« Tout
kay ka pren dlo jis Jistine mouillée de la têt au
pyé, y
ka ralé sa y pétchimbé ».
Panneau de publicité Photo :
Gaëlle Linfide
C’est l’hivernage, la
saison des pluies et des cyclones et
après quelques années d’accalmie, la Martinique,
jusqu’alors épargnée,s’apprête
à vivrele
pire. Le temps de ces derniers jours annonçait sans
prévision
officielle une éventuelle menace cyclonique sur la région
des Caraïbes.
Le jeudi 16 août
2007, la
préfecture de Fort de France a placé la Martinique en
alerte
« orange », alerte de vigilance, dans l’attente
d’une confirmation
que le cyclone « Dean » intéresserait la
Martinique. La population
inquiète eten effervescence se
préparaità recevoir la
perturbation.
Ce
phénomène cyclonique mettait
tout un chacun en émoi,les hommeset les femmes faisaient les gestes que leurs
parents ont sans doute faits avant eux. Ils s’approvisionnaient,
stockaient des
marchandises etdes denrées non
périssables, de l’eau, des bougies, du gaz,ils faisaient le plein de leurs voitures, et au fil
des heures la
pression montait, on pouvait presque lire l’inquiétude sur les
visages, bien
que le soleil souriait encore, mais la houle déjà
s’élevait sous l’effet des
vents.
Des riverains
qui essaient de
récupérer ce qui peut être sauvé
photo : Gaëlle Linfide
Le vendredi 17août 2007, 3 heures 30,
« Dean »
atteignit la côte atlantique de la Martinique,accompagné de ses vents tempétueux et
effrénés, il déracinait et renversait
les arbres, déchiquetait la flore avec force etvigueur.Ce fut
l’obscurité qui vint,absorbant
tout,
on ne voyait plus rien devant soi, le noir complet régnait sur
les terres.
Dean rugissait,
mugissait à
travers les portes et les fenêtres produisant des sifflements
pénibles,
sinistres et menaçants. Comme un animalblessé
Dean hurlait, Dean criait dansla nuit,
trop longue et terrible pour certains
démunis, pour certains
dépossédés.
Le cyclone
poursuivait son œuvre,déversant destrombes d’eau et des trombes des trombes d’eau,on eut y ditque
le ciel tirait un rideau de pluie devant nos yeux. Et le
cyclone continuait à hurler,Dean
continuait à gronder, le vent s’intensifiait et s’amoindrissait.
Bananeraie
au Lamentin près de la
Brasserie Lorraine Photo : Gaëlle Linfide
La clarté se
hissait doucement
de la nuit et Dean ne finissait pas de tempêter. On
pouvait
distinguer des silhouettes dans l’aube, progressivement la visionse levait sur une autre Martinique, qui se
découvrait des ravines jusque là inconnues,des habitations cachées par la
végétation se révélaient au grand jour.
La Martinique se réveillait douloureusement et comptait ses
plaies.
Le jour s’est
levésur un pays traumatisé,malmené, chamboulé par des vents
violents.
Les rafalesse sont apaisées, le
cyclone perd en force et en puissance. Certaines habitations, les plus
exposées
sont éventrées, lacérées, détruites.
Les poteaux électriques et panneaux
publicitaires sont mis en pièces, couchés par terre. Les
toits de nombreuses
maisons envolés,des cases
étripées,
pas de lumière, pas d’eau. De gigantesques mares d’eaux boueuses
stagnent dans
les zones inondables Des inondations sur l’autoroute la rendent
impraticable et
la circulation impossible.
Dean
s’éloigne,
abandonnantnotre île à
elle-même. La
Martinique au petit matin panse ses plaies. La solidarité joue
à fond, et sans
plus attendre il faut secourir les plus touchés, visiter la
famille et se
rassurer mutuellement.
Martinique,
le 17/08/2007 Gaëlle Linfide
Dean
le journal télévisé de 19 h de
télé-martinique du 17/08/2007
Le
cyclone du 12 septembre 1928est
mémorable en raison de sa violence, il a dévasté
Pointe-a-Pitre entre autres,
causant la mort de 1200 à 1500 personnes, un record…
Saint-Claude, le 29 septembre 1928
J'ai l'honneur de venir, vous confirmant
mes câblogrammes, vous fournir sur le cyclone qui s'est abattu
mercredi 12 septembre sur la Guadeloupe les renseignements
suivants... [...]
Vent et raz
marée
Sur
la route couverte d’arbres abattus, et brisés, j’avais
traversé les communes de
Gourbeyre et Capesterre ; la première avait peu souffert,
la deuxième
était plus touchée et l’usine du Marquisat abattue.
A
Petit-Bourg, toutes les maisons étaient abattues,
brisées, quatre ou cinq
debout dans le haut du bourg, mais endommagées, l’église,
qui était en
réparation, abattue. Le maire, que j’allai réveiller, me
dit que le vent avait
été accompagné d’un raz marée qui avait
détruit tout le bord de mer. Il me
rendit compte du rejet par la mer sur la côte de sept cadavres
dont l’unavait pu être
identifié et qui devaient
avoir été apportés des Ilets par le flot.
