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Haïti : un an après les émeutes de la faim…

haiti mere et son enfant photo de  Breeze DebrisEnviron un an après les émeutes dites de la faim qui ont saccagé le pays, les prix des produits de premières nécessités ont connu une légère baisse. Pourtant, de l’avis de certains spécialistes, les autorités haïtiennes n'y sont pour rien.

Si en 2008, les prix des produits de consommation comme le riz, le sucre, l’huile végétale, la farine, entre autres, n’ont pas cessé de croître. En moins d’une année, certains prix ont chuté dont celui du sac de riz qui coûte 45 % moins cher aujourd’hui alors que l’huile de cuisson connaît une baisse de 30 % par rapport à 2008.

De l’avis de l’économiste Kesner Pharel, cette baisse substantielle enregistrée dans les prix de ces produits depuis octobre dernier est due surtout à la baisse du prix des produits pétroliers sur le marché international. « Nous vivons là ce qu’on appelle une déflation sur les produits importés », a-t-il expliqué.

Plus loin, l’économiste affirme que l’équipe gouvernementale en place n’est pour rien dans ce soulagement que connaît le peuple haïtien depuis quelques mois. « Comme je l’avais dit, la situation qu’on avait connu l’an dernier n’était pas la conséquence d’une mauvaise gestion de l’équipe gouvernementale. Eh bien, cette baisse dans les prix des produits n’est pas non plus le résultat d’une bonne politique », a assuré Kesner Pharel.

De son côté, le sénateur Youri Latortue, dit regretter que le problème de la faim dans le pays ne soit jamais posé de façon scientifique. « On attend sans cesse l’aide de la communauté internationale. C’est l’abondance de nourriture qui peut faire baisser le prix », a avancé le premier sénateur de l’Artibonite.

Par ailleurs, M. Latortue affirme n’éprouver aucun regret d’avoir l’un des seize parlementaires qui ont renvoyé le gouvernement de Jacques Edouard Alexis. Toutefois, il dit constater que s’il y a un changement de gouvernement, il n’y a pas de changement de politique gouvernementale.

D’un autre côté, le premier sénateur de l’ouest, Anacacis Jean Hector, se veut plus tranchant en estimant que le pays n’est pas à l’abri de nouvelles émeutes. Il soutient que les situations socio-économiques des Haïtiens n’ont pas changé. « Le peuple continue de vivre dans la misère, il y a plus de chômage dans le pays, l’Etat n’a crée aucun emploi », a-t-il dit.

Les émeutes de la faim avaient démarré dans la ville des Cayes le 4 avril 2008 avant de gagner Port-au-Prince et d’autres villes du pays. Jusqu’ici, des bâtiments d’institutions publiques et privées portent encore les cicatrices de ces violentes manifestations. PC/

PC/ HPN






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