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La Vierge et la science

notre dame de guadalupeCurieux titre que celui-là : La Vierge Marie et la science ! Peut-on penser que la Mère de Jésus ait quelque chose à voir avec les merveilles de la technologie, les profondeurs de la recherche fondamentale, les visions cosmiques de nos astrophysiciens ? Et pourtant le titre s'impose dès que l'on a connaissance de quelques faits dont les scientifiques ne parviennent pas à démêler les fils. Exemples ? Le seul manteau de Juan Diego à Mexico – haut-lieu depuis la venue de Notre-Dame de Guadalupe (1) - suffirait en effet à le justifier, lui sur lequel s'est posé inexplicablement, le 31 décembre d'il y a exactement 475 années, le portrait en pied de la "Dame des Mers "(2), : j'y ajouterai, en guise de cadeaux de nouvel an, les prunelliers de Bra, les écoulements d'huile sur l'icône, au demeurant très quelconque, simple reproduction, de Damas sans parler des guérisons déclarées, après maintes et maintes vérifications, toutes de plus en plus méticuleuses, approfondies, fondées sur le doute le plus zététique qui soit.

Quelles sciences ou technologies sont en ces quelques événements dominées ? L'exposé des faits qui les sous-tendent, considérables en eux-mêmes lorsqu'ils sont examinés sous l'angle de leur humilité ou de leur naïve outrecuidance, permettrait aisément d'en faire une liste approximative. Le manteau lui-même : il devrait avoir disparu depuis des siècles, la durée de vie des tissus en ayatte (3) ne dépassant guère les vingt ans. Au début du seizième siècle, il fut vénéré par plus de neuf millions  d'Amérindiens du Mexique, qui ne seraient jamais repartis vers leurs villages s'ils n'avaient pu le caresser afin d'emporter au bout de leur doigt la sensation même du miracle. Neuf millions d'attouchements plus ou moins appuyés, au milieu d'une foule constamment pressée, voyez ce qui resterait d'une chemise d'aujourd'hui après un tel traitement comparable à des essais de vieillissement accéléré… Quant à l'image, elle stupéfie. Telle partie semble peinte à la détrempe quand telle autre semble l'avoir été à l'huile ou à l'aquarelle, mais l'ensemble paraît plutôt, aux experts de la Maison Kodak, la projection d'une diapositive alors que manquent et le cliché et le projecteur… Cela n'est rien cependant par rapport au reste !

En effet, Marie semble tout savoir sur la géographie du pays où elle s'invite : sur sa robe s'entrelacent les motifs symboliques de toutes les provinces du pays aztèque, ce qui fit d'ailleurs dire à leurs habitants qu'elle était bien de chez eux ! Mais elle connaissait également leurs croyances puisque posant ses pieds sur le croissant, symbole de la déesse des sacrifices humains – qui fut de ce fait déchue dans l'esprit de ses adorateurs – et tournant le dos au dieu Soleil, de même aussitôt rejeté par ses anciens partisans. (5) Cela n'est rien cependant par rapport à ce qui suit ! Ah mais, de quoi s'agit-il ? De légendes sans doute ? Non, l'énoncé d'observations tout ce qu'il y a de plus sérieux, de plus authentique, de plus vérifié. Aucune affabulation, des constats véridiques quoique effectués dans le plus grand étonnement qui puisse être, même si le plus impressionnant reste à dire : les yeux de Marie sont à demi fermés, c'est-à-dire à demi ouverts. Ce dernier point surprend même les plus habitués. Qu'on en juge :

Le Dr Javier Torroella Bueno, MDS, est en 1956 un célèbre ophtalmologue mexicain. Il lui a été demandé d'effectuer l'examen des yeux de la célèbre image dont on dit qu'ils présentent une caractéristique réservée au vivant ! Le 27 mars, il est à pied d'œuvre. Jusqu'ici, ce qui ressortait d'un récit d'apparence fantasmatique va entrer dans le champ d'une science précise.

