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La polémique
enfle en Bretagne
Avec AFP
Des centaines de
personnes ont manifesté dimanche sur la plage de Saint-Michel-en-Grève
dans les
Côtes d'Armor en soutien à son maire, après la mort sur cette plage
d'un cheval
qui pourrait avoir été tué par des gaz émanant d'algues vertes en
décomposition. Venus en famille, ils étaient 400 à 500 manifestants
selon la préfecture,
un millier selon les organisateurs, réunis sur la plage de cette petite
commune
balnéaire où l'animal est mort début août après s'être enlisé dans une
zone où
se trouvaient des amas d'algues. Son cavalier, qui avait perdu
connaissance,
avait pu être sauvé par des témoins intervenus très rapidement.
L'un des manifestants,
déguisé en l'Ankou (symbole breton de la mort), représentait la
dangerosité de
la prolifération de ces algues, les ulves, qui, en état de
décomposition,
dégagent de l'hydrogène sulfuré.
Présent au rassemblement,
l'avocat du cavalier a indiqué que son client avait décidé de porter
plainte
contre X "dans les jours à venir" pour blessures involontaires, mise
en danger de la vie d'autrui et mort involontaire du cheval. "Vincent
Petit, le cavalier, ne met pas en cause personnellement le maire de
Saint-Michel-en-Grève, mais le code des collectivités territoriales
implique le
maire comme responsable de la sécurité publique sur les plages", a
précisé
Me Vincent Le Luyer aux manifestants.
Des nitrates agricoles
impliqués
Une dizaine de maires des
communes voisines étaient venus soutenir leur collègue René Ropartz,
réclamant
"enfin des mesures" contre la prolifération des algues vertes liée à
la pollution des eaux par l'agriculture et l'élevage intensifs, un
casse-tête
quotidien pour des dizaines de communes bretonnes depuis plus de 30
ans. Des
associations écologistes présentes à la manifestation ont d'ailleurs
appelé à
signer des plaintes individuelles contre le préfet des Côtes d'Armor,
accusé de
n'avoir "pris aucune mesure visant à faire cesser cette pollution (...)
des cours d'eau par les nitrates agricoles, à l'origine des marées
vertes".
En octobre 2007, l'État,
qui a fait appel de la décision, avait été jugé par le tribunal
administratif
de Rennes responsable de la prolifération des ulves sur le littoral
breton.
"La mort du cheval
peut être l'occasion pour que les choses bougent et que l'on fasse
enfin
quelque chose", a souligné de son côté M. Ropartz, maire de la commune
de
480 habitants, qui va devoir dépenser 150.000 euros cette année pour le
ramassage des algues indésirables. "Le sujet n'a même pas été abordé au
Grenelle de l'environnement, on n'est pas entendus par les différentes
autorités de l'État", a-t-il regretté.
Évoquant la situation
sanitaire de cette côte bretonne, Pierre Philippe, médecin urgentiste à
Lannion
(Côtes d'Armor), a confirmé que les algues pouvaient être mortelles
"dans
certains cas en état de putréfaction", conseillant de "ne pas
approcher d'un tas en décomposition". "Les algues vertes constituent
un préjudice énorme", a déploré de son côté Mario Scotto, patron de
l'hôtel de la Plage, dernier hôtel de la commune qui en comptait encore
six
dans les années 1950.
source
Quelques
commentaires apportant une plus value à l’article.
(...) La particularité du
réseau hydrologique sur le granit imperméable qui est la cause. Et les
autres
régions auront probablement le même genre de problème à régler, avec la
multiplication des blocs de béton stabilisateurs d'éoliennes, comme par
exemple
sur les terrains crayeux et calcaires, comme en Picardie. Le béton est
imperméable, le ruissellement des eaux pluviales va se concentrer à sa
jonction
avec le sol et raviner très vite, court-circuitant le filtrage lent et
naturel
par les terrains de craie ou de calcaire. Au cas où vous l'ignorerez,
l'eau de
pluie se charge du CO2 pour faire de l'acide carbonique, lequel dissout
les
carbonates insolubles (craie, calcaires) en donnant des bicarbonates
bien
solubles dans l'eau. Cela, vos experts écolos vous le diront pas, mais
c'est
ainsi que le CO2 est recyclé, vers les eaux, les rivières et l'océan,
et pas dans
les feuilles de salades ni les aiguilles de pins. Au passage, l'acide
carbonique creuse les sols calcaires : regardez l'érosion des falaises,
elle
est due aux eaux de pluie, pas à la mer. Ce ruissellement sur le béton
risque
donc de rapidement augmenter la pollution des nappes jusque là encore
plus ou
moins filtrées, surtout celles de faible profondeur, comme en Île de
France et
en Picardie. Bienvenue dans le monde merveilleux des khmers verts ! et
des
bateleurs de foire transformés en experts.
Gaston
Histoire
d'eaux sales... le grenelle des
jean-foutres !
Il est tout de même
surprenant que l'on autorise les épandages en Bretagne, sur les sols
reposant
sur le massif granitique : les ressources en eau ne sont que des eaux
de
surface, et non pas des nappes profondes qui bénéficieraient d'un
filtrage-percolation par une couche épaisse de terrain pouvant retenir
les
nitrates et autres polluants comme les métaux lourds. En un mot, tout
va
directement dans les estuaires, et il faut traiter impérativement et
avec
difficultés les eaux de consommation prélevées dans des aquifères de
surface, à
renouvellement quasi instantané. Donc que des épandages soient faits
pour des
raisons économiques, sans tenir compte des particularités de ce massif
armoricain, cela est étonnant, mais que le problème ne figure pas au
fabuleux
"grenelle" démontre bien son caractère bobo-écolo-rigolo et ses
préoccupations politiques pour nous vendre de la peur et des taxes, et
mercantiles pour placer des éoliennes et autres foutaises, à coup de
subventions sûrement encore moins productives que celles données aux
paysans ou
aux éleveurs.
Le Lampiste
Sols
imbibés
Même si on supprimait
tous les élevages porcins de Bretagne, ça ne changerait malheureusement
rien
dans l'immédiat car les sols sont imbibés des nitrates issus du
lisier...
Toutes les sources sont polluées aux nitrates... La cause de ces marées
vertes
est connue de tous mais le lobby porcin constitue un poids économique
énorme
qu'aucun politicien n'ose affronter. Pourtant ces algues sont une
source
d'énergie considérable totalement inexploitée. Autrefois l'agriculture
et
l'élevage étaient liés, du temps où tout était fait à la main, puis la
mécanisation a vidé les campagnes de leur main d’œuvre et spécialisé
les
exploitations, ça a donc entraîné une concentration des activités... ce
résultat est dramatique sur le plan écologique, aujourd'hui on parle du
porc en
Bretagne mais c'est pareil avec les volailles dans le Sud-Ouest, ou
quelque
soit la culture quand une exploitation fait de la monoculture les
terres
reçoivent toujours les mêmes produits et c'est ça qui crée le problème.
En
Bretagne, si on prend le nombre total de porcs et qu'on le divise par
le nombre
d'exploitations, on supprime une grande partie du problème or ce qui
existe
c'est une concentrations géographique des élevages... C'est comme sur
les
routes : tout le monde au même endroit au même moment constitue un
embouteillage !
Triplecroche
Lundi 10 août
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