Je
pressentis alors l’importance des dégâts, du
désastre que j’allais trouver à la
Grande-Terre. En effet, d’après la direction
générale du cyclone, la côte est,
baignée par l’océan avait dû être
frappée de plein fouet par les vents tandis
que Basse-Terre et les communes sous le vent, situées dans la
mer des Antilles,
se trouvaient dans la zone maniable du cyclone.
En
arrivant au poste de T.S.F. de Destrellan, je trouvai les deux
pylônes abattus
en travers de la route, les bâtiments découverts, sans
portes ni fenêtres,
abritant des réfugiés.
Pointe-à-Pitre
détruite.
Poursuivant
ma route, j’arrivai au jour à la rivière Salée,
dont le pont avait été emporté.
De chaque côté, des gabarres à 3 et 400
mètres dans les terres où elles avaient
été jetées par la mer. La rivière
passée, j’entrai à Pointe-à-Pitre vers 7
heures : tout le faubourg de la route des Abymes démoli,
l’hôpital sans
toit est fort endommagé, les rues encombrées de
débris, de meubles, de tôles
dans la boue…
Du Gouverneur de la
Guadeloupe et Dépendances à M. le Ministre des Colonies.
Dean
le journal télévisé de 19 h de
télé-martinique du 17/08/2007
Comme
nous le savons, en période cyclonique, le Guadeloupéen
est atteint du syndrome
de la fièvre acheteuse. Cependant, s’il semble logique de
s’approvisionner
avant la catastrophe, ce n’est pas vrai pour le Guadeloupéen,
qui pense que
tant qu’il y a de la vie, il y a de l’achat.
Mes
amis ! C’est après un cyclone qu’il faut voir commentl’électroménager du
Guadeloupéen prend un
coup de jeune. Mais attention, plus l’œil du
cyclone est proche de la Guadeloupe et plus le mobilier rajeuni pour devenir flambant
neuf…
Pour
comprendre, il faut savoir qu’à cette périodeon assiste à la même ruée
que
celleque nous voyons lors des soldes,
pour le
Guadeloupéen, comme guidé par
un message subliminal,tout doit
disparaître.
C’est
ainsi, que si vous aviez jeté le coup d’œil à la
fenêtre durant Hugo, vousauriez vu
des Guadeloupéens sortir du
magasin de la personne avec leurs micro-ondes alors qu’ils ignoraient
ce que
c’était ou encore avec sa machine à laver, alors que
l’eau courante n’avait
jamais été installée chez lui.
Vous
ne seriez pas surpris, si une fois le calme revenu, vous retrouviez des
familles avec la climatisation dans leur case en tôle.
D’ailleurs,
elles ne
voyaient pas pourquoi, elles n’y auraient paseu
droit, ce comme tout le monde.
Tandis que le
Martiniquais fait son shopping à Mr Bricolage ou Weldom, voulant
sûrement de
quoi faire le ménage après la tempête, leGuadeloupéen lui va piller les
magasins de
chaussures et de vêtements du
Syrien et de Tati. Il est hors de question qu’il soit « En
chien »
lorsque le calme sera revenu.
Et
puis, on ne sait pas de quoi sera fait demain ! Ça le
Guadeloupéen le sait
que trop bien. C’est pourquoi, qu’il ait trouvé sa pointure ou
non, il enfilera
les plus belles paires de baskets jamais portés de sa vie - de
suite -mais seulement après avoir
pris soin de
retrousser les jambes de son pantalon.
Mais oui, il ne va tout de même pas prendre le risque de salir
son beau
pantalon, dans toute cette pluie !
Parmi ceux qui vivent
trop loin des commerces pour « aller y faire les courses
», vous avez
deux catégories de gens : Les trouillards cachés sous
leur lit, l’eau jusqu’au
cou : C’est pas eux qu’une feuille de tôle va trancher en deux
comme le bœuf de misié dawo dans la savane.
Et vous avez ceux qui
focalisent sur « l’après-cyclone » ceux
làqui vont dans les hôtels
voler l’hôtel pourtant en bon état.
Pour comprendre, vous
seriez allé faire un tour dans les quartiers malfamés et
grande aurait été
votre surprise de passer devant une case en bois et en tôle avec
baies vitrées
et des persiennes en verre installer dans un trou de la tôle,
encore rempli du
béton de l’hôtel.
Ils appellent ça « fè
débrouya », moi j’appelle ça « la
modernisation chez le Guadeloupéen
pauvre ».
Claudia Jolie-Coeur
L’ouragan
L’ouragan, bien que le terme soitd’origine caraïbe (venant de l'espagnol
« huracan » à partir
de l'indien caraïbe « hunraken » qui
signifie: dieu des tempêtes.) il était peu utilisé en
Martinique, du moins, dans
ma ressouvenance je n’en ai pas de trace.
Il
me semble bien que ce termene fut
guère utilisé en Martinique pour décrire la
manifestation cyclonique.
Etait
usité le mot tempête lorsquela
perturbation
généraitsurtout des pluies,
grossissant les rivières en les faisant sortirde leur lit, ce qui entraînait des inondations
et des glissements de
terrain.
Le
terme cyclone utilisé lorsque que la perturbation
générait surtout des vents
violents pouvant atteindre 275 km/h.