C'est en 1929 que tout avait commencé. Cette année-là, Alfonso Marcue reçut le choc de sa vie, lui le photographe officiel de l'ancienne Basilique de Guadalupe à Mexico, quand il lui sembla distinguer le reflet d'un homme barbu dans l'œil droit de Notre-Dame. Il se crut fou, naturellement, puisque une telle chose est impossible dans l'œil d'une personnage peint, mais cette vision l'obséda au point qu'il vérifia cent fois ses photographies en blanc et noir, jusqu'à n'avoir enfin plus aucun doute : il y avait bien là, en cet espace si minime, l'image d'un homme barbu. Alors il se décida, s'en vint trouver les autorités ecclésiastiques. À cette époque, les événements étaient plutôt aux hostilités ouvertes entre l'Église et l'État révolutionnaire, farouchement anti-clérical : les responsables de la Basilique, craignant le pire si ce fait ahurissant et probablement inventé était divulgué, demandèrent donc à l'homme de l'art de garder un silence absolu sur sa découverte. Il obéit. Plus de 20 ans plus tard, le 29 mai 1951, José Carlos Salinas Chavez examine à son tour une bonne photographie du visage ; il fait la même constatation, il voit ce reflet incroyable : un homme barbu regarde vers celle qui est en train de lui apparaître et son image se reflète pour toujours dans l'œil droit de l'apparition. Mais cette fois le reflet se découvre également dans l'œil gauche. De nombreux autres ophtalmologues furent appelés en renfort pour pratiquer des examens sur les yeux de l'image apparut quatre cent soixante quinze ans plus tôt sur la tilma, l'étrange manteau de Juan Diego canonisé par Jean-Paul II. Donnant chacun plus ou moins de détails, ils abondèrent
tous dans le sens des observations d'Alfonso Marcue.

Le rapport du Dr Javier Torroella Bueno est le premier à avoir été publié : il certifie la présence d'un triple reflet (formation d'image connue sous le nom d'effet Samson-Purkinje), caractéristique de tout œil humain vivant, mais reflet qui se fige au moment du dernier regard. Il précise en outre que ces silhouettes se situent exactement là où elles doivent être selon l'effet précité : également que la distorsion des images est en accord avec la courbure de la cornée. La même année, un autre ophtalmologue, le Dr Rafael Torrija Lavoignet, examina lui aussi ces yeux, décidément mystérieux, dans tous leurs détails mais cette fois, non à partir de photographies, mais directement à l'aide d'un ophtalmoscope. Il observa la forme humaine apparente dans la cornée des deux yeux, située là où elle doit se trouver et avec la distorsion d'un œil humain normal ; il ajouta quelque chose d'invraisemblable : ces yeux lui paraissaient comme vivants. Quel tour superbe a joué ici la Vierge Marie aux zététiciens de tout poil réduits à nier en bloc ce que les savants, habitués au strict respect des faits, reconnaissent humblement, puisque ne pouvant expliquer ce qu'ils voient, ce qu'ils étudient !notre dame de guadalupe

La visiteuse magnifique du 12 décembre 1531 avait demandé à Juan Diego d'aller cueillir, tout au haut de la colline de Tepeyac, près de Mexico, des roses afin de les offrir à Mgr Zarruega : ce qu'il fit, quoique sachant que rien ne poussait sur ce roc dénudé et qu'il ne pouvait y avoir de fleurs surtout à cette saison. Les roses y étaient pourtant ! Il en prit une gerbe, l'enveloppa dans sa tilma et s'en fut chez l'évêque. On le fit attendre longtemps, il s'incrusta et finit par avoir gain de cause. L'évêque s'esbaudit de la splendeur de ces
roses de Castille, celles qu'il préférait mais s'en détourne aussitôt, voyant se former sur l'étoffe du manteau une image qui le stupéfie : ce qui s'observe dans les yeux de Marie, à notre plus grand étonnement. Marie jardinière, Marie amante des fleurs, voilà un miracle qui nousla rend singulièrement proche, alors que l'événement devrait surtout nous éloigner d'elle, qui sommes des sortes de bons à rien par rapport à ce qu'elle peut ! Mais ce n'est ni la première fois ni la dernière qu'elle s'est offert, au cours des temps, quelque bouquet ou quelque source…

Je veux ici faire mention d'un autre bouquet qui a le mérite de refleurir chaque année… On peut aller le contempler à Bra, ville minime de la province de Cuneo, appartenant cependant et depuis toujours au diocèse de Turin. Mais d'abord évoquer l'icône de Damas !

