettre en œuvre leur politiques ou leurs décisions dans le cadre de leurs
attributions ?
Toutes manœuvres visant à empêcher le fonctionnement
normal des institutions, toutes manœuvres visant à empêcher la
libre expression de leurs représentants, sont des pratiques intolérables, qui
ne peuvent être cautionner. Puis ceux qui estiment que leurs raisons font loi,
versent à coup sûr vers le totalitarisme.
Ceux qui pensent détenir la Vérité et dénient aux
autres le droit de penser autrement ne sont ni plus ni moins que des fascistes.
Ceux qui au nom de leur vérité ne laissent s’exprimer les
élus et les individus, tous ceux par des intimidations ou par des actes
de violence briment la libre parole, font un pas vers la barbarie, car ils
imposent leur norme, ils imposent leur vérité à tous.
L’histoire foisonne de ces
hommes, nous connaissons les résultats de leur gouvernance, despotisme,
népotisme, dictature, tyrannie, macoutisme, massacre, goulag, famine
organisée, immigration, négation des individus, système policé fondé sur la
délation, amputation de la liberté de presse, misère et pauvreté.
De tout temps, ces hommes
furent les ennemis de la démocratie, parce qu’ils ne sauront avoir tort ou se
voir contredire - leur volonté faisant loi !
« Et c’est ainsi que durant
tout leur mandat, ils feront ce que bon leur semble, diront tout et n’importe
quoi, n’en feront qu’à leur guise... Sans que nous ayons le droit de leur dire
quoi que ce soit, ni de nous opposer à quoi que ce soit... Et si jamais on en
arrive à interpeller l’un d’entre eux, celui là vous répondra ainsi :
Ecoutez mon brave monsieur, si vous n’êtes pas satisfait, libre à vous de voter
pour quelqu’un d’autre dans 6 ans... Mais en attendant dégagez moi le
plancher... Voilà la démocratie : causes toujours tu m’intéresses... Voilà
la démocratie : le chien aboie, la caravane passe...
Et c’est
exactement ce qui se fait, c’est exactement ce que fait SARKOZY !
Il suffit de voir : Des
millions de travailleurs descendent dans les rues en France, et lui SARKOZY de
rétorquer : Ah bon ?! Il y avait une grève ?! Moi, j’ai été élu
pour appliquer mes réformes ! Et il l’applique, sa politique de régression
sociale, un point c’est tout !!! ... »
Je relève que dans les
propos d’Elie
Domota, il y aurait beaucoup à dire, outre sa démagogie, ses
simplifications, c’est la volonté affichée de réduction de la démocratie et de
donner une vision des élus pour la moins caricaturale que nous retenons.
Personne n’a rien à gagner à disqualifier les élus, les
leaders syndicaux ou toute autre personne publique ou ayant en charge les
affaires de la cité, du département, de la région ou du pays, à moins qu’elle
n'ait outrepassé ses droits ou commis un délit ou un crime.
Par ailleurs, la démocratie est le bien commun, elle ne
saurait être fractionnée, c’est cette démocratie qui accorde à chacun le droit
de se grouper et de se constituer en association.
Un syndicat n’est pas autre chose qu’une association ayant
en charge la défense de ses adhérents, donc ayant en charge la défense
d’intérêts privés et exclusivement la défense d'intérêts particuliers, il ne
saurait investir d’autres champs. C’est à l’Etat, à travers ses institutions
dont le Conseil Général, Régional, de ses collectivités territoriales
qu’incombent la défense de l’intérêt général, aucun syndicat, aucun collectif
syndical ne saurait se substituer à l’Etat, quand bien même, il jouit d’une
légitimité populaire.
La démocratie n’existe que par la volonté du Souverain et
aucun leader syndical, aussi charismatique qu’il soit, n’aura de légitimité que
lorsque les électeurs l’auront désigné pour conduire les affaires de la région,
du département ou d’une municipalité.
Que la démocratie ait des faiblesses nul n’en disconvient,
personne ne croit que c’est la panacée, mais de tous les systèmes politiques
existant, c’est celui qui accorde le plus de liberté, garantit les droits
des individus et les protège de l’arbitraire.
Mais, il
arrive dans nos démocraties, pour des raisons émanant des gouvernants,
parfois pour une prétendue raison d’état, que l’Etat devienne
l’oppresseur, mettant en œuvre ses ressources pour « détruire ou
briser» un homme ou un groupe d’individus.
Prenons le cas du
procureur de la république de la Guadeloupe, qui implique certains
dirigeants du LkP, pour des infractions aux motifs douteux.
Ce même procureur
eut été bien inspiré, d’ouvrir une enquête contre ces békés qui ont empoisonné
la terre, les eaux en utilisant dans leurs champs de bananes des produits
illicites, qui tuent aujourd’hui des centaines de nos compatriotes par
an, mais il s’est abstenu et le cancer de la prostate continue à tuer et les
békés à s’enrichir.
Nous rappelons à ce procureur sélectionnant avec le
plus grand soin ceux qu’il met en examen, non pas à lui expressément, il n’est
qu’un exécutant mais aux politiques, que tout ceci n’aura qu’une
conséquence, celle d’énerver tout le monde, je rappelle qu’il existe un droit de
RESISTANCE à l’oppression. C’est un droit naturel, un droit
imprescriptible cité à l’article 2 de la Déclaration
des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789, et face aux
abus toute résistance sera légitime.
Quoi qu’il en soit, j’invite chacun à être attentif à ce
que le droit de se rassembler, de débattre, de confronter ses idées ne soit
annihilé, de même j’invite les gouvernants à la plus grande des modérations, car
le feu n’est pas éteint.
J’invite chacun à respecter les fondements
démocratiques qui nous gouvernent, car c’est notre protection contre
l’arbitraire, contre la violence.
J’appelle chacun à la vigilance, il y va de nos libertés,
de ces libertés découlant du droit que nous accordent la Constitution.
Aucune organisation ne saurait sous quels motifs qu’ils
soient, s’ériger au-dessus de la loi, pas même l’Etat.
Tony
Mardaye
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