Bien
que de nature différente, le point commun est qu’ils sont aussi
« destructeur » l’un comme l’autre.
Destructeurn’est
sans doute pas le terme idoine, les
tempêtes comme les cyclones, je supposeparticipentà
quelle chose que
nous n’avons pas encore compris, toutefois ilsnettoient
les terres, aèrent les
forêts, créent des trouées et des
éclaircies dans les bois, abattent les arbres, les plus
fragiles, les plus
vieux, dévasent les lagunes, lavent les rivières,
modifient les reliefs. Ils
participent au renouvellement des milieux.
Le cyclone s’est renforcé
son statut est passé de
cyclone classe 1 à classe 2 avec des vents de plus de 170 Km/h.
Son œil est
passé dans le canal de Sainte Lucie avec des vagues de 10 m de
haut. Les vents
sont donc contraires,avecdes pointes atteignant parfois 200 Km/h.
L’air
siffle à travers les
interstices, la pluie dégringole du ciel.
Débat,
dépêches et perspectives (1)
Evariste
Zephyrin fait la synthèse du passage de l’ouragan
Dean sur la Martinique et des dégâts qu’il a
occasionnés, tout comme l’état
des mesures prises afin de remédier à cette situation. Ce
que nous
remarquons, c’est principalement l’habitat précaire qui fut
touché, les
bananeraies, dont tout le monde sait que dès que grand vent se
lève, elles se
couchent, une partie des champs de cannes à sucre
détruite, mais le fait
notable, suite aux témoignages que nous avons reçus,
c’est la transformation du
paysage, suite au passage de Dean : L'ouragan
Dean la Martinique.
La
Martinique et la Dominique ont été durement
frappées vendredi tandis que la
Guadeloupe a été relativement épargnée. Un
homme de 90 ans, victime d'une crise
cardiaque, est mort :Ouragan en Martinique :
un mort et six blessés.
Au
lendemain du passage du cyclone Dean, la Martinique a entamé,
samedi 18 août,
les opérations de nettoyage et de reconstruction. Selon le bilan
établi par le
ministère de l'outre-mer, une personne de 90 ans est morte d'une
crise
cardiaque et six autres ont été blessées : Un
mort et six blessés en
Martinique.
Raphaël
Confiantestime que
« Chaque
catastrophe est l’occasion (rêvée) pour l’Etat
français d’étaler sa soi-disant
« générosité » envers ses
« Départements d’Outre-Mer »,
l’expression officielle étant « la solidarité
nationale » : Du
mépris des voisins caribéens au carnaval compassionnel.
Les
premières évaluations des dégâts
causés par l'ouragan Dean en
Martinique et en Guadeloupe, notamment sur les exploitations de bananes
et de
canne à sucre, cruciales pour l'économie locale, font
état d'une facture de
plusieurs centaines de millions d'euros :Lourde
facture pour la
Martinique ravagée par l'ouragan Dean.
Le
cyclone Dean a fait d'importants dégâts dans les
plantations de bananes et de
cannes à sucre à la Martinique. Il a encore gagné
en puissance en se dirigeant
vers le Golfe du Mexique : Cyclone...
Photographies
du passage de l’ouragan Dean
Débat,
dépêches et perspectives (2)
La Martinique vue du ciel: la
végétation a payé un lourd
tribut au cyclone
Vingt-quatre
heures après le passage du cyclone "Dean", le survol de la
Martinique
présente un spectacle de désolation, avec des bananeraies
dévastées, des forêts
écorchées et des rivages aux plages disparues sous les
eaux, a constaté un
journaliste de l'AFP Lire
Ouragan Dean: le bilan sera lourd
pour l'économie martiniquaise
Au lendemain du passage de
l'ouragan Dean, la
population martiniquaise avait le sentiment samedi d'avoir vécu
un véritable
cauchemar. La végétation est là pour
témoigner de l'intensité du phénomène. Sur
l'ensemble de l'île, le constat est le même: des arbres,
des poteaux
électriques et des débris en tout genre jonchent les
chaussées, sans parler des
ravages causés dans les bananeraies et les plantations de canne
à sucre, ressources
majeures : Lire
La
Martinique, frappée par Dean, appelle à l'aide
PARIS (Reuters) - Le
président Sarkozy a promis samedi l'aide de l'Etat aux victimes
de l'ouragan
Dean en Guadeloupe et en Martinique, où les plantations de
bananes, de canne à
sucre, le réseau électrique et l'habitat précaire
ont connu des dommages sans
précédent depuis plus de 20 ans : Lire
La Martinique
et la Guadeloupe vont
être aidées après les ravages de Dean
La Martinique et la
Guadeloupe, durement touchées vendredi par le cyclone Dean ont
commencé à faire
le bilan des dégâts occasionnés, tandis que le
gouvernement a annoncé des mesures
d'aide : Lire
Haiti-Dean :
Trois morts, quatre disparus et des dégâts
matériels, selon un bilan provisoire
Trois personnes ont été tuées,
quatre portées
disparues, plusieurs autres blessées et des dégâts