Je recopie un passage du livre Itinéraire d'un chrétien d'Orient, de Jean-Claude Antaki, un Syrien scientifique qui l'est à double titre puisqu'il cherche et qu'il trouve : il vit en France, a fondé une entreprise de matériels médicaux qui marche fort bien, merci pour lui.
Que dit-il ?

" … À Soufanieh, face à la rivière Barada, se dresse une maison toute simple, avec un patio. C'est là qu'habite avec sa famille Myrna Nazzour, la jeune femme à qui la Vierge s'est manifestée. Lorsque j'y arrive pour la première fois cette année-là, une centaine de personnes, chrétiens et musulmans, prient devant une petite icône, dans une atmosphère de grande simplicité. Après un moment de prière silencieuse, un prêtre prononce une allocution en arabe. C'est le Père Elias Zahlaoui, qui, avec le Père Maloûli, est chargé de suivre les événements de Soufanieh, dont il est l'un des premiers témoins. " Au bout de deux heures, je suis autorisé à rencontrer Myrna Nazzour, et Nicolas, son mari, qui me reçoivent avec cette extraordinaire qualité d'hospitalité qui caractérise notre Orient.

" Née en 1964 d'un père catholique et d'une mère orthodoxe, Myrna a fait ses études dans des écoles chrétiennes et des écoles laïques, sans aller jusqu'au baccalauréat. Sa culture religieuse n'a pas non plus été très développée. Mais c'est une jeune femme équilibrée, simple et gaie. Quand je la rencontre, elle a 23 ans et est mariée depuis mai 1982 avec Nicolas Nazzour, de rite orthodoxe. Au Proche-Orient, en effet, où les différentes communautés chrétiennes vivent très mêlées dans les centres urbains, les mariages sont fréquents entre catholiques et orthodoxes, qui partagent d'ailleurs une même foi même si les circonstances historiques ont entraîné la séparation des Églises.

" Or voilà que, six mois après leur mariage, survient un premier phénomène, aussi inexplicable qu'inattendu, qui doit ensuite se reproduire fréquemment : de l'huile suinte d'une icône représentant une Vierge à l'Enfant, et aussi des mains de Myrna. " En apprenant de la bouche de témoins dignes de foi comme le Père Zahlaoui ou le P. Maloûli, tout ce qui s'est déjà passé depuis le  début, et en rencontrant Myrna elle-même, je me sens convaincu qu'elle a été élue par Dieu pour une mission précise. J'ai aussi pris connaissance des messages qu'elle a reçus. Je peux constater qu'ils se situent dans la droite ligne de l'Evangile et, en même temps, qu'ils s'adaptent remarquablement à notre époque.

" Par ailleurs, le vendredi 25 novembre 1983, un an jour pour jour après le premier écoulement d'huile, Myrna a, pour la première fois, fait la douloureuse expérience des stigmates. Ce jour-là, huit médecins présents ont pu examiner et palper ses blessures, ce qui la fait sursauter de douleur à chaque contact. " Elle est stigmatisée pour la deuxième fois le Jeudi Saint 19 avril 1984, vers 15 h 30, présentant de plus une plaie à la base antérieure gauche du thorax. Cela se passe en présence d'évêques, de prêtres, de catholiques et de musulmans. Vers 22 h, les stigmates se referment. " Je suis désormais ces événements avec objectivité et sans parti pris, décidé à faire mentir le Père Elias Zahlaoui qui me prédit, d'emblée : "Tu verras, Jean-Claude, la Vierge va te mener par le bout du nez". "

