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Israël et la collecte d'organes:
diffamation, légende
ou crime de guerre ?
La
semaine dernière, le quotidien suédois le plus largement diffusé a publié un
article contenant des informations choc : des témoignages et des preuves
circonstanciées indiquant que des Israéliens ont pu collecter des organes
vitaux sur des prisonniers palestiniens sans leur consentement, depuis de nombreuses
années. Mais il y a pire :
certaines des informations dont il est fait état dans cet article suggèrent que
dans certains cas, des Palestiniens pourraient avoir été capturés précisément à
cette fin macabre. Alison Weir Dans l’article, "On pille les
organes de nos fils" le journaliste chevronné Donald Boström écrit que
«les Palestiniens soupçonnent aussi fortement Israël de capturer des jeunes
hommes qui lui serviraient à leur corps défendant de réserves d’organes avant
d’être tués. Une accusation très grave, avec suffisamment de points
d’interrogations pour motiver la Cour pénale internationale (CPI) à ouvrir une
enquête sur d'éventuels crimes de guerre.» .
Une armée de responsables gouvernementaux et de thuriféraires d’Israël sont
immédiatement montés sur leurs grands chevaux, qualifiant tant Boström (le
journaliste) et les responsables de la rédaction du journal d’ « antisémites ».
Le ministre israélien des Affaires étrangères s’est dit « atterré » par la
lecture de cet article, qu’il a qualifié d’« archétype de diabolisation
(sous-entendu des juifs) par l’accusation diffamatoire de crimes rituels» [“a
demonizing piece of blood libel”]. Un responsable israélien l’a, quant à lui, qualifié
de « pornographie de la haine ».
Photo: Le journaliste Donald Boström
La revue
Commentary a écrit que ce reportage n’était « que la partie émergée de
l’iceberg de la haine anti-israélienne stipendiée et sponsorisée en Europe ».
Beaucoup de commentateurs ont fait le lien entre l’article et les «
diffamations sanglantes » médiévales (ces récits largement réfutés selon
lesquels les juifs tuaient des gens afin d’utiliser leur sang dans certains de
leurs rituels religieux). Certains auteurs pro-palestiniens se sont
joints à la cohorte des critiques, exprimant leur scepticisme.
Le fait est, toutefois, que des preuves étayées de trafics et de vols d’organes
tant publics que privés, ainsi que des allégations de méfaits encore pires, ont
fait l’objet de reportages largement diffusés, depuis des années. Dans un tel
contexte, les accusations venues de Suède sont bien plus plausibles qu’en l’
absence de tels faits; elles laissent entendre qu’une enquête pourrait fort
bien révéler des informations fracassantes.
Nous donnons quelques exemples d’informations parues antérieurement sur
cette question.
La première transplantation cardiaque réalisée en Israël
La toute première transplantation cardiaque – historique – réalisée en Israël a
consisté à implanter un cœur prélevé sur un patient encore en vie, sans avoir
recueilli le consentement (ni d’ailleurs seulement consulté) ses proches.
C’est ainsi qu’en décembre 1968, un homme du nom d’Avraham Sadegat (le New York
Times le nomme erronément A. Savgat) [2] est décédé deux mois après une attaque
cérébrale, bien qu’il ait été indiqué à ses proches qu’il « allait bien ».
Après avoir, dans un premier temps, refusé de remettre son corps, l’hôpital
israélien où cet homme avait été soigné finit par rendre sa dépouille à ses
proches. Ceux-ci découvrirent alors qu’il avait la partie supérieure du corps
entourée de bandages : chose étrange, pensèrent-ils immédiatement, pour
quelqu’un décédé des suites d’une attaque cérébrale…
Ils décidèrent de défaire les bandages. Ils découvrirent alors que la cavité
pulmonaire de leur proche avait été bourrée de bandages, et qu’il n’avait plus
de cœur.
Sur ces entrefaites, la transplantation cardiaque israélienne, qui occupait
toutes unes des journaux, avait été réalisée. Après avoir encaissé le choc,
l’épouse et le frère du défunt commencèrent à faire le rapport entre les deux
événements, et ils exigèrent des explications.
Au début, l’hôpital a nié que le cœur de M. Sadegat ait été utilisé dans la
sensationnelle transplantation cardiaque. Mais la famille a suscité une tempête
médiatique, et elle a porté plainte, en fin de compte, contre trois ministres.
Enfin, après plusieurs semaines, et après que la famille eut signé un document
par lequel elle s’engageait à retirer sa plainte, l’hôpital avoua que c’était
bien le cœur de M. Sadegat qui avait été utilisé pour la transplantation.
L’hôpital expliqua qu’il s’était prévalu de la loi israélienne, qui permettait
que des organes soient prélevés y compris sans consentement de la famille [3].
(La Convention des Nations Unies contre le crime transnational organisé inclut
l’extraction d’organes dans sa définition de l’exploitation d’êtres humains).
Les soupçons que l’enlèvement du cœur de M. Sedagat ait pu être à l’origine de
son décès n’ont fait l’objet d’aucune investigation.
Déclaration
du directeur de la médecine légale au sujet de disparitions d’organes
Un article publié en 1990 par le Washington Report on Middle East Affairs,
intitulé « Autopsies et exécutions », sous la plume de Mary Barrett, fait état
de tueries monstrueuses de jeunes Palestiniens. Il comporte une interview du Dr
Hatem Abu Ghazaleh, ancien responsable de la Santé pour la Cisjordanie sous
administration jordanienne [avant 1967, NdE], et directeur de la médecine
légale et des autopsies.
Mary Barrett l’interroge au sujet « de l’angoisse largement répandue au sujet
de vols d’organes, qui s’est emparée de Gaza et de la Cisjordanie depuis le
début de l’Intifada, en décembre 1987 ».
Voici la réponse du Dr Hatem Abu Ghazaleh :
« Des indications existent que, pour une raison ou une autre, des organes, en
particuliers des yeux et des reins, ont été prélevés sur les corps [des jeunes
Palestiniens victimes de « Tsahal », NdT] durant la première année, ou année et
demie, de l’Intifada. Les informations à ce sujet étaient tellement nombreuses,
et fournies par des personnes tellement crédibles, qu’il est impossible que
rien de tel ne se soit passé. Si quelqu’un est abattu d’une balle dans la tête
et qu’on ramène son corps chez lui dans un sac en plastique, sans plus aucun
organe interne, les gens vont se poser des questions, non ? » [4]
La mort mystérieuse d’un Ecossais
En 1998, un Ecossais, M. Alistair Sinclair, mourait dans des circonstances plus
que bizarres, tandis qu’il était en garde à vue à l’aéroport Ben Gourion de Tel
Aviv.
Sa famille fut informée de son décès et, d’après un article publié dans J
Weekly, « … elle a déclaré qu’elle avait trois semaines pour réunir les 4
900 dollars nécessaires pour faire rapatrier le corps de M. Sinclair par avion.
Le frère d’Alistair a dit que les Israéliens proposaient avec insistance une
autre option : enterrer M. Sinclair dans un cimetière chrétien en Israël, pour
un coût d’environ 1 300 dollars ».
Mais la famille réussit à réunir l’argent et à rapatrier le corps, après quoi
elle demanda qu’il fût autopsié à la Faculté de Médecine de Glasgow. Il s’avéra
que le cœur, ainsi qu’un petit os du cou de M. Sinclair manquaient. C’est alors
que l’Ambassade de Grande-Bretagne à Tel Aviv porta plainte contre l’Etat
d’Israël.