matériels enregistrés dans
plusieurs régions d’Haïti lors du passage ce 19 août
de l’ouragan Dean, selon
des informations recueillies de plusieurs sources : Lire
Le cyclone Dean se
dirige sur la Jamaïque
MONTEGO BAY (AFP) - Le
cyclone Dean, considéré
comme "extrêmement dangereux et même susceptible de devenir
"potentiellement catastrophique", se dirigeait dimanche matin vers la
Jamaïque, après avoir fait deux morts en Martinique et un
autre en République
dominicaine : Lire
Débat,
dépêches et perspectives (3)
Le
premier ministre a visité hier la Martinique
D'ABORD
réconforter les habitants. « Je
suis venu vous dire que la nation française tout entière
est derrière
vous. » Arrivé hier en Martinique, en compagnie
du secrétaire d'État à
l'Outre-mer, Christian Estrosi, François Fillon s'est
immédiatement rendu dans
le sud de l'île, la partie la plus touchée par le passage
du cyclone Dean, la
semaine dernière : Lire
Dean termine sa
course: au moins quatre morts au
Mexique
Le
cyclone Dean, qui a frappé le Yucatan et
l'État de
Veracruz, faisant 4 morts et des dégâts matériels,
a disparu dans les montagnes
du centre du Mexique, après un long périple à
travers les Caraïbes où 17
personnes ont trouvé la mort : Lire
Après
Haïti, le cyclone Dean
frappe la Jamaïque
Le cyclone Dean, considéré comme
"extrêmement dangereux" et
même "potentiellement catastrophique", a touché
dimanche 19
août la Jamaïque, où l'état d'urgence a
été décrété pour trente jours. Les
forces de sécurité jamaïcaines ont vu leurs pouvoirs
renforcés pour faire face
aux risques de pillage. Les nuées orageuses qui
précèdent le cyclone ont
provoqué des inondations sur la côte ouest de l'île,
où cent cinquante mille
foyers sont d'ores et déjà privés
d'électricité : Lire
Le cyclone Dean frappe la
Jamaïque
Après avoir
touché la Martinique, la République dominicaine et
Haïti, le cyclone Dean
frappe à présent la Jamaïque. Les îles
Caïman, Haïti, Cuba et la région
mexicaine de Yucatan sont en état d'alerte : Lire
Cyclone
Dean – Un délégué du Secours Catholique
témoigne de la situation en
Martinique
Selon la
préfecture de Fort-de-France, 4 000
familles ont été sinistrées suite au passage du
cyclone Dean en Martinique.
Mercredi 22 août, à l’heure où le premier ministre
français, François Fillon… Lire
Dean
déménage
On
continue à faire remonter les données des communes vesr
la préfecture. Pour l’heure
c’est plus de 600 maisons qui sont
détruites et 6 000 maisons endommagées. 145 navires
échoués ou perdus, dont 2
cargos.
Fillon veut "effacer" les conséquences de
Dean
Le
Premier ministre François Fillon a entamé mercredi
matin une visite aux Antilles, après le passage de l'ouragan
Dean qui a
provoqué des dégâts évalués entre 170
et 250 millions d'euros, notamment dans
les secteurs de la banane et de la canne à sucre.Dean, la
semaine dernière : Lire
Dean "pas assez destructeur" pour une indemnisation
L'ouragan
Dean qui a tué 20 personnes n'a pas été
jugé
assez puissant pour faire bénéficier d'une assurance les
pays des Caraïbes : Lire
Dean menace les
côtes Mexicaines
Les
autorités évacuent touristes et population locale avant
que le cyclone "potentiellement catastrophique" frappe le continent
américain :
Lire
Les
autorités font état de cinq morts en Martinique,
Haïti et République dominicaine, après le passage de
Dean.
Mexique:
après le Yucatan, Dean
s'abat sur l'Etat de Veracruz et
faiblit
NAUTLA
(AFP) - Le cyclone Dean a atteint mercredi l'Etat de Veracruz,
dans l'est du Mexique, provoquant des pluies diluviennes et des
dégâts matériels, avant de s'enfoncer dans le
territoire mexicain où il s'est affaibli pour devenir une
tempête tropicale : Lire
Après l'ouragan Dean
Le
cyclone
Dean a réduit
à néant la principale production antillaise, en pleine
restructuration.
Saura-t-elle se redresser ?
Nous espérons que non, car
ce type de culture qui consomme énormémentd’engrais chimiques, de pesticides,
d’insecticides ayant contribué à
polluer la Martinique pour des siècles, doit cesser. Tout doit
être mis en œuvre
pour mettre à bas la banane. Lire
Reportage
photo
La Martinique est encore
sous le choc, deux semaines après le passage du cyclone Dean,
qui a fait le 17
août dernier dans cette île de la Caraïbe 4 morts et
des dégats très
importants. Voir
Le
Guadeloupéen m’épatera toujours. Il feint à chaque
alerte, ne serais-ce qu’à
l’annonce d’une petite tempête, la peur de sa vie ponctuée
par des « Tu
te souviens d’Hugo, han ? » crier à la caisse
pour justifier ses 4
packs d’eau, ses 36 bougies et sa boite d’allumettes.
