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La végétation
forestière des Petites Antilles
Synthèse
biogéographique et écologique, bilan
et perspectives
Au sein de la Caraïbe,
les Petites Antilles sont de « minuscules » bouts de
Terre exposés à
l’immensité océanique. La diversité des facteurs se traduit par un
grand nombre
d’environnements permettant une luxuriance des formes et des
combinaisons
biologiques. Ces systèmes insulaires sont de véritables réservoirs de
la
biodiversité végétale. Du point de vue écosystémique, ce sont des
« univers repliés ». Il y a plus d’espèces d’arbres à
Marie-Galante qu’en
France hexagonale.
Les taxa arborés qui peuplent les forêts de la Martinique
sont
numériquement supérieurs à ceux qui composent les sylves de l’Europe
tout
entière. Eu égard à la pression anthropique actuelle ces îles sont de
véritables objets de recherche scientifique notamment en biogéographie,
en
écologie, en botanique et en ethnobiologie.
A
partir d’une connaissance fondamentale, l’auteur essaie, non sans
difficulté, d’approcher
les rapports entre Nature et Société au sein de petites îles
vulnérables du
point de vue environnemental. Après avoir retracé l’histoire des
paysages
depuis l’origine, il explore l’organisation structurale et
fonctionnelle des
écosystèmes forestiers des Petites Antilles. Son modèle global intègre
tous les
niveaux d’intégration écosystémique ainsi que leur relations
d’interfaces. Dans
la perspective d’une gestion intelligible, les données relevant du
climat, des
sols et des divers degrés de complexité de la flore permettront de
mieux
caractériser les facettes plurales de la végétation anthropisée
d’aujourd’hui.
Celles-ci sont hiérarchisées en fonction de leur qualité écosystémique
et
constituent des axes forts dans le cadre du développement futur qui
devra se
baser sur un équilibre entre Hommes et Végétation. En définitive, sur
la base
de ses propres travaux scientifiques et de ceux de ses prédécesseurs
Philippe
JOSEPH défini des principes rigoureux pouvant permettre aux acteurs
socio-économiques de ces îles d’appréhender durablement l’aménagement
de
l’espace.
Philippe
JOSEPH, Maître de Conférences de biogéographie et d’écologie Habilité à
Diriger
des Recherches à l’Université des Antilles et de la Guyane, a soutenu
en 1997
une thèse de doctorat sur le thème « Dynamique, écophysiologie
végétales
en bioclimat sec : le cas de la Martinique ». Grâce à
une solide
connaissance du terrain et à une grande compétence en écologie et en
botanique,
il a exploré l’organisation structurale, architecturale et
fonctionnelle des
différents types forestiers de Petites Antilles. Ses travaux ont le
souci de
considérer l’homme comme un facteur biotique à part entière dont
l’évolution
sociétale a eu dans ces contrées des conséquences dramatiques sur
toutes les
formes de diversité biologique. Bien que ses investigations
scientifiques
soient axées sur la connaissance fine de la dynamique de la végétation,
ce
chercheur traite également des problématiques relevant de la biologie
de la
conservation et de la gestion durable des écosystèmes végétaux des
Petites
Antilles.
Philippe
JOSEPH
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