Etats-Unis -
La police veut
“désarmer” les habitants de Los Angeles

Les autorités de
Californie proposent d'échanger les armes à feu contre des bons
d'achats. Elles
promettent de ne pas poser de questions sur la provenance des pistolets
et
fusils. Ce n’est
pas la première fois
que le shérif Lee Baca de Los Angeles organise une opération de ce
genre en
partenariat avec son autorité de tutelle. Pour chaque pistolet rendu,
un bon
d’achat de 100 dollars utilisable dans les supermarchés sera délivré à
son
ancien propriétaire. Pour un fusil, une carabine, ou une arme d’assaut,
le
montant de la reprise s’élèvera à 200 dollars. Le budget de 70.000
dollars
imparti à l’opération décidé en accord avec la police, vise à améliorer
la
sécurité de la ville. « Pour nous c’est une possibilité de priver
quelqu’un de
la possibilité d’utiliser une arme et d’éviter des meurtres insensés »,
indique
le maire Antonio Villaraigosa. Les Américains moyens en ligne de mire Les élus à la police
municipale ne se font
pas d’illusions, il n’y a pas ou peu de chances que les membres des 274
gangs
afro-américains regroupés à South Central et à Compton, et dans
d’autres villes
du comté de Los Angeles déposent les armes. Qu’ils appartiennent aux
Bloods ou
aux Crips, tous les affidés de ces familles mafieuses s’entretuent pour
les
territoires de vente du crack et d’autres narcotiques (380 meurtres en
2008).
Or ce sont les « Américains moyens » qui disposent d’une arme chez eux
qui sont
visés par cette opération. Soucieux du qu'en-dira-t-on le maire assure
« qu’il
n’y aura pas de test balistique pour vérifier si une arme a été
utilisée pour
un crime ou un délit ». Une fois récupérées, ces armes seront tout
simplement
fondues. Interrogé
sur le caractère
efficient de la mesure, le maire de Los Angeles rétorque : « Une chose
est sûre
et certaine : ces pistolets ne seront plus utilisés dans la rue pour
tuer des
innocents. » Une inconnue demeure, la position de la National Rifle
Association, l’association à but non lucratif dont l’objet consiste à
faire du
lobbying en faveur des armes à feu et à défendre une interprétation non
restrictive du IIe amendement de la Constitution des Etats-Unis
d’Amérique qui
garantit à tout citoyen américain le droit de porter des armes (environ
300
millions d’armes à feu sur le territoire).
Christophe-Emmanuel Lucy, le lundi 13 avril 2009 à
04:00
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