Le J Weekly écrit :
« Un cœur ayant prétendument appartenu à M. Sinclair fut rapatrié en
Grande-Bretagne (suite à cette plainte), gratuitement. James Sinclair voulut
que l’Institut Médico-légal israélien prenne financièrement en charge un test à
l’ADN afin de confirmer que ce cœur était effectivement celui de son frère.
Mais le directeur dudit Institut, le Pr Yehuda Hiss refusa, invoquant le prix,
à ses yeux prohibitif, estimé à 1 500 dollars par certaines sources. »
En dépit de requêtes répétées de l’Ambassade britannique pour obtenir les
rapports des pathologistes et de la police israéliens, les autorités
israéliennes refusèrent de transmettre tout document de ce type [5, 6, 7].
Des responsables du gouvernement israélien soulèvent la question
Le journaliste palestinien Khalid Amayreh écrit, dans un article
publié le 20 août 2009 :
« En janvier 2002, un ministre du cabinet israélien a implicitement reconnu que
des organes extraits de corps de victimes palestiniennes avaient été utilisés
pour des greffes sur des patients juifs à l'insu des familles des victimes
palestiniennes.
Le ministre, Nessim Dahan, a déclaré en réponse à une question d'un membre arabe
de la Knesset, qu'il ne pouvait ni démentir ni confirmer que des organes de
jeunes gens et d'enfants palestiniens tués par l'armée israélienne avaient été
extraits pour des transplantations ou pour des recherches scientifiques.
« Je ne pourrais pas affirmer avec certitude que ce genre de choses ne s'est
pas produit. » »
M. Amayreh poursuit que que le député à la Knesset qui avait posé cette
question a déclaré « avoir reçu des preuves crédibles démontrant que des
médecins de l’institut médico-légal d’Abu Kabir avaient prélevé des organes
vitaux tels que le cœur, les reins et le foie, sur les corps de jeunes et
d’enfants palestiniens tués par l’armée israélienne dans la bande de Gaza et en
Cisjordanie » [8].
Un pathologiste en chef israélien licencié pour
vol d’organes
Durant plusieurs années circulèrent des allégations selon lesquelles
le pathologiste le plus en vue d’Israël volait des organes humains. En 2001, la
radio nationale israélienne révélait ceci :
« … les parents du soldat Ze’ev Buzgallo, tué dans un accident, lors
d’exercices militaires sur les Hauteurs du Golan, sont en train de faire une
requête à la Cour suprême, afin de réclamer la suspension immédiate du Dr
Yehuda Hiss et que des poursuites criminelles soient engagées contre lui.
Hiss est le directeur de l’Institut médico-légal d’Abou Kabir. D’après les
parents [de Ze’ev Buzgallo], le corps de leur fils a été utilisé pour des
expériences médicales sans leur consentement. Or, ces expérimentations avaient
été autorisées par le Dr Hiss. » [9]
En 2002, la même source rapportait :
« La révélation de la présence d’organes humains stockés illégalement à
l’Institut médico-légal d’Abou Kabir a amené le député à la Knesset Anat Maor,
président de la Commission des Sciences, à exiger la suspension immédiate du
directeur, le Professeur Yehuda Hiss. »
La mort d’Alistair Sinclair avait déjà alerté les autorités quant à la
malfaisance de Hiss en 1998. Toutefois, rien n’avait été fait, pendant des
années. Le journal The Forward a écrit, à ce sujet :
« En 2001, une enquête diligentée par le ministère israélien de la Santé a
démontré que Hiss était impliqué depuis des années dans le prélèvement
d’organes tels que des jambes, des ovaires et des testicules, sans autorisation
des proches, lors d’autopsies, et qu’il vendait ces organes à des écoles de
médecine, où ils servaient dans le cadre des enseignements. Il avait été nommé
pathologiste en chef en 1988. Hiss n’avait jamais été poursuivi pour un
quelconque crime. Mais en 2004, il avait dû renoncer à diriger la morgue
nationale, à la suite d’années de plaintes à son encontre. » [10]
Collecte de reins de pauvres
D’après The Economist, un racket de reins a été florissant en Afrique du Sud,
entre 2001 et 2003. « Les donneurs étaient recrutés au Brésil, en Israël et en
Roumanie, se voyant offrir de 5 000 à 20 000 dollars pour se rendre à
Durban et céder un rein… Les 109 receveurs, presque tous Israéliens, payèrent
chacun jusqu’à 120 000 dollars leur « séjour transplantation » ; ils
prétendirent qu’ils étaient parents des donneurs et qu’il n’y avait eu aucune
transaction financière. » [11]
En 2004, une commission parlementaire brésilienne indiquait qu’ « au minimum
trente Brésiliens avaient vendu leurs reins à un réseau international de trafic
d’organes, pour des transplantations réalisées en Afrique du Sud, Israël
fournissant l’essentiel du financement. »
D’après une dépêche d’Inter Press Service (IPS) : « Les receveurs étaient
principalement des Israéliens. Ceux-ci perçoivent des remboursements des caisses
d’assurance-maladie israéliennes allant de 70 000 à 80 000 dollars pour
des procédures médicales vitales effectuées à l’étranger. »
L’agence IPS poursuit :
Les Brésiliens étaient recrutés dans les quartiers les plus déshérités du
Brésil, on les payait 10 000 dollars pour un rein, mais, « comme l’
‘l’offre’ augmentait, ces paiements diminuaient, jusqu’à tomber aussi bas
que les 3 000 dollars. » Ce trafic avait été organisé par un officier de police
israélien à la retraite, qui a indiqué « ne pas avoir pensé qu’il commettait un
délit, étant donné que la transaction elle-même était considérée légale par le
gouvernement de son pays, Israël ».
L’ambassade d’Israël [au Brésil, NdT] a publié un communiqué niant toute
participation du gouvernement israélien à un trafic illégal d’organes humains,
tout en indiquant que les citoyens israéliens, dans certains cas d’urgence,
peuvent subir une transplantation d’organe à l’étranger « de manière légale et
conformément aux normes internationales en vigueur », avec le soutien financier
de leur assurance médicale.
Toutefois, l’agence IPS rapporte que le président de la commission brésilienne
avait qualifié la position israélienne « pour le moins d’ « anti-éthique
ajoutant qu’un trafic ne peut voir le jour sur une échelle étendue que s’il
existe une source importante de financement, telle que le système de santé
israélien. » Il a ajouté que les ressources fournies par le système de santé
israélien avaient été « un facteur déterminant » dans le fonctionnement de ce
réseau [de trafic d’organes] [12].
Le chef d’un hôpital de Tel Aviv fait la promo du trafic
d’organes…
A nouveau, l’agence IPS rapporte ce qui suit :
« Nancy Scheper-Hughes, qui dirige le projet Organs Watch [de lutte contre le
trafic d’organes humains, NdT] à l’université d’Etat de Californie (Berkeley),
a attesté devant la commission législative du Pernambouc qu’un trafic
international d’organes humains avait commencé il y a environ douze ans, mis
sur pied par Zacki Shapira, ancien directeur d’un hôpital de Tel Aviv.
