La
dengue, en expansion, menace 2,5 milliards de personnes

Deux
milliards et demi de personnes, dans
une centaine de pays tropicaux, sont exposées au risque d'infection par
la
dengue, maladie tropicale en pleine expansion qui est la plus répandue
après le
paludisme, ont indiqué mardi des spécialistes à Paris.
En
cause dans cette "expansion
géographique" : transports des populations, urbanisation massive et
désordonnée, problème d'évacuation des eaux usées, lutte insuffisante
contre
les moustiques vecteurs de cette sorte de "grippe tropicale" et les
"gîtes" (eaux stagnantes...) qui favorisent leur prolifération, a
notamment rappelé le Dr Raman Velayudhan, de l'Organisation mondiale de
la
santé, lors d'une conférence de presse organisée par la firme Sanofi
Pasteur,
division vaccins du Groupe Sanofi-Aventis.
Sanofi
Pasteur teste en Thaïlande son
candidat vaccin contre la dengue destiné aux enfants et dirigé contre
les
quatre formes du virus. Cette étude d'efficacité, débutée en février,
devrait
englober 4002 sujets, dont 2/3 recevront le vaccin testé.
Sanofi
Pasteur mène aussi des études
cliniques (enfants et adultes) au Mexique, au Pérou et aux Philippines.
"On
attend les résultats dans deux
ans", a indiqué le Dr Jean Lang, de Sanofi Pasteur. Si tout va bien,
selon
lui, "vers 2015-2016, le vaccin pourrait être disponible et même
peut-être
un peu plus tôt".
60
à 100 millions de personnes sont
infectées chaque année par la dengue dans le monde. Les formes graves
de la
maladie, la dengue hémorragique et la dengue avec syndrome de choc, en
recrudescence dans plusieurs régions inter-tropicales, sont
responsables de
plus de 20.000 décès par an, en particulier chez les enfants de moins
de 15
ans.
Classiquement,
la dengue est plus grave
chez l'enfant en Asie du Sud-Est comme en Guyane. Mais "lors de
l'épidémie
de 2007 en Martinique, les capacités hospitalières pédiatriques ont été
pour la
première fois débordées", a indiqué le Dr Laurent Thomas, coordinateur
du
réseau Urgence dengue de Martinique. Jusque là, pour les pédiatres de
l'île, ce
n'était pas un problème d'enfants, a-t-il relevé.
(AFP)
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