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Eglises en péril faute de crédits
Patrimoine. Les budgets de la Drac en baisse
obligent la ville à compenser. Deux églises sont en chantier.

Le chœur de l'église Saint-Jérôme en cours de restauration.
Photo DDM, Florent Busquet-Manavit
Toulouse, tes
églises foutent-elles le camp ? Pas encore vraiment, mais il y a péril en la
demeure. La faute, semble-t-il, à l'État qui, en matière culturelle et
patrimoniale comme dans bien d'autres domaines, a bien réduit ses budgets.
« Là où la Drac
(direction régionale des affaires culturelles) fournissait jusqu'à 40 % du
budget nécessaire à la restauration des églises classées, elle ne donne plus
que 20 à 30 % », explique-t-on à la direction Bâtiments et Énergie de la Ville,
propriétaire de nombreuses églises toulousaines. « Midi-Pyrénées est très riche
en bâtiments historiques et musées divers, alors on a moins à se partager par
édifice que dans d'autres régions », modère-t-on de source municipale.
L'affaire fait
du bruit au sein de la Drac et des Monuments historiques, un haut responsable
ayant rué dans les brancards devant l'insuffisance des moyens au point d'être
menacé d'une procédure disciplinaire.
2 chantiers, 2 études
Deux chantiers
de restauration sont en cours. Rive gauche, c'est l'église Saint-Nicolas (XVe
siècle) qui bénéficie d'une restauration d'une travée et de la chapelle de
Notre-Dame de la Piéta, menacées par l'humidité. Cinq mois de travaux pour 290
000 € (70 % pour la Ville, 30 % DRAC). Le tympan, à l'extérieur, sera aussi
restauré d'ici début 2010.
De l'autre côté
de la Garonne, l'église Saint-Jérôme, qu'on découvre grâce à un discret passage,
rue de la Pomme, fait l'objet de travaux : la couverture haute, les peintures
du chœur et de la nef baroques, très dégradés par l'humidité, sont restaurés
pour 400 000 € (80 % Ville, 20 % Drac).
Deux études
préalables sont aussi lancées sur les églises de la Daurade et du Taur pour
chiffrer d'éventuels travaux qui nécessiteront plusieurs années de chantier : à
la Daurade (célèbre pour sa Vierge noire), les façades principales et côté Port
sont en piteux état, vitraux et toitures sont à revoir ; au Taur (la Vierge à
l'enfant dite ND du Rempart, noire elle aussi, est remarquable) une réfection
des décors (XVIe s.) et peintures intérieures serait méritée. Celle du couvent
des Jacobins est aussi en projet.
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