« Shapira a effectué plus de trois cents greffes de reins, accompagnant, dans
certains cas, ses patients à l’étranger, par exemple, en Turquie. Les receveurs
sont des gens très aisés, ou disposant d’une très bonne assurance santé, et les
« donneurs » sont des gens extrêmement pauvres d’Europe orientale, des
Philippines et d’autres pays en voie de développement, a indiqué Mme
Schper-Hugues, spécialiste d’anthropologie médicale. »
Israël poursuit des trafiquants d’organes
En 2007, le quotidien israélien Ha’aretz indiquait que deux hommes avaient
avoué « avoir œuvré à persuader des Arabes de Galilée et du centre d’Israël,
qui étaient handicapés mentaux ou souffraient de graves pathologies mentales,
de se faire prélever un rein contre paiement », après quoi, ces deux hommes
refusaient de payer les « donneurs ».
L’article rapportait que ces deux hommes faisaient partie d’un réseau criminel
comportant un chirurgien israélien. D’après l’acte de mise en examen, ce
chirurgien vendait les reins qu’il collectait entre 125 000 et 135 000 dollars
[13].
Déjà, un peu auparavant, la même année, un autre quotidien israélien, le
Jerusalem Post, avait écrit que dix membres d’un réseau de contrebande
d’organes israélien visant des Ukrainiens avaient été arrêtés [14].
Dans le cadre d’une autre affaire, toujours en 2007, le Jerusalem Post faisait
savoir que « le professeur Zaki Shapira, un des chirurgiens israéliens en vue
dans le domaine des transplantations, a été arrêté jeudi en Turquie,
soupçonné d’implication dans un cercle de trafic d’organes. D’après l’article,
les transplantations étaient organisées en Turquie et avaient lieu dans des
cliniques privées d’Istanbul. »
Zaki Shapira, ancien chef de l'unité de transplantation au Centre Médical Rabin
de Petah Tikva, près de Tel Aviv, a été arrêté au milieu d'un échange de coups
de feu dans une clinique privée d'Istanbul en mai 2007, après que quatre hommes
armés avaient attaqué l'établissement pour exiger d'être remboursés. Après
l'incident, la police a mené une enquête et a découvert qu'un tribunal avait
ordonné la fermeture de la clinique plus d'un mois auparavant car on y
effectuait des greffes illégales d'organes. La clinique avait reçu de nombreux
avertissements. Au moment de l'incident, quatre patients étaient en attente
d'une greffe.
Le trafic israélien d’organes touche-t-il les USA ?
En juillet de cette année [2009, NdT], même les médias usaméricains
ont fait état de l’arrestation récente d’un certain Levy Yitzhak
Rosenbaum, originaire de Brooklyn, par des policiers fédéraux, dans une grande
rafle anti-corruption effectuée dans l’État du New Jersey, qui visait des
maires, des hauts fonctionnaires et un certain nombre de rabbins éminents.
Boström [le journaliste suédois, NdT] ouvre son article sur cet incident.
D’après la plainte du procureur fédéral, Rosenbaum, qui entretient des
relations étroites avec Israël, a déclaré être impliqué dans la vente illégale
de reins depuis dix ans. Un procureur US a expliqué : « Son business consistant
à inciter des personnes vulnérables à céder un rein pour 10 000 dollars, et à
revendre le même rein à hauteur de 160 000 dollars ». [15]
Il s’agit sans doute là de la première mention d’un trafic d’organes
international ayant des ramifications aux USA.
L’anthropologue et experte du commerce d’organes de l’Université de Californie
Nancy Scheper-Hughes, qui avait informé le FBI sur le cas de Rosenbaum, il y a
sept ans, dit qu’elle a eu vent d’informations selon lesquelles il aurait
menacé des « donneurs » en leur braquant le canon de son revolver sur la tempe,
afin de s’assurer qu’ils respecteraient effectivement leur accord de « faire
don » d’un de leurs organes [16].
La pénurie de donneurs en Israël
Israël se distingue par un nombre extraordinairement faible de donneurs
d’organes volontaires. D’après le site ouèbe Ynet (du quotidien israélien
Yediot Ahronot), « le pourcentage d’organes faisant l’objet d’un don chez les
juifs est plus faible que tous ceux enregistrés dans les autres groupes
ethniques… Dans les pays occidentaux, près de 30 % de la population est porteur
d’une carte de donneur. En Israël, en revanche, 4 % seulement de la population
possède de telles cartes. [17].
« D’après les statistiques du site ouèbe du ministère israélien de la Santé, en
2001, 88 Israéliens sont morts dans l’attente d’une transplantation en raison
du manque d’organes disponibles. La même année, 180 Israéliens furent
(pourtant) en état de mort cérébrale, et leurs organes auraient pu être
utilisés à des fins de transplantation. Mais les proches de seulement 80
d’entre eux ont consenti au don de leurs organes. »
D’après Ynet toujours, ce faible pourcentage de donneurs est dû à des « raisons
religieuses ». En 2006, l’on assista à un tollé, un hôpital israélien connu
pour sa stricte observance des lois juives ayant procédé à une transplantation
utilisant un donneur israélien. La semaine précédente, « un incident similaire
s’était produit, mais le patient n’étant pas juif, cela était passé inaperçu. »
[18, 19].
L’article suédois indique qu’ « Israël est sans cesse exposé à des tirs à
boulets rouges en raison de son absence d’éthique en matière d’organes humains
et de transplantations. La France fait partie des pays qui ont cessé toute
collaboration dans ce domaine avec Israël, dans les années 1990. Le quotidien
Jerusalem Post écrit que « l’on s’attend à ce que les autres pays européens
suivent très bientôt l’exemple de la France ».
« La moitié des reins ayant été transplantés sur des Israéliens depuis le début
des années 2000 ont été achetés illégalement en Turquie, en Europe orientale ou
en Amérique latine. Les autorités sanitaires israéliennes sont parfaitement au
courant de ce business, mais elles ne font strictement rien pour y mettre un
terme. Lors d’une conférence consacrée à ce sujet en 2003, il a été démontré
qu’Israël est le seul pays occidental dont la profession médicale ne
condamne pas le trafic illégal d’organes humains. Ce pays n’adopte aucune
mesure juridique contre les médecins prenant part à ce business illégal – au
contraire, les chefs de service des plus grands hôpitaux israéliens sont
impliqués dans l’immense majorité des transplantations extrajudiciaires,
indique le quotidien suédois Dagens Nyeheter du 5 décembre 2003 ».
Afin de combler ce déficit en organes, l’ex-Premier ministre israélien Ehud
Olmert, qui était à l’époque ministre de la Santé, avait organisé une grande
campagne d’incitation aux dons, en été 1992, mais même si le nombre des
donneurs avait connu une croissance impressionnante, les besoins continuaient à
outrepasser grandement le nombre d’organes disponibles.
Augmentation des disparitions de Palestiniens
Boström, qui avait décrit tout cela dans son livre Inshallah publié en 2001
[20], écrit, dans son récent article retentissant :
«Pendant cette campagne, de jeunes hommes palestiniens ont commencé à
disparaître dans les villages de Cisjordanie et de Gaza. Des soldats israéliens
les ramenaient morts au bout de 5 jours, le corps ouvert.
Parler de ces corps charcutés terrorisait la population des territoires occupés.
Il y avait des rumeurs d'une augmentation spectaculaire du taux de disparition
de jeunes hommes, avec des enterrements nocturnes de corps autopsiés.
J'étais dans la région à l'époque, je travaillais sur un livre. À plusieurs
reprises, j'ai été contacté par le personnel de l'ONU préoccupé par l'évolution
de la situation. Les personnes qui me contactaient disaient que des vols
d’organes avaient certainement lieu, mais qu'ils étaient empêchés d’agir contre
cela.
