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La
Déclaration de Durban II
adoptée malgré la polémique

Pour limiter
les dégâts causés par les des attaques
d'Ahmadinejad contre Israël, les participants à la Conférence de l'ONU
sur le
racisme ont adopté un texte commun avec plusieurs jours d'avance.
«Une décision
capitale» Mardi, le président de la
Conférence de l'ONU sur le racisme dite de «Durban II» s'est
félicité de
l'adoption de la Déclaration finale par les participants présents,
malgré le
scandale provoqué par les attaques contre Israël du président iranien
Mahmoud
Ahmadinejad.
Le projet de
Déclaration finale a été adopté par acclamation mardi après-midi au
lieu de
vendredi, dernier jour de la Conférence. «Les diplomates ont décidé
d'accélérer
le processus (d'adoption) pour empêcher d'autres pays de succomber à la
tentation de partir après le tollé de lundi», a expliqué un diplomate.
«Il y
avait des craintes que d'autres pays se retirent mais il y a eu une
volonté de
tous les pays de dire à la communauté internationale que nous ne
voulions
laisser quiconque faire dévier la conférence de son but originel», a
également
commenté l'ambassadeur égyptien Hisham Badr.
La Conférence a
en effet démarré dans une ambiance de tollé en raison des diatribes
anti-israéliennes du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui ont
provoqué le
départ de la salle des 23 pays européens présents. Craignant des
dérapages du
leader iranien, plusieurs
pays avaient, avant même son ouverture, décidé de ne pas participer à
la
réunion. Et lundi soir, la République tchèque qui assure la
présidence
tournante de l'Union européenne s'était ajoutée à la liste des
défections,
rejoignant les Etats-Unis, Israël, l'Australie, le Canada, l'Allemagne,
l'Italie, les Pays-Bas et la Pologne.
Les sujets de
discorde écartés de la Déclaration
Au final, le
texte adopté a été nettoyé de tous les sujets de discorde. En
particulier, les
mentions d'Israël et de diffamation des religions, considérés comme des
«lignes
rouges» par les Occidentaux, y ont été retirées tandis que le
paragraphe sur la
mémoire de l'Holocauste a été maintenu, contre l'avis de l'Iran.
La Déclaration
réaffirme également la Déclaration et Programme d'action de Durban
(DDPA) de
2001, que les Etats-Unis avaient alors refusé d'adopter. Ce texte
comporte en
effet deux paragraphes traitant du conflit israélo-palestinien que
Washington
conteste, de même que celui sur le «sort du peuple palestinien vivant
sous
occupation étrangère» figurant au chapitre des «victimes du racisme».
L'adoption de
la Déclaration est «la réponse » au discours antisémite du président
iranien
Mahmoud Ahmadinejad, a estimé la Haut commissaire de l'ONU pour les
droits de
l'Homme Navy Pillay. Le chef de la diplomatie française Bernard
Kouchner s'est
également félicité de «l'échec» de Mahmoud Ahmadinejad. «A partir
d'aujourd'hui
il y a un texte de référence qui concerne les discriminations», un
«texte
antiraciste majeur», s'est-il réjoui sur la chaîne France 5.
B.H.
(lefigaro.fr) avec
agences source
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