La génétique en cause
Une variation
dans le code génétique contribue à expliquer pourquoi certaines personnes
répondent mieux que d'autres au traitement contre l'hépatite C, avancent
des chercheurs américains.
L'étude,
publiée dimanche dans la revue Nature, révèle que les personnes avec une
certaine variation génétique sont beaucoup plus susceptibles de répondre au
traitement, et que cette variation est plus fréquente chez les personnes
d'origine européenne que chez les Afro-Américains.
Le traitement
standard contre l'hépatite C chronique prend près d'un an et a des effets
secondaires potentiels comme des symptômes pseudo-grippaux et la dépression.
Des examens
pour vérifier cette différence génétique pourraient donc aider à décider si un
patient est susceptible de réagir positivement ou non au traitement, selon les
auteurs de l'étude dirigée par David B. Goldstein et John McHutchison de
l'Université Duke.
L'analyse a été
conduite auprès de 1137 patients qui avaient une infection chronique au
type le plus commun du virus de l'hépatite C aux États-Unis et en Europe,
lequel est moins sensible au traitement que les autres types.
Après avoir
reçu un traitement standard, environ 80 % des patients ayant la variation
génétique favorable se sont débarrassés du virus, alors qu'environ 30 % de
ceux qui n'avaient pas cette variation ont réussi à combattre le virus.
Question de
gène avant tout
Bien que la
variation génétique soit plus fréquente chez les personnes d'origine asiatique
(75 %) et européenne (55 %) que chez les Afro-Américains (25 %),
les Noirs ayant la variation génétique ont mieux répondu au traitement que les
Blancs qui ne l'avaient pas, ce qui indique que le gène est un meilleur
indicateur que le groupe ethnique, estiment les chercheurs.
Environ 242 500
Canadiens ont l'hépatite C, selon l'Agence de la santé publique du Canada. Dans
le monde, ce sont quelque 170 millions de personnes qui ont
l'hépatite C chronique dans le monde. Certaines peuvent venir qu'à
souffrir d'une cirrhose du foie, d'une insuffisance hépatique ou encore
développer un cancer. Le virus se propage par contact avec du sang infecté,
notamment lors de l'utilisation d'aiguilles mal stérilisées.
Radio-Canada.ca
avec Associated Press et New York Times 17 août
2009
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