Je reviens à Bra, province de Cunéo. Le 29 décembre 1336 au soir, Egidia Mathis, jeune épousée sur le point d'être mère, se rendait de la ville à sa maison, à moins que ce ne fut le contraire. Chemin faisant, elle passa devant une stèle votive dédiée à la Vierge Marie. Là s'étaient encoignés deux salopards, d'une troupe de mercenaires semant la terreur dans la région : ils se jetèrent sur cette proie qu'ils devaient imaginer sans défense. Malgré son état, elle eut la force de s'agripper, en un geste brusque de désespoir, à cette stèle où était représentée en peinture la sainte Mère de Dieu, la suppliant de venir à son aide : ce qui fut fait aussitôt. Un puissant éclair de lumière aveugla soudain les deux ignobles : saisis d'une folle terreur, ils prirent leurs jambes à leur cou, ce qui n'est pas commode à faire, et détalèrent comme de vulgaires capucins de Colombie au lieu de se jeter à genoux pour demander pardon. De pauvres imbéciles comme nous le sommes trop souvent. Egidia fut alors consolée tendrement par la Madone elle-même, promptement descendue de son image : elle lui souriait, lui disant que ses agresseurs avaient fui, puis elle reprit en sa peinture sa veille impassible.

Mais notre nature est fragile : Egidia, tremblante toujours, de peur certainement mais encore plus d'émotion, accoucha sur le champ, au pied de la stèle. De son écharpe, elle emmitoufla comme elle put son premier né pour le protéger du froid vif – quelle aventure tout de même ! – et malgré l'épuisement s'en vint cogner à la porte de la première maison venue. La porte s'ouvrit et la jeune mère avec son enfant trouvèrent à la fois un refuge, bienvenu, et quelques oreilles curieuses. D'ailleurs la protégée de Marie ne se fit pas prier :
comment l`aurait-elle pu, si remplie qu'elle était de l'amour reçu ? Si bien que la nouvelle courut plus vite que les vauriens ou que vent à travers la campagne et bientôt la ville.

L'heure était tardive et le froid intense. Croyez-vous que cela aurait suffi à faire rester chez soi des gens chez qui ne régnait aucune téléviseuse ? Point, tous voulaient voir de leurs yeux, non le miracle, déjà passé, mais le lieu au moins, et sans doute la mère avec son enfant (garçon ou fille je ne sais…). Pas question donc de s'attarder en discussions devenues oiseuses, ou à siroter quelque boisson forte et chaude avant de s'endormir : la foule fut au rendez-vous.

Quelle surprise les attendait autour de la stèle ! D'épais buissons de prunellier, nouvellement surgis, l'entouraient comme d'une couronne céleste ! Mais des prunelliers, il en poussait partout comme il en pousse toujours dans le pays de Cuneo ! Oui, mais ceux-là, voyez-vous, étaient parés d'une épaisse couverture de fleurs blanches, ce qui, en ce pays proche des montagnes et en cette saison peu clémente, ne s'était jamais vu de mémoire d'homme. À la rigueur en mars se fait la floraison et s'en est fini pour l'année, quand le printemps est doux ! Plus souvent en avril, quand les frimas s'attardent. Mais décembre, c'était comme une incongruité stupéfiante commise par un jardinier surdoué.

Or, à la même époque et l'an suivant, que se passa-t-il à Bra ? Pour le souvenir et l'hommage à Marie, des groupes de fidèles avaient convergés vers la stèle. Alors que tous les prunelliers des alentours observaient une prudente abstention, ceux de la stèle se présentèrent dans leurs plus beaux atours printaniers. La ferveur s'empara de tous et les Ave Maria montèrent vers les cieux avec des accents d'une joie italienne bien compréhensible : car enfin, les faveurs des cieux comblaient leur cœur.

notre dame de guadalupe

Et l'an suivant ? Et l'an suivant ? Vous pourriez répéter avec raison la question six cent cinquante fois pour arriver en ce 29 décembre 2006 : puisque chaque année depuis ce temps-là les prunelliers (5) de Marie la toujours vierge continuent de fleurir en hiver. Cette Vierge-là, on la nomme Madonna dei fiori de Bra : nulle part au monde un tel phénomène floral ne se poursuit. Ah ! les journalistes, les reporters, les cinéastes n'en ont rien à faire de ces mystères, mais les gens de Bra se rengorgent d'une fierté ardente lorsque l'on parle des fleurs de Marie. Avec bonheur, et sans ces sourires malins de ceux qui savent tout et ne croient en rien, même quand on leur flanque des images impossibles sous les yeux, qui leur deviennent alors plus inutiles que des bois de cerf sur le front, ou de ces fleurs qui bravent les lois de la nature ordinaire, en ayant peut-être adoptées d'autres en usage en d'autres univers.