Ayant trouvé un réseau de diffusion pour le reportage, je me suis alors déplacé
dans le secteur pour interroger un grand nombre de familles palestiniennes en
Cisjordanie et dans la bande de Gaza : j’ai rencontré des parents qui ont
raconté comment les organes de leur fils avaient été prélevés, avant d'être
tués.»
Il décrit le cas de Bilal Ahmad Ghanem, âgé de dix-neuf ans, abattu par l’armée
israélienne qui investissait son village.
«Le premier coup l’a frappé à la poitrine. Selon des villageois qui ont été
témoins de l'incident, il a été touché par une balle dans chaque jambe. Deux
soldats sont alors descendus en courant de l'atelier de menuiserie et ont tiré
à nouveau sur Bilal dans le ventre.
Puis, ils l’ont attrapé par les pieds et l’ont traîné sur les vingt marches en
pierre de l'escalier de l’atelier. (…) Les discussions se sont terminées avec
le chargement de Bilal grièvement blessé dans une jeep par les soldats
israéliens qui l’ont emmené à la sortie du village, où un hélicoptère de
l’armée les attendait. Le garçon a été transporté vers une destination inconnue
de sa famille. Cinq jours plus tard, il est revenu mort, enveloppé dans un drap
vert d’hôpital. »
Boström rapporte que tandis que le corps était descendu dans la tombe, sa
poitrine se découvrit, et les témoins virent qu’il avait été grossièrement
recousu de l’estomac à la tête. Boström écrit que ce n’était pas la première
fois que des gens voyaient une telle chose.
«Les familles en Cisjordanie et à Gaza étaient sûres de ce qui était arrivé à
leurs fils : «Nos fils sont utilisés comme donneurs d'organes involontaires»,
m’a dit un proche de Khaled de Naplouse, de même que la mère de Raed de Jénine
et les oncles de Mahmoud et Nafes dans la bande de Gaza, qui ont tous disparu
pendant un certain nombre de jours avant de revenir de nuit, morts et
autopsiés.».
Pourquoi des autopsies ?
Boströme relate les questions lancinantes que se posaient les familles :
« Pourquoi sinon garder les corps pendant au moins cinq jours avant de nous
laisser les enterrer? Qu'est-il arrivé aux corps pendant cette période?
Pourquoi effectuent-ils une autopsie, contre notre volonté, lorsque la cause du
décès est évidente? Pourquoi les corps sont-ils rendus de nuit? Pourquoi avec
une escorte militaire? Pourquoi la zone est-elle bouclée pendant l'enterrement?
Pourquoi l'électricité est-elle coupée?»
La réponse d’Israël consistait à dire que tous les Palestiniens tués étaient
autopsiés ; question de routine. Toutefois, Boström fait observer que sur les
133 Palestiniens tués cette année-là, seuls 69 d’entre eux avaient fait
l’objet d’une telle autopsie.
Il poursuit :
«Nous savons qu'Israël a un grand besoin d'organes, qu’il existe un vaste
commerce illégal d'organes, qui a lieu depuis de nombreuses années maintenant,
que les autorités sont conscientes de cela et que les médecins à des postes de
direction dans les grands hôpitaux y participent, ainsi que des fonctionnaires
à différents niveaux.
Nous savons aussi que des jeunes hommes palestiniens ont disparu, qu’ils ont
été ramenés au bout de cinq jours, de nuit, dans un secret absolu, recousus
après avoir été ouverts du menton à l'abdomen, charcutés et recousus.
Il est temps d'apporter de la clarté sur ce commerce macabre, de faire la
lumière sur ce qui se passe et ce qui s’est passé dans les territoires occupés
par Israël depuis le début de l'Intifada.» [21].
Sommes-nous en présence d’une version actualisée de l’accusation
diffamatoire de crimes rituels ?
Lorsqu’on passe en revue les réactions à l’article de Boström, l’on est frappé
par la multitude d’accusations selon lesquelles cet article serait une nouvelle
version de la vieille « diffamation sanglante » antisémite. Ceci étant, il est
intéressant d’examiner un ouvrage publié en 2007 par un éminent expert dès
histoire médiévale juive, et ce qu’il lui est advenu…
L’auteur est Ariel Toaff, professeur à l’université Bar-Ilan (et rabbin). Il
est le fils d’un ancien grand rabbin de Rome, un chef religieux si célèbre
qu’un journaliste israélien a écrit que le père de Toaff « est à la communauté
juive italienne ce que la Tour Eiffel est à Paris ». Ariel Toaff est lui-même
considéré comme « un des plus grands spécialistes de son domaine » [22-23].
En février 2007, les médias israéliens et les médias italiens débordaient (mais
la plupart des médias usaméricains ont peu ou prou négligé cette polémique)
d’informations selon lesquelles le Professeur Toaff avait écrit un ouvrage
intitulé « Pasque di Sangue » [Pâque Sanglante] [24] renfermant des preuves
qu’il y a bien « une base factuelle à certaines des diffamations sanglantes
contre les juifs, au Moyen Âge ».
En se fondant sur trente-cinq années de recherches, Toaff était parvenu à la
conclusion qu’il y a bel et bien eu quelques cas réels [de crimes rituels
juifs, NdT], et peut-être un grand nombre de tels incidents.
Dans une interview accordée à un quotidien italien (l’ouvrage avait été publié
en Italie), Toaff dit :
« Mes recherches montrent qu’au Moyen Âge, un groupe de juifs fondamentalistes
ne respectait pas l’interdit biblique et utilisait du sang à des fins
thérapeutiques. Il ne s’agit que d’un petit groupe particulier de juifs, qui
appartenaient à des communautés qui avaient souffert des persécutions les plus
graves durant les Croisades. De ce traumatisme est né une soif de revanche,
qui, dans certains cas, a conduit à des rétorsions telles que l’assassinat
rituel d’enfants chrétiens » [25, 26].
Le Professeur Toaff fut immédiatement attaqué de toutes parts, il fut notamment
l’objet de pressions orchestrées par le président de l’Anti-Defamation League
Abe Foxman. Mais il tint bon sur ses positions et sur les résultats de ses
trente-cinq années de recherches, annonçant :
« Je ne renoncerai pas à ma dévotion à la vérité et aux libertés académiques,
même si le monde entier me crucifiait… Personne ne doit avoir peur de dire la
vérité. »
Peu après, toutefois, sous des pressions publiques et privées incessantes,
Toaff se parjurait, retirait son livre de la vente et promettait de donner tous
les bénéfices qu’il en avait retirés (le livre s’était vendu comme des petits
pains) à l’Anti-Defamation League de Foxman. Un an plus tard, il en publiait
une « version révisée » [27].
L’expérience que traverse Donald Boström semble une redite de ce que le
Professeur Toaff a subi : calomnies, vitupérations et diffamation. Boström a
reçu des menaces de mort ; sans doute une expérience vécue par le Professeur
Toaff, lui aussi.
Si Israël est innocent de ces accusations de pillage d’organes, ou si sa
culpabilité est considérablement moindre que ce que suggèrent Boström et
d’autres auteurs, il devrait accueillir avec soulagement des enquêtes honnêtes
qui l’exonéreraient certainement de tout méfait. Mais ce à quoi nous assistons,
c’est le contraire : le gouvernement israélien et ses thuriféraires s’activent
à étouffer dans l’œuf tout débat et à écraser ceux dont ils considèrent
manifestement menaçantes tant les questions que les déductions.
