La
presse papier

Pour
qui veut s’informer,
et avoir un support papier entre ses mains, il n’existe que
France-Antilles, du
moins aux dernières nouvelles. Le tout puissant groupe Hersant,
mangeur de
médias, ne doit certainement pas feuilleter souvent les pages du
journal
antillais, sous peine d’attraper un état. Voilà ce
que nous pouvons en dire :
- On connait tous le sobriquet dont les Antillais ont eux-même
affublé le
papier: Fwans-menti, hahaha!
- Adalbè le trouve confus, mal
agencé. Les articles, souvent bourrés de
fautes, sont relevés par le piment des phrases redondantes et
ampoulées. Autant
dire que les pigistes doivent être payés au lance-pierre,
ou avec des barres de
Twix.
-
Le fond des articles n’a justement pas de fond : on ne commente pas
l’actualité, on la retranscrit (mal). Aucune analyse, aucun
engagement. C’est
lisse, propre et diablement soporifique. Oui, même si des efforts
ont été
faits, la lecture de cette feuille de chou reste un petit calvaire.
-
L’actualité internationale n’est qu’un amas de
dépêches (AFP, certainement)
sans tête ni queue. Nous aurions pourtant trouvé
intéressant d’avoir l’avis,
pas de copier-coller, d’un rédacteur antillais sur ce qui se
passe dans la
Caraïbe, et dans le monde. On est tombé, à
France-Antilles, dans le piège de la
facilité…
-
La seule rubrique dans
laquelle les journaliste se lâchent, est la partie
sportive, et notamment lors du Tour de la
Guadeloupe ou du Tour
des Yoles! Les plumes s’aiguisent, l’analyse devient plus fine. c’est
déjà ça!
Bref,
on lit France-Antilles
parce qu’on y est obligé, faute de mieux. Et c’est ça le
vrai drame. Un journal
sans odeurs, sans couleurs. Le seul point épicé est sans
conteste la petite
bande dessinée de Pancho. Bien
maigre,
pour un quotidien régional…
Sinon,
il vous reste le 97-1 et le 97-2 pour les petites annonces. Le rayon de
soleil de la presse écrite vient du Motphrasé, journal
satirique qui met les
pieds dans le plat, et nous gratifie de magnifiques caricatures ! enfin
un peu
de vie, de sang neuf injecté, de coups de pieds dans le
derrière! point faible:
pas de sites internet… il faut se mettre à la page…
A
se demander ce que font
les journalistes, les rédacteurs en chef de France-Antilles. A
se demander ce
que font les concurrents. N’y aurait-il point de journal alternatif
pour
déloger
le nid de guêpes-maçonnes de sa position faussement
dominatrice ? Voilà,
Adalbè donne le premier coup de yan’ dans le canal-dos de
France-Antilles, en
espérant que ce ne sera ni le premier ni le dernier. Sans
émulation, point
d’excellence. Sur le web. Chemin
faisant, Adalbè a
pensé au web, se disant qu’on pouvait s’informer
correctement sur la toile…mal lui en a pris, tant il fut frappé
d’apoplexie
devant le - quasi - désert intellectuel du web antillais !
Evidemment,
France-Antilles n’a pas de site web (tant mieux ?). Le reste est
aussi pathétique : peu de sites mis à jour ou peu de
sites tout court. Les
rescapés en premières pages Google singent
France-Antilles, en empilant les
dépêches AFP. Ils singent tellement bien que l’on retrouve
les même fautes
d’orthographes. Si ça c’est pas du copier-coller…
Domactu
semblait, dans un premier temps intéressant. Intéressant
si l’on adore
les faits divers, puisque 70% de leurs informations et de leurs
brèves
concernent des drames conjugaux : « Drame conjugal à Pointapit !!! on
missié tchouyé madamn’ aaaaay ! Mi foooooooooto ay ! Mi
foto a mal veraaaaaaaa
la !!! ».
Bon,
et qu’on ne me fasse pas croire qu’il ne se passe rien d’autre aux
Antilles. Le point fort de Domactu était, à notre sens,
la tribune libre: l’internaute citoyen
pouvait envoyer
ses articles et les voir publier sur le net ! Ô
révolution! du journalisme
participatif ! Tenté et enchanté par cette perspective, Adalbè a envoyé deux
articles, tous publiés (dont un a eu un réel
succès). Puis deux autres dont
nous sommes toujours sans nouvelles. Ont-ils été
refusés (trop originaux, trop
grinçants) ? les
administrateurs sont-ils en vacances ? Nous
ne le sauront jamais, puisque aucun mèl ne nous a
été envoyé pour nous dire ce
qu’il en était… alors si vous les voyez, veuillez les ramener
à Adalbè,
merci. Enfin, après environ trois semaines sans nouvelles de ces
jeunes
articles, nous nous voyons un brin pessimistes sur leur sort. Nous
espérons
tout de même retrouver leurs corps.
De
là à penser qu’on a voulu les faire taire, il n’y a qu’un
pas que nous
franchissons allègrement ! Domactu aurait-il peur de la
concurrence - toute
relative vu leurs moyens - ou sont-ils effrayés par la
nouveauté ? Oui, chez
eux, un article de plus de 10 lignes traitant d’autre chose que de
drames
conjugaux ou de délinquance, ça doit faire peur, quand on
n’y est pas habitué.
S’ils nous lisent, qu’ils sachent que Adalbè
enverra encore des articles,
fera encore entendre sa voix et sentir le parfum de sa chair.
Auront-ils assez
de caractère ou de folie pour les mettre en ligne après
la volée de bambou que
nous venons, magistralement, de leur administrer ? Vous le saurez
bientôt. Et
d’ailleurs, pourquoi ne pas proposer cet article même…?
Laissons-là
ces pauvres domactiens et intéressons-nous à ceux qui distribuent des coups de pompe au cul, et
des koud’ yan’! je veux parler de Bondamanjak et de Pyepimanla.
Voilà
de l’indiscipline,
un vent d’irrespect et de révolte! enfin des articles non
pompés sur l’AFP !
enfin de l’analyse sociale, politique, culturelle ! Enfin des blogs
alternatifs! Vous aurez remarqué que les deux noms
évoquent une brûlure
agréable, qui donne du goût à votre repas: la
brûlure intellectuelle du piment
est dans nos gorges !
Longue
vie à eux!
Adalbè
Vatout