Énigme scientifique tout ce qu'il y a d`authentique, certes. Ces buissons ont gardé leur vigueur, or six siècles plus un demi pour des prunelliers, c'est plus que rare ! Il s'agit, pour me servir du terme scientifique et paraître ainsi familier des livres de botanique, de prunus spinosa, – plus sages que le philosophe pour avoir plutôt cru, en l'Amour de Dieu et en son goût pour la beauté qu'en seulement sa Pensée et son Étendue. Ce sont plantes de la famille des roses, dont on sait bien que la Vierge Mère aime à s'entourer. Depuis le XVIIe siècle, le nombre de spécialistes qui se sont intéressés à ces prunelliers est immense : il en est venu des
régiments, notamment de l'université de Turin où est une faculté d'agriculture. On devrait bien y inviter l'auteur même du prodige, car enfin ce serait épatant de pouvoir disposer d'une technique aussi raffinée. La seule chose dont on soit certain, c'est que les fameux prunelliers sont en tous points semblables à leurs congénères des alentours.

Que d'études pointilleuses pour si peu ! Pas moyen d'alléguer un micro-climat favorable ! Ces buissons fleuris sont tournés vers les vents froids du nord : et pour qui a circulé dans cette région, ces sortes de courants d'air vous glacent le sang plus vite qu'une chambre froide. Même l'été peut y être à peine chaud. On a exploré la terre tout autour et plus loin, pour voir si elle ne serait pas composée de quelques éléments magiques, ou alchimiques, allez savoir, qui expliqueraient bien mieux l'invraisemblable que l'intervention divine ! On a sondé les profondeurs pour tâcher de mettre en évidence des phénomènes liées à la géothermie, aux influences d`une hydraulique formatée par l'électro-magnétisme de courants souterrains, car nulle part ailleurs ne se rencontrent de telles floraisons hivernales : il doit bien y avoir une cause, naturelle par surcroît, nom d'une pipe ! Voulez-vous que je vous dise, allez-y et voyez, c'est le plus commode et le plus simple : Mexico c'est un peu loin ! Pourquoi ne pas organiser un rendez-vous de nouvel an, là-bas, pour le six cent cinquante et unième anniversaire ?


Dominique Daguet


(1) Le nom Guadalupe a toujours été source de question : on pense  souvent que La Vierge Marie a voulu faire se ssouvenir du pèlerinage espagnol de Guadalupe en Estremadure, sans doute l'un des plus anciens qui soit au monde. Mais une origine bien plus probable nom est à retenir. Marie apparut non seulement à Juan Diego mais également à Juan Bernardino, l'oncle  du premier : elle se présenta à lui comme se nommant de Guadalupe. Mais qu'en fut-il vraiment ? En nahualt, langue des Aztèques, il va de soi que Guadalupe n'existe pas : par contre existe coatlaxopeuh qui se prononce quatlasupe. Il y a une grande convergence sonore entre guadalupe et quatlasupe, et le sens de ce dernier mot permet de lever le doute. En effet, coa veut dire serpent, tla étant une syllabe accrochée à coa et signifiant "le", alors que xopeuh veut dire écraser ou piétiner. Notre Dame n'aurait-elle pas choisi de prendre le rôle que lui reconnaît la Genèse, celui de " la femme "qui écrase le serpent" " ?

(2) Sens du prénom Myriam.

(3) L'ayatte est une plante fournissant une fibre grossière dont les Amérindiens faisaient des tissus grossiers.

(4) Chaque année les Aztèques offraient plus de 20,000 hommes, femmes et enfants en sacrifice humain à leurs dieux. En 1487, durant une longue cérémonie qui dura 4 jours lors de la consécration d'un nouveau temple à Tenochtitlan, quelque 80,000 captifs furent tués en sacrifice humain.

(5) On les nomme encore buisson noir, épinette ou épine noire.

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