Au lieu de se plier aux demandes d’enquête, le Premier ministre israélien
Benjamin Netanyahu exige du gouvernement suédois qu’il rejette son engagement à
respecter la liberté de la presse et condamne cet article. Le bureau de presse
israélien, apparemment en représailles et afin d’empêcher toute enquête
supplémentaire, refuse d’accorder des accréditations de presse aux reporters
du journal (Afftonbladet) qu’il estime « offensant».
Exactement comme dans les précédents des ravages perpétrés à Jénine, de
l’attaque délibérée contre le navire de guerre USS Liberty, du massacre de
Gaza, de l’écrasement de la militante pacifiste américaine Rachel Corrie sous
les chenilles d’un bulldozer, des tortures infligées à des citoyens US et d’une
multitude d’autres exemples, Israël se sert de ses ressources considérables et
planétaires afin de faire obstacle à toute enquête.
Il est difficile d’en conclure qu’il n’a rien à cacher.
Notes de lecture
[1] Il en existe deux traductions en anglais ; cet article utilise celle-ci:
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8390&lg=en L’article original, en suédois, paru dans Aftonbladet : http://www.aftonbladet.se/kultur/article5652583.ab
[2] New York Times, 3 février 1969, p. 8, colonne 6 (53 mots)
[3] 40 years after Israel's first transplant, donor's family says his heart was
stolen By Dana Weiler-Polak, Haaretz Correspondent, Dec. 14, 2008
[4] Washington Report on Middle East Affairs, April
1990, Page 21, The Intifada: Autopsies and Executions.
[5] Bizarre death of Scottish tourist involves suicide, missing heart by
NETTY C. GROSS, Jerusalem Post Service, October 30, 1998,
[6] The Forward, Illicit Body-Part Sales Present Widespread Problem, By
Rebecca Dube, Aug. 26, 2009.
[7] Masons, Muslims, Templars, Jews, Henry and Dolly.
[8] Al-Jazeerah: Cross-Cultural Understanding, Khalid Amayreh, August 20, 2009
[9] http://www.israelnationalnews.com/News/Flash.aspx/12699
[10] Forward, Illicit Body-Part Sales Present Widespread Problem, By Rebecca
Dube, August 26, 2009.
[11] The Economist, Organ transplants: The gap between supply and demand, Oct.
9, 2008
[12] BRAZIL: Poor Sell Organs to Trans-Atlantic Trafficking Ring By Mario
Osava, IPS, Feb. 23, 2004
[13] Haaretz, Two Haifa men sentenced to jail for organ trafficking, By Fadi
Eyadat, Dec. 18, 2007
[14] Police uncover illegal organ trade ring By REBECCA ANNA STOIL, July 23,
2007.
[15] Sting rocks U.S. transplant industry, David Porter, Carla K. Johnson,
ASSOCIATED PRESS, july 25, 2009.
[16] U.S. Professor: I told FBI about kidney trafficking 7 years ago By Natasha
Mozgovaya, Haaretz Correspondent, August, 3, 2009.
[17] A mitzvah called organ donation, Efrat Shapira-Rosenberg, 10.6.07.
[18] Orthodox in uproar over organ donation incident, Neta Sela, 06.22.06
[19] The Return of the Body Snatchers, By Israel Shamir. L’écrivain israélien Israel Shamir rapporte que,
voici de cela quelques années… « un rabbin chabad en vue, Yitzhak Ginzburgh, a
accordé sa permission à un juif de prélever le foie d’un non-juif, même sans sa
permission. Il a dit : « Un juif est en droit d’extraire le foie d’un goy s’il
en a besoin, car la vie d’un juif a plus de valeur que celle d’un goy, de la
même manière que la vie d’un goy a plus de valeur que celle d’un animal. »
[20]
http://www.bokus.com/b/9789170370939.html
[21] http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8390&lg=en
[22] Ha’aretz. The Wayward Son, by Adi Schwartz, March 1, 2007.
[23] Ha’aaretz, Bar-Ilan to order professor to explain research behind blood
libel book By Ofri Ilani, Haaretz Service and The Associated Press, Feb 11,
2007.
[24] http://www.bloodpassover.com/toafftableofcontents.htm
[25] Haaretz, Bar Ilan to order professor to explain research behind blood
libel book, by Ofri Hani, Feb. 11, 2007.
[26] De précédents ouvrages contenant
des informations sur le judaïsme médiéval et le judaïsme contemporain, dont
certaines sont d’un intérêt tout particulier pour le débat autour des
prélèvements d’organes, ainsi que sur l’étouffement largement répandu de telles
informations, ont été publiés il y a de cela quelques années, également par un
universitaire israélien, Israel Shahak, au sujet duquel Noam Chomsky a pu
écrire : « Shahak est un chercheur hors pair, il a une profondeur de vues et
une culture remarquables. Son œuvre est étayée et pénétrante, c’est une
contribution d’une très grande valeur ». De cet auteur, nous encourageons nos
lecteurs à lire dans leur intégralité les ouvrages suivants : Jewish History,
Jewish Religion, The Weight of Three Thousand Years”et Jewish Fundamentalism in
Israel , coécrit avec le Professeur Norton Mezvinsky.
[27]
Ha’aretz, 'Historian recants theory that Jews killed Christian child in ritual
murder,' By Adi Schwartz, Feb 24, 2008.
Pour les liens
vers les articles cités en note, voir Tlaxcala.
Source : CounterPunch
Traduit par Marcel Charbonnier. Édité par
Fausto Giudice pour Tlaxcala.
Israeli Organ Harvesting
By ALISON WEIR
Last
week Sweden’s largest daily newspaper published an article containing shocking
material: testimony and circumstantial evidence indicating that Israelis may have
been harvesting internal organs from Palestinian prisoners without consent for
many years.
Worse yet, some of the information
reported in the article suggests that in some instances Palestinians may have
been captured with this macabre purpose in mind.
In the article, “Our sons
plundered for their organs,” veteran journalist Donald Bostrom writes that
Palestinians “harbor strong suspicions against Israel for seizing young men and
having them serve as the country’s organ reserve – a very serious accusation,
with enough question marks to motivate the International Court of Justice (ICJ)
to start an investigation about possible war crimes.”1/
An army of Israeli officials and
apologists immediately went into high gear, calling both Bostrom and the
newspaper’s editors “anti-Semitic.” The Israeli foreign minister was reportedly
“aghast” and termed it “a demonizing piece of blood libel.” An Israeli official
called it “hate porn.”
Commentary
magazine wrote that the story was “merely the tip of the iceberg in terms of
European funded and promoted anti-Israel hate.” Numerous people likened the
article to the medieval “blood libel,” (widely refuted stories that Jews killed
people to use their blood in religious rituals). Even some pro-Palestinian
writers joined in the criticism, expressing skepticism.
The fact is, however, that
substantiated evidence of public and private organ trafficking and theft, and
allegations of worse, have been widely reported for many years. Given such
context, the Swedish charges become far more plausible than might otherwise be
the case and suggest that an investigation could well turn up significant
information.
Below are a few examples of
previous reports on this topic.
Israel’s first heart transplant
Israel’s very first, historic
heart transplant used a heart removed from a living patient without consent or
consulting his family.
