Août
mûrit, septembre vendange, en ces deux mois tout bien s'arrange

Août le mois
sans histoire,
dit-on !
Il
est le huitième mois de l’année des calendriers grégorien et julien.
Son étymologie viendrait d’Augustus, mois dédié à l’empereur
romain :
Auguste, 8 av-J-C.
Ce mois
comporte 31 jours comme juillet, car il semblerait que « Le
plébiscite et le sénatus-consulte qui autorisèrent à Rome le changement
de nom » ne
souhaitaient qu’il soit inférieur à juillet, mois consacré à l’empereur
Jules
César.
Initialement
dans le calendrier de Romulus comprenant 10 mois,
août était le 6 eme mois (sextilis, de
sextus) et comptait 30
jours. Dans celui du roi Numa Pompilius (715-673 av-J-C), il était
encore le
sixième mois, mais ne comptait plus que 29 jours.
Dans
l’antiquité grecque, le mois d’août voyait se célébrer les jeux
néméens, ils
déroulaient dans la forêt de Némée. Ces jeux furent institués par Héraklès
(Hercule ) après qu’il eut vaincu le lion
de Némée.
« A Rome, on
célébrait, au jour des Ides, la fête des esclaves et des servantes, en
mémoire
de la naissance de Servius Tullius, fils d'un esclave. Dans le même
mois on
crucifiait un chien ; il paraît que cet usage se rapportait à
la prise du
Capitole : c'était un anathème contre le silence des chiens,
dont la
vigilance fut en défaut ce jour-là. »
Une autre
légende veut que les jeux néméens
furent institués par les : « Sept contre Thèbes
pour commémorer la mort
accidentelle d'un enfant, Opheltès,
appelé aussi Archémore.»
et en souvenir des guerriers morts : «Celui
qui les présidait
portait des habits de deuil, et récompensait les athlètes victorieux
avec des
couronnes d'ache mortuaire (céleri
sauvage frais »
Le sens
« mythologique que prend ce mois » mois funèbre, un
mois de
célébration en mémoire des guerriers, de l’enfant ou de ce lion, fils
de
Séléné, déesse de la lune ou d’un titan, que Zeus déifia ou éleva au
rang de
constellation, n’est pas si éloigné du sens religieux chrétien, qui en
ce mois
célèbre l’Assomption.
« Ce
terme dérive du latin assumptio,
venant
d'assumere, signifiant
« prendre »,
« enlever », et qui signifiait autrefois le jour de
la mort d'un
saint puisque son âme s'élevait jusqu'au ciel. »
De même que
l’âme du saint s’éleva au ciel, de même que le Lion de Némée s’éleva au
ciel.
De même que ce mois célèbre la mort d’un saint, de même qu’il commémore
la mort
d’un enfant ou la mort d’un lion divin.
L’analogie
n’est pas moindre, car les
peynautes lisant régulièrement
les
articles, ont remarqué nous recherchions le sens perdu des choses, des
faits,
de l’histoire, des événements et démontrons à longueur d’articles,
qu’il n’y a
pas de rupture de croyance ou de foi.
C’est une même
histoire depuis l’aube de l’humanité,
qui s’habille de nouvelles vêtures, au
fur et à mesure que nous
avancions dans ce temps, perçu
comme
linéaire.
Ce mois funèbre
atteint son apex le 15 août avec « la
commémoration de la mort, de la résurrection et de l'arrivée au ciel de
la
Vierge Marie, mère de Jésus.
Une croyance de
l'Église veut que cette dernière soit ressuscitée et qu'elle repose
corps et
âme au Paradis. Dans de nombreuses régions, cette fête est l'occasion
de
nombreuses processions, pèlerinages et bénédictions. »
Août mûrit les fruits,
Septembre les cueille.
En
France, août est le mois le plus chaud de l’année, du moins ressenti
comme tel.
C’est un mois estival, celui des récoltes et des fourrages, c’est le
mois aussi
des labours, de la
préparation des
sols. En somme, un mois plein d’espoir, car la promesse d’une bonne
récolte,
d’une bonne vendange, un mois vert,
telle est la dominante colorimétrique d’août.
Le
vert, un vert nature qui embellit la flore. Les plantes sont
verdissantes, les
herbes verdoient, la lumière en transperçant
la feuillée grappille
de sa couleur viride et la
restitue dans des scintillements miroitant ou irisant.
Verdoyance
n’est-ce pas le nom de la déesse Cérès !
Cette
année, j’ai le sentiment que la nature croît plus que d’habitude, on
retrouve
des plantes poussant
dans des lieux
incommodants et inhabituels, une croissance exagérée.
A
contrario, nous avons remarqué que si août est propice aux aoûtats, aux
moustiques et aux libellules, à toutes ces petites bêtes volantes qui
pullulent
au cours de ce mois, un nombre « invu » ou inobservé
d’abeilles, de
guêpes, de coccinelles voire
de scarabées entrant par les fenêtres
ouvertes de la maison, ils
semblaient
comme abrutis, saouls, drogués, juste avant de mourir sous mon regard.
Phénomène
inquiétant, car si les abeilles disparaissent l’humanité n’a pas
longtemps à
vivre, car qui fertilisera les plantes !
Les
agriculteurs sont les responsables à première vue, ces gens qui pendant
des
millénaires ont accompagné la vie, l’homme, aujourd’hui fomentent le
plus grand
crime que nous ayons eu à connaître, leurs pratiques tuent les abeilles
et
incidemment tueront l’homme.
De
même qu’un homme un jour a eu le choix d’appuyer sur un bouton ou non.
Un
simple geste qui aurait pu déclencher un holocauste nucléaire, a fait le choix de la vie…
Les
agriculteurs sont placés devant ce fait, continuer à défendre la vie ou
devenir
un vecteur de mort.
Ils
doivent interroger leurs pratiques culturales, savoir ce qu’ils ont mis
comme
intrants conduisant à la mort des abeilles et corriger.
Evariste
Zephyrin
Odes de
Pindare : Les Jeux Néméens
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