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États
d´urgence
Aux frontières de l´immigration

Edition
2009 du festival Etats d’urgence
Cela pourrait n’être qu’une
définition : entrée dans un pays de personnes non autochtones
qui viennent
s’y établir, généralement pour y trouve un emploi . Ou encore des
chiffres : « 191 millions de migrants dans le
monde »,
« 28000 expulsions en France l’année dernière ».
Outre sa formulation
en termes de flux ou de « problème » l’immigration
n’est, en premier
lieu, qu’un volet du couple immigration/émigration, manière de rappeler
qu’avant d’arriver dans un pays, il faut en quitter un autre.
L’histoire des
migrations a souvent été celle de va-et-vient brouillant les frontières
entre
ceux qui viennent travailler et ceux qui s’installent. Dans un monde
dont on
aime à rappeler qu’il est global, alors que la liberté de circulation
des biens
et des services est à l’ordre du jour, comment interpréter la fermeture
des
frontières et la criminalisation de l’immigration ?

Il est vrai que les frontières
physiques sont plus aisées à passer lorsqu’on a besoin de main-d’œuvre
bon
marché. En temps de crise, la frontière se décrit comme assaillie par
des
« hordes » de migrants. Aux frontières physiques
qu’il faut traverser
pour atteindre l’eldorado économique ou politique succèdent des
frontières
sociales construisant le migrant et parfois ses enfants, comme
« autre » : l’étranger, le travailleur,
l’immigré.
Après s’être penché sur la
répression dans les démocraties, l’homophobie ou la pauvreté dans
l’abondance,
le cri du peuple s’intéresse à l’immigration et à sa représentation au
cinéma.
Nous tenterons cette année encore de décortiquer un enjeu important des
sociétés capitalistes contemporaines, en projetant des films touchant à
la
complexité des phénomènes migratoires. La dimension sud-sud de la plus
grande
partie des migrations internationales sera abordée, de même que les
débats
tenteront de dépasser l’indignation et l’appel à la morale pour aborder
de
front ce qui ne tourne pas rond dans nos sociétés entourées et
productrices de
frontières.
Le festival aura lieu au Studio des Ursulines du 2
au 9 juin 2009.
TARIF : 6 € — Studio
des Ursulines,10, rue des Ursulines - 75005 Paris BUS : 21, 27
(Feuillantines), 38 ou 82 (Auguste Comte), 84 (Panthéon) RER :
Luxembourg
(sortie rue de l’Abbé de l’Epée)
Au
programme :
Mardi 2 juin à 20h30 : en avant-première,
Amreeka
, de Cherien
Dabis, Sortie nationale le 17 juin 2009
Mercredi 3 juin à 20h30 : Exils,
de Tony Gatlif
Vendredi 5 juin : Haïti
chérie, de
Claudio Del Punta
Samedi 6 juin à 20h30 : Golden
door, de
Emanuele Crialese
Dimanche 7 juin à 20h30 : Little
Senegal,
de Rachid Bouchareb
Lundi 8 juin à 20h30 : Vivre
au paradis,
de Boulem Guerdjou,
Mardi 9 juin à 20h30 : It’s
a free world,
de Ken Loach
Source
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