In December 1968 a man named
Avraham Sadegat (the New York Times seems to give his name as A Savgat)
(2) died
two days after a stroke, even though his family had been told he was “doing
well.”
After initially refusing to
release his body, the Israeli hospital where he was being treated finally
turned the man’s body over to his family. They discovered that his upper body
was wrapped in bandages; an odd situation, they felt, for someone who had
suffered a stroke.
When they removed the bandages,
they discovered that the chest cavity was stuffed with bandages, and the heart
was missing.
During this time, the
headline-making Israeli heart transplant had occurred. After their initial
shock, the man’s wife and brother began to put the two events together and
demanded answers.
The hospital at first denied that
Sadegat’s heart had been used in the headline-making transplant, but the family
raised a media storm and eventually applied to three cabinet ministers. Finally,
weeks later and after the family had signed a document promising not to sue, the
hospital admitted that Sadagat’s heart had been used.
The hospital explained that it had
abided by Israeli law, which allowed organs to be harvested without the
family's consent. (3) (The United Nations Convention
against Transnational Organized Crime includes the extraction of organs in its
definition of human exploitation.)
Indications that the removal of
Sadagat’s heart was the actual cause of death went unaddressed.
Director of forensic medicine on
missing organs
A 1990 article in the Washington
Report on Middle East Affairs entitled “Autopsies and Executions” by Mary
Barrett reports on the grotesque killings of young Palestinians. It includes an
interview with Dr. Hatem Abu Ghazalch, the former chief health official for the
West Bank under Jordanian administration and director of forensic medicine and
autopsies.
Barrett asks him about “the
widespread anxiety over organ thefts which has gripped Gaza and the West Bank
since the intifada began in December of 1987.”
He
responded:
"There are indications that
for one reason or another, organs, especially eyes and kidneys, were removed
from the bodies during the first year or year and a half. There were just too
many reports by credible people for there to be nothing happening. If someone
is shot in the head and comes home in a plastic bag without internal organs,
what will people assume?” (4)
Mysterious Scottish death
In 1998 a Scot named Alisdair
Sinclair died under questionable circumstances while in Israeli custody at Ben
Gurion airport.
His family was informed of the
death and, according to a report in J Weekly, “…told they had three
weeks to come up with about $4,900 to fly Sinclair's corpse home. [Alisdair’s
brother] says the Israelis seemed to be pushing a different option: burying
Sinclair in a Christian cemetery in Israel, at a cost of about $1,300.”
The family scraped up the money,
brought the body home, and had an autopsy performed at the University of
Glasgow. It turned out that Alisdair’s heart and a tiny throat bone were
missing. At this point the British Embassy filed a complaint with Israel.
The J report states:
“A heart said to be
Sinclair's was subsequently repatriated to Britain, free of charge. James
wanted the [Israeli] Forensic Institute to pay for a DNA test to confirm that
this heart was indeed their brother's, but the Institute's director, Professor
Jehuda Hiss refused, citing the prohibitive cost, estimated by some sources at
$1,500.”
Despite repeated requests from the
British Embassy for the Israeli pathologist's and police reports, Israeli
officials refused to release either. (5,6,7)
Israeli government officials raise
questions
Palestinian journalist Khalid
Amayreh reports in an article in CCUN:
“In January, 2002, an Israeli cabinet minister
tacitly admitted that organs taken from the bodies of Palestinian victims might
have been used for transplants in Jewish patients without the knowledge of the
Palestinian victims’ families.
“The minister, Nessim Dahan, said in response
to a question by an Arab Knesset member that he couldn’t deny or confirm that
organs of Palestinian youths and children killed by the Israeli army were taken
out for transplants or scientific research.
“‘I couldn’t say for sure that something like
that didn’t happen.’”
Amayreh writes that the Knesset
member who posed the question said that he “had received ‘credible evidence
proving that Israeli doctors at the forensic institute of Abu Kabir extracted
such vital organs as the heart, kidneys, and liver from the bodies of
Palestinian youth and children killed by the Israeli army in Gaza and the West
Bank.” (8)
Israel’s chief pathologist removed
from post for stealing body parts
For a number of years there were
allegations that Israel’s leading pathologist was stealing body parts. In 2001
the Israeli national news service reported:
“… the parents of soldier Ze’ev Buzgallo who
was killed in a Golan Heights military training accident, are filing a petition
with the High Court of Justice calling for the immediate suspension of Dr.
Yehuda Hiss and that criminal charges be filed against him. Hiss serves as the
director of the Abu Kabir Forensic Institute….According to the parents, the
body of their son was used for medical experimentation without their consent,
experiments authorized by Hiss. (9)
In 2002 the service reported:
“The revelation of illegally stored body parts
in the Abu Kabir Forensic Institute has prompted MK Anat Maor, chairman of the
Knesset Science Committee, to demand the immediate suspension of the director,
Prof. Yehuda Hiss."
Alisdair Sinclair’s death had
first alerted authorities to Hiss’s malfeasance in 1998, though nothing was
done for years. The Forward reported:
“In 2001, an Israeli Health Ministry
investigation found that Hiss had been involved for years in taking body parts,
such as legs, ovaries and testicles, without family permission during
autopsies, and selling them to medical schools for use in research and
training. He was appointed chief pathologist in 1988. Hiss was never charged
with any crime, but in 2004 he was forced to step down from running the state
morgue, following years of complaints.” (10)
Harvesting kidneys from
impoverished communities
According to the Economist,
a kidney racket flourished in South Africa between 2001 and 2003. “Donors
were recruited in Brazil, Israel and Romania with offers of $5,000-20,000 to
visit Durban and forfeit a kidney. The 109 recipients, mainly Israelis, each
paid up to $120,000 for a “transplant holiday”; they pretended they were relatives
of the donors and that no cash changed hands.” (11)
In 2004 a legislative commission
in Brazil reported, “At least 30 Brazilians have sold their kidneys to an
international human organ trafficking ring for transplants performed in South
Africa, with Israel providing most of the funding.”
According to an IPS
report: “The recipients were mostly Israelis, who receive health insurance
reimbursements of 70,000 to 80,000 dollars for life-saving medical procedures
performed abroad.”
IPS reports:
The Brazilians were recruited in
Brazil’s most impoverished neighbourhoods and were paid $10,000 per kidney,
“but as ‘supply’ increased, the payments fell as low as 3,000 dollars.” The
trafficking had been organized by a retired Israeli police officer, who said
“he did not think he was committing a crime, given that the transaction is
considered legal by his country's government.”
The Israeli embassy issued a
statement denying any participation by the Israeli government in the illegal
trade of human organs but said it did recognize that its citizens, in emergency
cases, could undergo organ transplants in other countries, "in a legal
manner, complying with international norms," and with the financial
support of their medical insurance.
However, IPS reports that the commission chair termed the Israeli
stance “at the very least ‘anti-ethical’, adding that trafficking can only take
place on a major scale if there is a major source of financing, such as the
Israeli health system.” He went on to state that the resources provided by the
Israeli health system "were a determining factor" that allowed the
network to function. (12)
Tel Aviv hospital head promotes
organ trafficking
IPS goes on to report:
“Nancy Scheper-Hughes, who heads
the Organs Watch project at the U.S. University of California, Berkeley,
testified to the Pernambuco legislative commission that international
trafficking of human organs began some 12 years ago, promoted by Zacki Shapira,
former director of a hospital in Tel Aviv.
