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Refus de la ville de Fort de
France du permis de construire pour le nouveau lycée Schoelcher
Ou
Quand monsieur le maire se
la joue petit c...

"Serge LETCHIMY, pour des raisons bassement
politiciennes, a refusé le permis de reconstruire le lycée SCHŒLCHER demandé
par la Région Martinique.
Alors que le
projet est fin prêt et que l’appel d’offres pour les travaux de reconstruction
du plus vieux lycée de Martinique, devait être lancé le mois prochain, le maire
de Fort de France, président du PPM, décide de bloquer l’opération de mise en
sécurité des 1200 membres de la communauté éducative, fréquentant le Lycée
Schœlcher.
Le motif :
le style architectural des bâtiments projetés ne lui plait pas !
Il convient de
rappeler que le projet a été retenu, après un concours d’architecture, par un
jury composé de 6 élus de toutes les tendances politiques, présentes à la
Région et de trois personnalités extérieures, compétentes dans les secteurs de
la construction ou de l’éducation.
Le projet
lauréat, sélectionné par le jury, a ensuite été approuvé, en séance publique, à
l’unanimité par les élus de l’Assemblée régionale (élus PPM compris).
Les bâtiments
du lycée Schœlcher, vieux de plus de 70 ans, sont des véritables ruines,
dangereuses pour ceux qui les fréquentent.
Tous les
travaux de réparation, faits à grands frais, par la Région n’arrivent pas à
enrayer la dégradation des bétons réalisés, à l’époque avec du sable de mer.
La commission
municipale de sécurité, présidée par un adjoint au maire de Fort de France, a
déjà émis un avis défavorable à la continuation des cours dans les bâtiments de
ce lycée.
Serge LETCHIMY,
pour bloquer une opération menée par Alfred MARIE-JEANNE, décide de maintenir
la situation de danger, signalée par la commission de sécurité de sa propre
municipalité. C’est cela, la politique politicienne.
Toutes les
arguties sur le style architectural du projet, avancées pour refuser le permis
de construire, sont de la poudre aux yeux, surtout, lorsqu’elles sont avancées
par quelqu’un qui a fait construire des immeubles horribles au quartier Fonds
populaire, qui masquent le lycée Schœlcher, lorsqu’on le regarde depuis le baie
de Fort de France.
C’est, donc,
une opération de plus de 60 millions d’euros qui est ainsi rayée d’un trait de
plume, au moment où les représentants socio professionnels (patrons et
syndicats) du secteur du bâtiment dénoncent la crise et appellent à une relance
de la commande publique.
J’entends dire
que :
"Il y a
des Collectivités qui disent avoir des projets et qui n’ont pas d’argent".
"Il y a
des Collectivités qui ont de l’argent et qui n’ont pas de projets"
Je dirai
plutôt :
Il y a une
Collectivité qui a des projets, qui a de l’argent et qui est bloquée par une
Collectivité, mal gérée, qui n’a pas d’argent.
Le Lamentin le
12 septembre 2009
Daniel
MARIE-SAINTE
1er vice
président du Conseil Régional de Martinique
Président du
jury de maîtrise d’œuvre et de la Commission d’appel d’offres
Président de la
Commission BTP "
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