Inévitablement, les
autres de la file, se tourne alors vers lui, le visage crispé,
les yeux
écarquillés, l’air horrifié bégayant d’une
voix grave : « Mon Dieu
seigneur Jésus, Marie Joseph la vierge marie, ne parle
même pas de ça… ! »
Alors
les autres clients regardent celui qui vient de parler, secouent la
tête et
prennent une mine d’enterrement. Ça ne rate jamais, on dirait un
sketch funeste
appris dès l’enfance. A force, un jour vous vous retrouvez
vous-même, tel un
automate, du haut de vos 20 ans l’auteur du fameux mot
déclencheur : Hugo.
Et si par malheur, quelqu’un rétorquait suspicieux :
« Tu te
souviens de Hugo ? »
Pris au dépourvu vous prenez votre mine la
plus désolante et vous secouez juste la tête, priant pour
qu’un autre vienne
vous sauver à coup de : « Messieurs-dames vous vous
rendez
compte La petite n’avait même pas 3 ans et elle s’en
souvient !!! »Soutenue
par des néophytes qui s’ignorent, qui
voient La vierge marie sainte mère de Dieu priant pour eux
maintenant et à
l’heure de leur mort, partout.
cyclone Hugo (1989)
Une fois sortie, vous
retrouverez la moitié de la
population guadeloupéenne faisant la queue devant la boulangerie
du quartier
pour acheter 4 pains par famille (statistiquement prouvé par
moi), courant sous
la pluie torrentielle jusqu’à leur voiture, les pains
calés sous les
aisselles. Entre le pain mouillé et l’odeur du en bas bras, bon
appétit
Messieurs-dames !
En période
cyclonique on ne fait pas la fine bouche,
bon ! Une fois l’eau, les bougies et le pain achetés, le
Guadeloupéen va
inévitablement faire le plein d’essence.
Détrompez-vous,
ce n’est pas pour le
« au cas où », c’est en vue de
« l’après-cyclone » faire le
tour du voisinage voir le « tchou » de qui le
cyclone a
« fendu » comme ce voisin en bas du morne qui a
garé sa voiture sous
le « pyé mango ». Que va-t-il dire
à l’assurance ? La même chose
qu’a moi, qu’il avait pour habitude de la garer là, pour pas que
le soleil ne
« mange pas » son tableau de bord, ou bien
vous avez ceux qui
vont prendre un « sec » chez les amis remerciant
Dieu de ne pas avoir
envoyé un Hugo Junior, répétant tout fiers
« nou sé pitit a bon dié ».
Le rhum faisant office de sang du Christ lors de leur grande messeM’enfin, il se trouve que le cyclone passa
surtout sur la Martinique (Devrais-je en conclure que ce ne sont pas
des piti a
bon dié ?).
photo Un pied de
fruit à pain secoué par les rafales de l'ouragan Dean photo : Germain
Mazarin
En Guadeloupe il y eut
de la pluie mais pas de quoi en
faire un drame. Ce n’est pas cela qui va empêcher le
Guadeloupéen d’appeler la
radio locale en prenant sa voix la plus compatissante pour souhaiter
« un
bon cyclone » à ses compatriotes.
Cela va de Martine de
Baie-mahault qui s’inquiète de
savoir si les journalistes se sentent vraiment à l’abri dans les
locaux de la
station, parce que déjà hier avant même que le
cyclone n’arrive, elle a
remarqué, lorsqu’elle est passée, qu’il manquait sur le
panneau le O, le A et le
E final de «RFO GUADELOUPE » ou Georgette qui veut
absolument avoir des
nouvelles de la famille Colombes, le couple battant déjà
de l’aile. Et aussi
Dyla qui du haut des tours de Lauriscisque est exaspérée
par l’allure des
voitures sur le pont de la Gabarre.C’est
dangereux de conduire aussi vite, surtout
qu’aucun ne vient lui
rendre visite. Sans compter le maire de Bouillante qui
s’inquiète pour la
préservation du littoral et des plages. Quant à Josiane
de Petit-Bourg qui
aimerait avoir des nouvelles de son ex-belle-famille, la vengeance
étant un
plat qui se mange aux Antilles même en période cyclonique.
Et enfin notre cher
Claude de Baie-Mahault qui nous informe qu’il y a du vent et des
rafales allant
de 40 à 50 km/h, han han, pas à la vitesse où il a
vu la feuille de tôle du
parc à cochon s’envoler-là !!!
Ma
préférence va tout de même pour ma voisine
Jumpynette
autrement nommée : Malfouti-la, qui ne comprend pas pourquoi il
n’est que 3h de
l’après-midi et ses enfants de 5 et 7ans la harcèlent
comme ça à coup de
« Maman j’ai faim, maman j’ai faim » qui ne finit
pas même, alors
qu’ils ont déjà mangé ce matin un frozen et un
cha-cha. Elle à beau réfléchir,
elle est sûre qu’ils ne font ça que pour l’embêter.
Elle se demande pourquoi
Dean n’est pas parti avec eux comme les deux feuilles tôle de la
case de man
Morin.
