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Théodore Louri-Erichaut : le poète des
instants
introduit par Gaëlle Linfide
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On dit
souvent que les conseilleurs ne sont pas les payeurs, ou que les vrais
amis
peuvent se compter sur les doigts d’une main. On peut être
entouré d’une
kyrielle de compagnons, compères, complices, parfois mal
intentionnés. Mais un
ami c’est quelqu’un sur qui on peut compter même dans les
difficultés et
surtout dans les difficultés, c’est une oreille qui
écoute, un cœur qui ne juge
pas, un regard qui apporte qui vous grandit et vous embellit. Des
pensées en
symbiose entretenant un bien-être mutuel, apportant, donnant,
recevant et
créant des instants débonnaires. Une parfaite harmonie
instaurée sans excès
malveillants. Sans cesse à la recherche du bien de l’autre,
l’entourant de
sécurité, sincérité. Entretenant un jardin
secret de par une terre cultivée
sans vices, ni malices. Je vais vous laisser lire Théodore vous
comprendrez
comment il perçoit le sens du partage amical ….

Mon
Ami
A quoi bon chercher ?
Pourquoi continuer à lutter ?
Quand on ne peut gagner
Ce que la vie nous a caché
Il vaut mieux le prendre du bon côté.
Essaie de comprendre
Que la chance ne se laisse prendre
Qu’au risque de se pendre
Mais pour ne pas te laisser surprendre
Tu dois te forcer à tout apprendre.
Mon ami, mon cher
confrère,
Toi qui vis toujours en solitaire
Au milieu de tous ces gens si austères,
Toi qui leurs gardes un cœur pourtant sincère
Et qui jamais ne désespère.
Toi, bon vieux frère,
Tu sais que la vie est vraiment chère
Surtout pour ceux qui espère
Mais à tout les volontaires
C’est bien juste le contraire
Car têtus ils ne se laissent pas faire
Comme toi ils sont sages mais réfractaires.
Théodore
Louri-Erichaut, le
10 Janvier 1968 au Vieux Moulin.
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L’instant
d’une délicieuse échappée, l’homme s’est
laissé aller à aimer. Il semble ne pas avoir
regretté de s’être amouraché, car
s’en est venu à lui un bonheur engoué. Il
paraîtrait que les charmes de
l’adorable l’ait troublé, car elle flâne subtilement dans
ses pensées. Au-delà
des distances et de l’attente leurs cœurs à l’unisson
s’accordent avec raison
sur des notes qu’eux seuls peuvent composer dans leur rêve tant
aimé….

L’Evasion
Un jour, je me suis décidé
De la solitude, me retirer
Et de pouvoir aussi gouter
Au bonheur et d’être aimé.
Alors, je me suis mis à l’ouvrage
Pour trouver une fille sage
Et lui dire mon hommage
En évitant, un long ramage.
Vers toi, tout se décida
Car au travers de ma route tu te trouvas
Là où l’amour commença
Du coup, ma solitude s’en alla.
Et depuis, je suis heureux crois moi
Parce que tu es mon unique joie
Je ne cesse de penser à toi.
Toi qui es si loin de moi.
Mais qu’importe la distance
Puisque tu m’aimes et moi de même
Il faut savoir attendre avec patience
Car ce prix là en vaut la peine
Pour s’aimer avec aisance.
Théodore
Louri-Erichaut, le
08 Février 1968 au Vieux Moulin.
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Fermez
doucement les yeux, videz vous des contrariétés en vous
créant une bulle, une
bulle stérile de déplaisirs, et là, laisser le
silence vous pénétrer, vous
envahir, abandonnez-vous à l’immersion de vos émotions
positives. Entendez le
chuchotement de l’eau vous relater les émotions secrètes
de l’homme. Il lui
adresse son hommage empressé, désireux, amoureux d’une
onde bien-aimée….

La
Mer
La mer pareille au désert
La mer aux ondes tumultueuses
La mer qui en apparence semble nous dire un concert
La mer que nous aimons et qui est si mystère
La mer ! Toi qui sais si bien nous faire rêver
Comme nous t’aimons, mer majestueuse.
Malgré la crainte que tu nous inspires
Tu es pour nous un vrai trésor
Quand en hardis, nous envahissons ton empire
Tu hurles comme un météore
Mais consciente comme une mère, tu soupires
Nous pardonnes et détends comme un ressort.
Mais il arrive que parfois,
A force de patience tu te fâches
Et malheur à celui qui sert ta proie
En grondant déferlent tes vagues
Qui eux-mêmes tracent leurs voies
En renversant tout sur leur passage.
Mais de toutes ces choses
Douce mer, nous te pardonnons
Car jamais tu ne proposes
Seulement nous savons
Que tu nous en fais des victimes,
Ce qui est pour toi la rançon
De nos intruses visites.
Heureusement pour nous, belle duchesse
Qu’une fois ta colère apaisée
Tu nous permets de puiser dans tes richesses
Que ce soit en voguant sur tes flots au gré de tes
alizés
Ou en explorant tes profondeurs parmi tes rochers
hérissés
Où mille trésors nous sont conservés
Que tu nous offres avec tant de sagesse.
Théodore Louri-Erichaut, le
18 Avril 1968
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Vivifiante,
purifiante, créatrice, elle tombe arrosant la terre. L’existence
s’égaye car
c’est elle qui la soutient et la grandit. Je regarde à
travers les
gouttes cet homme qui avance doucement sous la pluie, il ne
réagit pas on
aurait dit qu’il n’est pas mouillé, elle tombe sans le toucher
est-il vraiment
là, sous cette averse froide ? …

L’homme
et la pluie
Sombre nuit
Pour cet homme surpris…
Non seulement par la nuit,
Mais aussi par madame la Pluie.
Insensiblement il s’en va
Sous ce déluge qui s’abat sur lui
Comme le toréro se préparant pour la corrida
Pour affronter le taureau en un furieux combat.
On sent qu’il est soucieux
On constate aussi son anxiété
Sans se plaindre, il regarde les cieux
Sachant qu’il fait partie de la société.
Mais il garde bon espoir
Et madame la Pluie est son amie
Car elle apaise son désespoir
Et lui enlève sa nostalgie
Sous la douche il se
réjouit
Car il oublie ses ennuis.
En cet instant tout s’éclaircit pour lui
Et le cœur léger il remercie madame la Pluie.
Théodore
Louri-Erichaut, le 1er
Mai 1968
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Le souffle appelle à la
vie, c’est lui qui l’égaie et l’épanouie. Ce don
précieux divin nous est donné
de notre bien aimé Créateur. Valeur inestimable que nous
devons entretenir face
aux nuisances sous toutes ses formes de ce monde. Bien immense que
beaucoup
tendent à négliger.

La
Vie
La vie qui nous sourit
Est pareille à la fleur qui s’épanouit
Semblable à la lumière qui luit
Indispensable à celui qui prie.
Le souffle divin, que nous
héritons de Dieu
Est un trésor inestimable, que nous envie le Diable.
C’est le symbole vivant garanti par le Fils de Dieu
Venus du Très Haut pour sauver nos âmes.
On festoie, on s’amuse
Les mauvais riches méprisent les pauvres.
Tandis que les plus forts molestent les plus faibles.
C’est là la confirmation de la vie terrestre.
Mais au-dessus de toute chose,
Il en existe, un bien plus précieux
Celui que Dieu nous réserve dans les cieux,
Ce que nous espérons tous ; « la vie
éternelle ».
Théodore Louri-Erichaut, le 15 Mai 1968
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