Aéroports
de Paris se prend une tarte judiciaire par la Cour
d’Appel de Paris

Les
syndicats, dont la CGT , qui s’étaient sucrés au passage
ne vont pas tarder à
déguster
Le 05
juillet dernier, c’était Phnom Penh à
Aéroports de Paris ! La Grande
Entreprise a lourdement été condamnée par la Cour
d’Appel de Paris, pour avoir
licencié 4 salariés en représailles à la
dénonciation d’une discrimination
raciste. Elle devra réintégrer les 4 salariés illico
presto. Cette
débâcle sur le front du racisme à l’emploi ne
grandit ni l’employeur, ni les
acteurs de la prévention dont l’inspecteur du travail mais
surtout les
syndicats, CGT en tête. Récit.
Madame,
Mademoiselle, Monsieur,
Si
les médias n’en parlent pas et que les syndicats se taisent
c’est que le
silence sur ce scandale arrange les uns et les autres… Pourquoi ?
Diplômé,
compétent mais nègre…
Un
salarié camerounais l’un des plus diplômés si ce
n’est le plus nanti
d’Aéroports de Paris selon ce critère, 4 diplômes
universitaires, dont 2 de 3ème
cycle, en 13 années d’études supérieures, se voit
refuser l’accès à un poste de
cadre au motif qu’il est nègre. « Nègre tu es,
nègre tu resteras quoi que
tu fasses. » L’infériorité ontologique ne
s’est pas démentie et il se
trouvera même un chargé de recrutement, qu’une licence de
psychologie illumine,
mais il est blanc et c’est essentiel, pour dire du premier que
l’intéressé
« ne peut pas être cadre ». A se rouler par
terre.
Nègre
mais impétueux, Thierry BADJECK se rebelle. Ses 3
collègues de l’agence
signalétique, Pascale POUILLON , Didier CANIZARES et Thierry
SCHAFFUSER, tous
blancs dont une femme se solidarisent : ô crime !, ils
n’entendent
pas appliquer pas les canevas ségrégationnistes habituels
et dénoncent contre
toute attente le racisme prémédité contre leur
collègue. On leur propose des
promotions et même de l’argent, rien n’y fait. La mouche de la
vertu les a
piqués, ils maintiennent leur dénonciation et leurs
témoignages malgré 13 mois
de représailles parfois violentes qui conduiront le principal
concerné à être
évacué du lieu de travail par le SAMU le 10 janvier 2006,
à un cumul de près de
680 jours d’arrêt maladie, à un dépôt de main
courante au commissariat de
police, à une plainte auprès de l’inspecteur du travail
d’Orly pour
discrimination raciste puis à l’exercice d’un droit de retrait
le 12 janvier
2007.
Solidaires
et licenciés avec l’aval de syndicats complices
Auparavant
ils avaient patiemment sollicité l’ensemble des syndicats de
l’entreprise qui
se sont lâchement et piteusement défaussés. On ne
touche pas au tabou du
racisme négrophobe en France ! La CGT locale va se
distinguer (tout comme
FO et la CGC ), et M. DUVAL Richard , Secrétaire
Général du SICTAM-CGT
d’Aéroports de Paris va même jouer les supplétifs
de l’employeur en exerçant un
chantage odieux sur les plaignants. Aux 4 salariés qui
demandaient au syndicat
d’intervenir il assènera : « arrêtez vos
conneries les gars… le
taulier te donne ton chèque et tu barres. C’est comme ça
maintenant ».
Jusque là dessinateur projeteur à la maîtrise
d’œuvre d’ADP, M. Duval allait
bénéficier aussitôt après ses pressions
d’une généreuse promotion en tant que
Cadre. Mais ce n’est que coïncidence… M. GENTILI Serge,
Secrétaire Général de
Force Ouvrière fera mieux puisqu’il annoncera 2 mois à
l’avance dans un écrit
prémonitoire que les 4 seraient licenciés moyennant le
motif absurde utilisé en
juin par l’employeur. Fichtre ! Des syndicats Mme Soleil ?
Finalement,
abandonnés de tous, par les syndicats, l’inspecteur du travail,
la Halde et les
soi disant associations de droits de l’homme, les 4 mousquetaires tels
qu’ils
sont surnommés sur Internet, vont mener leur combat
courageusement, seuls
contre tous devant les tribunaux, soutenus par de simples citoyens qui
relaient
l’information sur le réseau. En juin 2006, Ils se feront
licencier portés par
le silence assourdissant des syndicats, pour « exercice
abusif du droit de
retrait » invoqué le 10 janvier 2006 !!!
5
mois après, les faits sont en droit prescrits, l’employeur a
bafoué le droit
qu’il invoque, un fait de racisme est en débat depuis mai 2005,
l’inspecteur
est saisi en décembre 2005, des violences sont constatées
sur le lieu de
travail en janvier 2006, une plainte déposée devant les
prud’hommes le 30
janvier 2006, les arrêts maladies se succèdent, mais les
prud’hommes de Paris
ne voient là que le pouvoir disciplinaire normal de l’employeur.
Puisqu’on vous
dit qu’il s’agit de racisme négrophobe et qu’en ce domaine
précis, en France,
il y a unanimité pour le nier et le dénier, de
l’extrême droite à l’extrême gauche,
des politiques aux syndicats en passant par les avocats !
« Nègre tu
es, nègre tu resteras quoi que tu fasses. ».