Claudia
Jolie-Cœur
La
politique du Silence
Alors
là manmaye,
j’hallucine, un cyclone vient de nous calotter le visage, laissant la
Martinique en lambeaux et aucune voix politiquequelque
soitle parti n’a
dénié, nous dire : « Manmaye,
zavè tchouzot si cyclone
fouté zot fé ! ». Seul Monsieur
LETCHIMY (Maire de Fort de France) casquette Puma en tête, tenue
décontractéfaisant sa
tournéede motivation auprès
de son
personnel municipal,
leur
disant : « Fouté fé,
mété fod fwans dwet doubout !
», leur donnantforce et
encouragements
pour remédier à la situation.
Mais une question se
pose … où
étaient donc ces Grands Messieurs qui ont le verbe haut quand il
s’agit de
démontrer que « l’Etat français veut nous
avilir » ? Très
grande question, qui va entraîner un chapelet d’interrogations.
Où
étaient-ils donc, où sont-ils
donc ?
En train d’essuyer leur
cuisine
tout équipée avec une serpillière made in
Martinique ?
En train de pleurer les
deux
mains sur la tête « bon Dié, bon
Dié, mewn pèd tout bagaye mwenmadein Martinique ? »
Déclarons
à l’Etat français que
nous sommes sinistrés, pour bénéficier de son
aide ?
Où sont les
milices organisées
pour soutenir « the » Peuple ?
Et la banane ?
Et la canne à
sucre ?
Et le dézencaillage de
la Martinique, il en est ou ?
Fatalité,
fatalité, quand tu les
tiens, ils n’ont plus rien à dire, ni même de munition
pour tirer, alors tout
le monde se tait et adopte la politique du silence.
Ce que j’en dis, je
n’ai pas
besoin de faire de la politique. Montrer au peuple que vous les
soutenez
n’engage en rien votre porte-monnaie. Une autre question vient me
titiller : si l’on était autosuffisant, comment
aurions-nous organisé les
secours sans l’aide de l’extérieur ?
Gaëlle Linfide
Le
Président du conseil général (Claude
Lise) est monté luiaussi en première ligne suite
au passage de l’ouragan Dean, 75 agents et
35 entreprises locales sont dévolus
à effacer les traces du cyclone…
La levée
du silence
Après une semaine de silence, un
député indépendantiste français de la
Martinique profitant de la visite du
Premier Ministre de l’Etat français, vomit sa bile sur lesmédias. Cet homme plein d’amertume,
leur
reproche de n’être pas venus
« l’interviewer »… Alors, il règle ses
comptes… N’est pas Césaire qui veut !
Nous croyons que
lorsque nous
portons un homme au pouvoir, nous le supposons digne, respectable et
lucide. Sa fonction consiste à gérer au mieux, pour le
bien commun, leur
commune, région, département, à veiller
à la sécurité, aux intérêts de leurs
administrés ainsi qu’à leur bien-être, mais nous ne
sommes pas là pour les
aduler ou nourrir leur ego, encore moins panser leurs blessures
d’estime.
Par ailleurs, à
l’heurequ’il est, les Martiniquais
attendent du
concret, attendent de l’aide matérielle et
financière eton nousassomme en nous disant : « On
ne quémande rien à la
Fwance et que l’on doit se fier à la solidarité
martiniquaise avant
tout » … mais où est-elle cette solidarité,cette solidarité martiniquaise ?
Ce que nous voyons,
c’estles prix qui s’envolent sur certains
articles alimentaires,les prix des
groupes électrogènes quis’enflamment
parce qu’ils sont devenus « produits de première
nécessité » depuis
le passage de Dean.
Ce que nous constatons,
c’est
qu’il n’y a aucune solidaritémartiniquaise,
c’est du chacun pour soi, et en cas
de cyclone, ce trait
de caractère s’en trouve renforcé, c’est du chacun contre
tous.
Gaëlle
Linfide
Basse-Terre : L’ouragan du 20
septembre 1949
Et la
nuit passe…
On ne
dort pas. Entre minuit et une heure du matin la bourrasque se fait
gigantesque. On pense : cyclone. Cela ne dure pas. Ceux qui ne
sont pas atteints ne sauront qu’à l’aube l’étendue de la
catastrophe.
21 septembre, Basse-Terre
décharnée
Le bruit court :
les ponts sont coupés, des maisons emportées, des enfants
aussi, des morts, des morts…
Edith, Beulah et Dorothy
Photo : Evariste Zephyrin
Lorsque
jedis, que je me souviens ; on me dit
que je ne peux pas me souvenir. Et pourtant, je me souviens. Je
comprends que
cela puisseinterloquer voire prêter
à
suspicion,mais je me souviens d’Edith,
ce cyclone ayant frappé la Martinique le 25 septembre 1963.
Je
n’avais qu’un an
etdes poussières de jours,mais je me souviens comme si c’était
hier.
Je
marchais depuis quatre mois et Je revois cette nuit où la lune
éclairait le ciel
d’une lueur blafarde, de cet éclatsi
particulier aux nuits cycloniques.
Toutefois, je ne me souviens pas des
visages, qui accompagnaient cette scène, mais juste de
l’atmosphère qui régnait
dans la grande maison de mon grand-père,
éclairée parle
scintillement des bougies et la lumière
des lampes à pétrole.