“Shapira performed more than 300 kidney transplants, sometimes accompanying his
patients to other countries, such as Turkey. The recipients are very wealthy or
have very good health insurance, and the ‘donors’ are very poor people from
Eastern Europe, Philippines and other developing countries, said
Scheper-Hughes, who specialises in medical anthropology.”
Israel prosecutes organ
traffickers
In 2007 Israel’s Ha’aretz
newspaper reported that two men confessed to persuading “Arabs from the Galilee
and central Israel who were developmentally challenged or mentally ill to agree
to have a kidney removed for payment.” They then would refuse to pay them.
The paper reported that the two
were part of a criminal ring that included an Israeli surgeon. According to the
indictment, the surgeon sold the kidneys he harvested for between $125,000 and
$135,000. (13)
Earlier that year another Israeli
newspaper, the Jerusalem Post, reported that ten members of an Israeli
organ smuggling ring targeting Ukrainians had been arrested. (14)
In still another 2007 story, the Jerusalem
Post reported that “Professor Zaki Shapira, one of Israel's leading
transplant surgeons, was arrested in Turkey on Thursday on suspicion of
involvement in an organ trafficking ring. According to the report, the
transplants were arranged in Turkey and took place at private hospitals in
Istanbul.”
Israeli organ trafficking comes to
the U.S.?
In July of this year even US media
reported on the arrest of Levy Izhak Rosenbaum, from Brooklyn, recently
arrested by federal officials in a massive corruption sweep in New Jersey that
netted mayors, government officials and a number of prominent rabbis. Bostrom
opens his article with this incident.
According to the federal
complaint, Rosenbaum, who has close ties to Israel, said that he had been
involved in the illegal sale of kidneys for 10 years. A US Attorney
explained: "His business was to entice vulnerable people to give up
a kidney for $10,000 which he would turn around and sell for $160,000." (15)
This is reportedly the first case
of international organ trafficking in the U.S.
University of California
anthropologist and organ trade expert Nancy Scheper-Hughes, who informed the
FBI about Rosenbaum seven years ago, says she heard reports that he had held
donors at gunpoint to ensure they followed through on agreements to “donate”
their organs. (16)
Israel’s organ donor problems
Israel has an extraordinarily
small number of willing organ donors. According to the Israeli news service Ynet,
“the percentage of organs donated among Jews is the lowest of all the ethnic
groups… In western countries, some 30 per cent of the population have organ
donor cards. In Israel, in contrast, four percent of the population holds such
cards. (17)
“According to statistics from the
Health Ministry’s website, in 2001, 88 Israelis died waiting for a transplant
because of a lack of donor organs. In the same year, 180 Israelis were brain
dead, and their organs could have been used for transplant, but only 80 of
their relatives agreed to donate their organs.”
According to Ynet, the
low incidence of donors is related to “religious reasons.” In 2006 there was an
uproar when an Israeli hospital known for its compliance with Jewish law
performed a transplant operation using an Israeli donor. The week before, “a
similar incident occurred, but since the patient was not Jewish it passed
silently.” (18,
19)
The Swedish article reports that
‘Israel has repeatedly been under fire for its unethical ways of dealing with
organs and transplants. France was among the countries that ceased organ
collaboration with Israel in the 1990s. Jerusalem Post wrote that “the
rest of the European countries are expected to follow France’s example
shortly.”
“Half of the kidneys
transplanted to Israelis since the beginning of the 2000s have been bought
illegally from Turkey, Eastern Europe or Latin America. Israeli health
authorities have full knowledge of this business but do nothing to stop it. At
a conference in 2003 it was shown that Israel is the only western country with
a medical profession that doesn’t condemn the illegal organ trade. The country
takes no legal measures against doctors participating in the illegal business –
on the contrary, chief medical officers of Israel’s big hospitals are involved
in most of the illegal transplants, according to Dagens Nyheter (December 5,
2003).”
To fill this need former Prime
Minister Ehud Olmert, then health minister of Israel, organized a big donor
campaign in the summer of 1992, but while the number of donors skyrocketed,
need still greatly surpassed supply.
Palestinian disappearances
increase
Bostrom, who earlier wrote of all
this in his 2001 book Inshallah, (20)
reports in his recent article:
“While the campaign was running, young
Palestinian men started to disappear from villages in the West Bank and Gaza. After
five days Israeli soldiers would bring them back dead, with their bodies ripped
open.
“Talk of the bodies terrified the population
of the occupied territories. There were rumors of a dramatic increase of young
men disappearing, with ensuing nightly funerals of autopsied bodies.”
“I was in the area at the time, working on a
book. On several occasions I was approached by UN staff concerned about the
developments. The persons contacting me said that organ theft definitely
occurred but that they were prevented from doing anything about it. On an
assignment from a broadcasting network I then travelled around interviewing a
great number of Palestinian families in the West Bank and Gaza – meeting
parents who told of how their sons had been deprived of organs before being killed.”
He describes the case of
19-year-old Bilal Achmed Ghanan, shot by Israeli forces invading his village.
“The first shot hit him in the chest. According
to villagers who witnessed the incident he was subsequently shot with one
bullet in each leg. Two soldiers then ran down from the carpentry workshop and
shot Bilal once in the stomach. Finally, they grabbed him by his feet and
dragged him up the twenty stone steps of the workshop stair… Israeli soldiers
loading the badly wounded Bilal in a jeep and driving him to the outskirts of
the village, where a military helicopter waited. The boy was flown to a
destination unknown to his family.”
Five days later he was returned,
“dead and wrapped up in green hospital fabric.” Bostrom reports that as the
body was lowered into the grave, his chest was exposed and onlookers could see
that he was stitched up from his stomach to his head. Bostrom writes that this
was not the first time people had seen such a thing.
“The families in the West Bank and in Gaza
felt that they knew exactly what had happened: “Our sons are used as
involuntary organ donors,” relatives of Khaled from Nablus told me, as did the
mother of Raed from Jenin and the uncles of Machmod and Nafes from Gaza, who
had all disappeared for a number of days only to return at night, dead and
autopsied.”
Why autopsies?
Bostrom describes the questions
that families asked:
“Why are they keeping the bodies for up to
five days before they let us bury them? What happened to the bodies during that
time? Why are they performing autopsy, against our will, when the cause of
death is obvious? Why are the bodies returned at night? Why is it done with a
military escort? Why is the area closed off during the funeral? Why is the
electricity interrupted?”
Israel’s answer was that all
Palestinians who were killed were routinely autopsied. However, Bostrom points
out that of the133 Palestinians who were killed that year, only 69 were
autopsied.
He goes on to write:
“We know that Israel has a great need for
organs, that there is a vast and illegal trade of organs which has been running
for many years now, that the authorities are aware of it and that doctors in
managing positions at the big hospitals participate, as well as civil servants
at various levels. We also know that young Palestinian men disappeared, that
they were brought back after five days, at night, under tremendous secrecy,
stitched back together after having been cut from abdomen to chin.
It’s time to bring clarity to this
macabre business, to shed light on what is going on and what has taken place in
the territories occupied by Israel since the Intifada began.” (21)
The new “Blood Libel”?
In scanning through the reaction
to Bostrom’s report, one is struck by the multitude of charges that his article
is a new version of the old anti-Semitic “blood libel.” Given that fact, it is
interesting to examine a 2007 book by Israel’s preeminent expert on medieval Jewish
history, and what happened to him.