La
« justice prud’homale » (pardon il y a
contradiction dans les termes)
les prud’hommes de Paris, et même un
« juge » départiteur ignoreront
la loi et toutes les jurisprudences analogues pour débouter les
4 mousquetaires
le 16 janvier 2007 de leur demande de réintégration alors
qu’ils sont
normalement protégés par les dispositions légales
antiracistes.
Le
collectif anti-racisme de CGT – Métallurgie CGT
Les 4
avaient rencontré M. BRAHMI du Collectif anti-racisme au Palais
de Justice lors
de l’audience en appel d’un autre nègre discriminé parce
que pas assez blanc
pour Renault et même pas blanc du tout d’ailleurs. Remarquez, il
s’est trouvé
un Président pour confier les clefs de la Halde à un
certain SCHWEITZER. Normal
nous sommes en France… Le Collectif avait alors fait des moulinets
durant l’été
2006, en faisant mine, un temps seulement, de les accompagner pour
faire droit
à leurs préjudices avant de se raviser nul ne sait
pourquoi. Mais on devine.
Entre
temps, les oukases dans l’intérêt supérieur du
politburo de Montreuil ont dû
pleuvoir et la milice c’est ravisée (au fait les 4
salariés puis leur Comité de
Soutien le CS4, ont écrit à THIBAULT qui n’a même
pas pris la peine de
répondre…) C’est alors que de curieux coups de
téléphone pour impressionner et
suborner les témoins sinon les liguer contre Thierry BADJECK
sont venus de ce
côté-là du « soutien syndical et
humaniste »… Il s’agissait de leur
instiller le doute sur le bien fondé de leur démarche et
d’imputer à Thierry
BADJECK la victime, « d’avoir provoqué le
licenciement des 3
collègues ». De mémoire de métallo
ça devrait rappeler quelque chose… Mais
la cohésion des 4 était atomique et la manipulation a
fait long feu. Les
experts en trucage et combinaison s’en sont retournés marris et
on imagine les
comptes qu’ils ont dû rendre à leurs commanditaires pour
n’avoir su tenir en
laisse 4 séditieux !
Si les
syndicats ne tiennent même plus les troupes où
va-t-on !!! Rien d’étonnant
cependant sous le ciel du racisme en France. Tout s’explique et
s’éclaire au
contraire. Si les SOS machins, tout comme les syndicats servaient
à quelque
chose dans ce pays s ’agissant de négrophobie, il y a longtemps
que ça se
saurait. Pas étonnant encore que les flux de voix
transférés au FN, puis leur
xénophobie recyclée à l’UMP sous le masque de
l’ordre aient un arrière goût
syndical sinon d’extrême gauche… De ci à là sans
transition dans le spectre, la
xénophobie négrophobe est la même.
Pas
étonnant non plus que le racisme trouve ses supplétifs au
sein des populations
concernées. Il y eût pour la Traite Atlantique , les Roi
d’Agbomey et Bakongos,
et aujourd’hui encore des pantins pour faire figure de chefs d’Etats
à une
politique africaine postcoloniale. Mais la collaboration n’est pas
l’apanage
des nègres loin de là mais le lot de tous les groupes
dominés. Qui ne se
souvient des kapos, des harkis ? Et la France n’avait-elle pas ses
collabos ? Eh oui… Il a suffit de quelques tickets de rationnement
pour
que l’immense majorité du peuple des droits de l’homme ressemble
au destin
dérisoire de Lacombe Lucien (Louis Malle). Au lendemain de la
guerre ils
étaient tous résistants comme ils défendent
aujourd’hui les droits de l’homme…
Imposteurs.
Pas
étonnant donc qu’on trouve 3 nègres au sein de la
direction INA d’ADP pour
témoigner contre leur « frère »
comment dit-on ? « De
couleur ». Ca évite de prononcer le mot nègre
et ça fait moins raciste. Ce
qui surprend pourtant et est véritablement inédit, ce
sont les 3 blancs qui ont
brutalement changé le logiciel ségrégationniste.
Là précisément où les
syndicats se sont couchés. Pas étonnant donc que le
Collectif n’ait pas suivi.
Quiconque sait à quel service il est.
Quel coin
du globe ne s’est pas déjà étouffé de
l’antienne inlassablement resucée jusqu’à
dégoûter l’oreille la plus complaisante : la France
est Patrie des droits
de l’homme. La France et Sa République, Son destin historique,
Son peuple
héroïque dont les Syndicats, CGT en tête – ben
voyons !-, tous ardents
défenseurs des valeurs universelles de l’égalité
des droits. Que personne ne
tousse ! Et il est interdit d’en rire.
La
réalité
est bien plus sombre, plus brune. La peste est devenue la loi du genre
syndical
tout le monde le sait, et les syndicalistes en premier lieu qui savent
tirer
prébendes de leur corruption de petit-bourgeois faussement
révolutionnaires,
proprement réactionnaires.
Prenez
connaissance du jugement de la Cour d’Appel de Paris c’est mieux que
les potins
colportés ci et là par des misérables en
quête de strapontin quitte à servir de
caution ethnique.
Au fait,
vous trouverez la ressource sur le net en suivant les lien
ci-après publiés par
un syndicat… La CGT.
Un article
sur le sujet : http://www.ulcgtroissy.fr/spip.php?article853
Une copie
de l’arrêt : http://www.ulcgtroissy.fr/IMG/pdf/ADP-discrimination.pdf
http://www.dailymotion.com/relevance/search/adp+discrimination/video/x2c4jx_les-4-contre-adp20607_politics/1
http://www.youtube.com/watch?v=95XmSHbBGqk