Sur
ces visages familiers, sans douteceux
de mes oncles, de mes cousins, des voisins une expression
indéfinissable, je ne
saurais y plaquer une quelconque émotion,je
me souviens juste, qu’ils étaient tous
réunis dans la grande pièce, qui
faisait face à la route, tournant le dos à la
rivière.Ils étaient
assemblés comme tenant un conseil,
ils parlaient à voix basse,
à voix feutrée, pendant qu'ils mangeaient de la soupe de
pied, buvaient du rhum, fumaient leurs
mélias tandisqu’au dehors le vent
sifflait.
La
nuit portait des sons étranges, je me souviens de cesifflement strident, de ce sifflement si
particulier,celui que l’air porte
à nos oreilles,
lorsque le ventfait voler les tôles
dans les airs.Je revois aussi, ces cocotiers alignés le long de la
rivière
madame, qui dansaient, leur tronc se ployait, ils penchaient, ils
courbaient,
offrant aux regardsune étrange
chorégraphie, ils dansaient dans ce ballet orchestré par
Dieu.
Comment
puis-je me souvenir en ayant juste un an et des poussières de
jours, je ne
saurais l’expliquer, mais je me souviens.
Je
me souviens aussi de Beulah. Comment oublier ce 29 septembre 1967, ce
n’était
pas un cyclone mais une tempête, Il pleuvait et l’eau montait. Il
pleuvait et
le lit de la rivière s’élargissait. Il pleuvait et l’eau
dévalait des mornes,
remplissant les plaines et les cuvettes. Il pleuvait et les
Terres-Sainville
étaient submergées, noyées sous les flots terreux.
Il pleuvait et toutes les
rivières et les cours d'eau de Fort de France se rejoignaient
pour
former une seule
et une gigantesque rivière.
Je
n’avaisque cinq ans etdes poussières de jours, mais je me souviens
d’autant mieux, que c’était la première fois que je
voyais des hommes pleurer, la
première fois que je voyais
des grands messieurs pleurer comme des petits enfants.
Photo : Gaëlle Linfide
Beulahne
ressemblait en rienà mes
remembrances du cyclone Edith, tout
n’était qu’agitation, cris, peurs, inquiétudes, larmes,
un grand chahut, les
hommes venaient et repartaient, cherchant untel, ramenant unetelle,
demandant
où était celui là….Nous
étions dans un
grand énervement. Des femmes disant à leur mari de ne pas
sortir, de ne pas
aller chercher untel, ou d’autres qui incitaient leur mari à
aller chercher
unetelle, leurs sœurs, frères, cousins… et les enfants qui
pleuraient cherchant
les bras de leur mère, qui avait trop à faire à
réconforter, soigner,
encourager les infortunés, ceux qui n’avaient pas pris la peine
de se réfugier
à temps dans la grande maison de mon grand-père, la seuleconstruction de l’îlet en hauteur assise
sur
un socle de ciment, refuge de tout le voisinage, dont les maisons
cousinaient
dangereusement avec les berges de la rivière madame.
Des
persiennes, entre les lattes, je voyais les cases être
charroyées, les unes
après les autres par la rivière, elles partaientvers l’embouchure.
Beulah
n’était qu’agitation et confortation, pleurs et cris, peur et
angoisse,
désespoir pour ceux qui voyaient leur misérable case
être emportée par le
courant. Apitoiements sur plus malheureux que soi, contamination de
pleurs,
tout le monde pleurait même ceux qui n’avaient rien perdu.
Puis
la décrue survenait, la boue, la crasse, les animaux morts, les
bœufs, les
porcs, les valises, les traces de vie qui s’épandaient àmême la rue, s’immisçant parfois
dans des
cases ouvertes à tout vent et de la boue partout, de la boue et
encore de la
boue.
Mais c’était
encore un moindre mal, car la presque totalité des cases
créoles, longeant la
rivière avaient été emportées par un déferlement
d’eau. Des dizaines de familles avaient tout perdu, se retrouvantdu jour au lendemain aussi nues qu’un ver de
terre, ce après une vie de labeur.
Beulah
nous délogea de cette langue terre sise aux Terres-Sainville.Beulah dispersa la famille et nous nous
perdîmes ainsi de vue. Les cousins et les cousines se
retrouvèrent à Godissard,
Redoute, Ravine Vilaine, Morne Coco ou Morne Venté, je ne sais
plus et mes
parents à Dillon, pas très loin de la rivière
Monsieur.
Et trois ans plus tard, nousrevivions une scène similaire àBeulah mais en pire.Le
20 août 1970, c’est Dorothy, une tempête,
l’une des plus meurtrière qu’ait connu l’île lors des
cinquante dernières
années, quarante-quatre morts furent déplorés ce
jour là.
