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Belassé une
plage de Sainte-Anne - Côte atlantique

L’image que nous avons
des plages antillaises est celle
des cartes postales, ce sont des clichés d’espaces qui suscitent
le rêve: un
soleil qui brille de mille feux, un lieu
qui se pare de cocotiers et
dont le sol est recouvert de sable blanc. Et pourtant ! Il
existe une variété assez extraordinaire de
plages et dont les couleurs du sable
épousent toutes les teintes du blanc, de l’écru, du gris,
du marron et du noir. Il y en a une
multitude, une
foultitude de paysages d’où se
dégage
une atmosphère qui lui est particulière, une ambiance que
l’on retrouve là et pas ailleurs,
des odeurs qui lui sont
propres, une lumière qui là
encore peut être reposante,
agressive, calmante ou douce…
Chaque plage
a sa personnalité, son
caractère, elle peut être comparée à une femme, qui se révèle parfois capricieuse,
coléreuse rugissante et
se déchaînant à la moindre
contrariété ou
encore douce, belle et riante.
A Sainte-Anne lieu
réputé pour ses plages on en trouve les
plus belles de l’île, c’est ce qui se dit : sable blanc,
sable fin, eaux
translucides, eaux transparentes, mer sans vague dont les vagues
divaguent au
milieu du canal...
Certains
osent et disent : « là sont les
plus belle plages du monde ». Ma foi
comme ils ont raison !
Mais avant d’arriver au
bourg de Sainte-Anne,
dans le rond point marquant l’intersection Sainte
Anne-Salines-Belassé, prenons
la direction de Belassé sur la gauche, ce qui nous amène
sur
un chemin poussiéreux
et cahoteux, un peu défoncé
par le
passage des véhicules en temps de pluie, posant d’affreuses
cicatrices sur la voie qui longe quelques
propriétés privées très bien entretenues et
où l’on peut apercevoir des
chevaux, des zébus, bœufs, cabris
et
des moutons…
S’étendant plus
loin un paysage sec et éclairé par un
soleil sans pitié, nous amène à un tout autre
endroit où l’on s’attendrait à
voir surgir quelqu’un ou autre chose que du branchage
desséché, ô combien
nombreux. Puis surprise au bout du sentier, un magnifique champ de
melons s’étend
à longue vue, paysage magnifique, alors le passage se fait
délicat tant la vue
est belle, sur un fond de mer bleu plus au loin. Bien avant de
découvrir les lieux magiques de cette plage, il faut
impérativement
s’acquitter du droit de
passage des terres familiales : deux euros suffiront et l’on
arrive sur
une plage balayée par le vent où les vagues refluent au
plaisir des enfants.
L’embrun marin s’élève en une légère brume
enveloppant l’air de son sel. Des
amas d’algues mortes jonchent le sable brun, abritant quelques petits
crabes
venus se cacher des prédateurs. Les squelettes blanchis des
arbres attaqués par
l’iode servent de (sièges) aux baigneurs fatigués.
L’eau cristalline est
d’un bleu intense, claire avec des
nuances turquoise par endroits, cependant froide on finit par s’en
accommoder. La
plage recèle des coins et des recoins où les amoureux qui peuvent échanger leur affection en
toute
discrétion. Cette plage est contiguë à une mangrove
qui se meurt, parcourut par
des milliers de crabes, et on peut également rencontrer des
mangoustes à la
recherche de nourriture laisser par les visiteurs.
La plage de
(Bélassé, Bellassé Belassé
Bélacé bellassay) à
écrire comme on le veut ou comme on le sent, est une plage qui
se trouve sur la
face atlantique de Sainte-Anne. Elle est large et grande,
baignée de lumière et
comme on dit le soleil tape. Il n’y a pas de hauts cocotiers qui
bordent la côte,
mais des mancenilliers, des raisins de bord de mer et d’autres
feuillages qui forment
la végétation des lieux. C’est à
découvrir !
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