The author is Bar-Ilan professor
(and rabbi) Ariel Toaff, son of the former chief rabbi of Rome, a religious
leader so famous that an Israeli journalist writes that Toaff’s father “is to
Italian Jewry as the Eiffel Tower is to Paris.” Ariel Toaff, himself, is
considered “one of the greatest scholars in his field.” (22,
23)
In February 2007 the Israeli and
Italian media were abuzz (though most of the U.S. media somehow missed it) with
news that Professor Toaff had written a book entitled "Pasque di
Sangue" (“Blood Passovers”) (24) containing
evidence that there “was a factual basis for some of the medieval blood libels
against the Jews.”
Based on 35 years of research,
Toaff had concluded that there were at least a few, possibly many, real
incidents.
In an interview with an Italian
newspaper (the book was published in Italy), Toaff says:
“My research shows that in the
Middle Ages, a group of fundamentalist Jews did not respect the biblical
prohibition and used blood for healing. It is just one group of Jews, who
belonged to the communities that suffered the severest persecution during the
Crusades. From this trauma came a passion for revenge that in some cases led to
responses, among them ritual murder of Christian children.” (25)
(Incidentally, an earlier book
containing similar findings was published some years ago, also by an Israeli
professor, Israel Shahak, of whom Noam Chomsky once wrote, “Shahak is an
outstanding scholar, with remarkable insight and depth of knowledge. His work
is informed and penetrating, a contribution of great value.” )
(26)
Professor Toaff was immediately
attacked from all sides, including pressure orchestrated by Anti-Defamation League
chairman Abe Foxman, but Toaff stood by his 35 years of research, announcing:
"I will not give up my
devotion to the truth and academic freedom even if the world crucifies me… One
shouldn't be afraid to tell the truth."
Before long, however, under relentless
public and private pressure, Toaff had recanted, withdrawn his book, and
promised to give all profits that had already accrued (the book had been flying
off Italian bookshelves) to Foxman’s Anti-Defamation League. A year later he
published a “revised version.”
Donald Bostrom’s experience seems
to be a repeat of what Professor Toaff endured: calumny, vituperation, and
defamation. Bostrom has received death threats as well, perhaps an experience
that Professor Toaff also shared.
If Israel is innocent of organ
plundering accusations, or if its culpability is considerably less than Bostrom
and others suggest, it should welcome honest investigations that would clear it
of wrongdoing. Instead, the government and its advocates are working to
suppress all debate and crush those whose questions and conclusions they find
threatening.
Prime Minister Benjamin Netanyahu,
rather than responding to calls for an investigation, is demanding that the
Swedish government abandon its commitment to a free press and condemn the
article. The Israeli press office, apparently in retaliation and to prevent
additional investigation, is refusing to give press credentials to reporters
from the offending newspaper.
Just as in the case of the rampage
against Jenin, the attack on the USS liberty, the massacre of Gaza, the
crushing of Rachel Corrie, the torture of American citizens, and a multitude of
other examples, Israel is using its considerable, worldwide resources to
interfere with the investigative process.
It is difficult to conclude that
it has nothing to hide.
Alison Weir
is executive director of If Americans Knew. A version of this article
containing citations and additional information is available at http://ifamericansknew/cur_sit/sweden.html
Notes.
1/ There are two English
translations; this article uses the first:
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8390&lg=en
http://www.theoccidentalobserver.net/authors/SwedishTrans.html
The original Swedish article in
Aftonbladet can be viewed at
http://www.aftonbladet.se/kultur/article5652583.ab
2/ New York Times, Feb. 3, 1969,
p. 8, Column 6 (53 words)
http://www.haaretz.com/hasen/spages/1046041.html
3/ 40 years after Israel's first
transplant, donor's family says his heart was stolen
By Dana Weiler-Polak, Haaretz Correspondent, Dec. 14, 2008
http://www.wrmea.com/backissues/0490/9004021.htm
4/ Washington Report on Middle East Affairs, April 1990, Page 21, The Intifada:
Autopsies and Executions
http://www.jweekly.com/
5/ October 30, 1998,Bizarre death of Scottish tourist involves suicide, missing
heart
by NETTY C. GROSS, Jerusalem Post Service
http://www.forward.com/articles/112915/
6/ The Forward, Illicit Body-Part Sales Present Widespread Problem, By Rebecca
Dube, Aug. 26, 2009
http://www.mail-archive.com/ctrl@listserv.aol.com/msg114437.html
7/ Masons, Muslims, Templars, Jews, Henry and Dolly.
http://ccun.org/Opinion
8/ Al-Jazeerah: Cross-Cultural Understanding, Khalid Amayreh, August 20, 2009
9/
http://www.israelnationalnews.com/News/Flash.aspx/12699
10/
http://www.forward.com/articles/112915/
11/ http://www.economist.com/
12/ The Economist, Organ transplants: The gap between supply and demand, Oct.
9, 2008
12/http://ipsnews.net/news.asp?idnews=22524
BRAZIL: Poor Sell Organs to Trans-Atlantic Trafficking Ring
By Mario Osava, IPS, Feb. 23, 2004
13/ http://www.haaretz.com/hasen/spages/935092.html
Haaretz, Two Haifa men sentenced to jail for organ trafficking, By Fadi Eyadat,
Dec. 18, 2007
14/ http://www.jpost.com/Police uncover illegal organ trade ring
By REBECCA ANNA STOIL, July 23, 2007
15/
http://www.thestar.com/news/world/article/671687
Sting rocks U.S. transplant industry, David Porter, Carla K. Johnson,
ASSOCIATED PRESS, july 25, 2009
16/
http://www.haaretz.com/hasen/spages/1102799.html
U.S. Professor: I told FBI about kidney trafficking 7 years ago
By Natasha Mozgovaya, Haaretz Correspondent, August, 3, 2009
17/
http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3388529,00.html
A mitzvah called organ donation, Efrat Shapira-Rosenberg, 10.6.07
18/
http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3265889,00.html
Orthodox in uproar over organ donation incident, Neta Sela, 06.22.06
19/
http://www.israelshamir.net/English/Body_Snatchers.htm
The Return of the Body Snatchers, By Israel Shamir,
20/
http://www.bokus.com/b/9789170370939.html
21/
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8390&lg=en
22/
http://www.haaretz.com/hasen/spages/829381.html
Ha’aretz. The Wayward Son, by Adi Schwartz, March 1, 2007
23/ http://www.haaretz.com/hasen/spages/824152.html
Ha’aaretz, Bar-Ilan to order professor to explain research behind blood libel
book
By Ofri Ilani, Haaretz Service and The Associated Press, Feb 11, 2007
24/
http://www.bloodpassover.com/toafftableofcontents.htm
Israeli writer Israel Shamir reports that some years ago “…a leading Chabad
rabbi, Yitzhak Ginzburgh,
gave his religious permission for a Jew to take a liver from a non-Jew even
without his consent. He said that ‘a Jew is entitled to extract the liver from
a goy if he needs it, for the life of a Jew is more valuable than the life of a
goy, likewise the life of a goy is more valuable than the life of an animal.’
25/ http://haaretz.com/hasen/spages/824152.html
Haaretz, Bar Ilan to order professor to explain research behind blood libel
book, by Ofri Hani, Feb. 11, 2007.
26. http://www.wrmea.com/archives/august-september01/0108011.html
Washington Report on Middle East Affairs, August/September 2001, page 11, In
Memoriam: Israel Shahak (1933-2001), By Norton Mezvinsky
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