Dans
ma souvenance, Dorothy n’était qu’un moment pleins d’affres.Nous ne vîmes jamais autant d’eau, et
nous
faillîmesnous noyer dans cette
maison
en ciment, dont la porte d’entrée fut bloquée par un
containerprovenant de laTransat (port) et l’eau qui montait, l’eau qui ne
cessait
de monter,
comme des rats nous étions pris au piège, mais le sort
voulutque mon parrain ne nous voyant pas,
vint à la
rescousse avec d’autres hommes, et aidés de cordes, nous
sortirent de cette
nasse qui menaçait de se refermersur
nous à tout jamais…
Photo : Gaëlle
Linfide
Sur
les épaules de mon parrain, une force de la nature, un
géant, un combattant de
danmyé, je regardais autour de moi, de l’eauà plus d’un mètre cinquante et le
courant qui poussait,mon père
portant ma sœur sur son cou, un
voisin tenant la cadette, et ma mère le petit dernier, toute
cette eau ayant
dévalé les mornes,fait
gonfler les
rivières, nous entraînait vers la mer avec force,mais grâce aux cordes nous pûmes
rejoindrel'école se trouvant
derrière la maison et nous nous
abritâmes dans cette
fragile bâtisse construite en bois,les
adultes mirent des tables sur des tables afin de se rehausser et se
protéger de
cette eau qui ne cessait de monter.
Le
bâtiment grinçait, menaçantde
partir
vers la mer, non pas de s’effondrer mais justepartir
vers la mer. Un silence de mort
régnait, chacun se résignait
chacun s’attendait au pire, d’autres priaient.
Dorothy
ne ressemblait en rienà Edith ou
Beulah, il n’y avait aucune chaleur dans cette bâtisse, aucune
agitation,
aucune peur, aucune lueur, aucune lumière, il
faisait noir, on se distinguait à peine. Les enfants
étaient tétanisés,les
parents cois,
silencieux et tranquilles. Ils avaient surmonté toute peur, la
résignation et
la renonciation s’étaient emparées d’eux,ils attendaient l’inéluctable. C’est la mort
qui régnait dansle
réfectoire de cette grande salle de l'école
maternelle de Dillon.
Nous
n’avions aucune chance d’y échapper, l’eau viendrait à
bout des fondations, le bâtiment craquait, nous entendions
ses craquements effrayants, ils emplissaient la pièce
silencieuse, pas un bruit chacun se taisait et priait. Nous ne pouvions
pas nous échapper, sur
la droite la rivière, sur la gauche un champ de goyaves
submergé allant à la
mer, en face nous recevions toute l’eau venant des mornes, impossible
d’avancer
dans cette direction, le courant bien trop fort nous aurait
balayé etderrière
nous la mer.
Ce
n’était qu’une question d’heures. Nous étions là,
nous serrant les uns contre
les autres, il faisait noir, il faisait froid, nous étions
trempés.
Et
le sort voulut que cette bâtisse en bois résista au
déferlement des eaux. Et
nous vîmes aumatin la
dévastation,un paysage
méconnaissable,
des containers coincés entre les arbres, des objets provenant
des dépôts situés au Lamentin, des voitures les
quatre
roues en
l’air, des arbres déracinés, des gros poissons rouges, des poissons blancs frétillant sur les
trottoirs,un paysage ravagégisaitau milieu
de notre déveine, et ma
mère
refusa tout bonnement de retourner dans cette maison en ciment, summum
du confort
à l’époque.
Tony
Mardaye
Témoignages et
solidarité
Cyclone
: Corsaifly propose les Antilles à 299 euros
Suite
au passage du cyclone Dean, Corsairfly propose l'aller-retour à
destination de
la Martinique et de la Guadeloupe un tarif préférentiel
pour les Antillais.
Dans un communiqué,
Corsairfly vient d'annoncer que "dans le cadre
d"une politique d'entraide vis-à-vis de ses clients
guadeloupéens et
martiniquais", la compagnie propose dès aujourd'hui (mardi) au
départ de
Paris, l'AR pour 299 euros TTC. Ce prix concerne les vols au
départ d'Orly à
destination de Pointe-à-Pitre et de Fort-de-France. La
période de vente s'étend
du 21 août au 2 septembre 2007. Les départs ayant lieu
à ces dates et les
retours du 8 au 23 septembre.
Cyclone Dean: appel de
la Croix-Rouge pour 964.000
euros
La
Fédération internationale de la Croix-Rouge a
lancé mercredi un appel d'urgence
d'un montant de 964.000 euros pour venir en aide à 35.000
victimes du cyclone
Dean dans les Caraïbes et au Mexique. Les fonds seront
destinés à fournir des
comprimés de purification d'eau, des couvertures et des draps,
des lampes
torches et des produits anti-moustiques, ainsi qu'à
réapprovisionner les stocks
de secours d'urgence dans les Caraïbes, a indiqué la
Fédération dans un
communiqué.
320 000
euros débloqués
par le Secours Catholique
Après une première
aide de
170 000 € débloquée pour l’Asie, le Secours Catholique
débloque 100 000 € pour
le Pérou et 50 000 € pour la Martinique. Des aides
financières seront également
apportées à Haïti dés réception de
données fiables.
Le
président de la République Nicolas Sarkozy, recevra le 29
août prochain à
l’Elysée une délégation d’élus et de
parlementaires de Guadeloupe et de
Martinique. Le chef de l’Etat devrait une fois de plus
réaffirmer la solidarité
de la nation après le passage de Dean vendredi 17 aux Antilles.
Deux personnes
ont trouvé la mort en Martinique : Message
de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République,
adress&eacut