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L'heure des néons dans la ville  lumière 

La ville électrique et éclectique se revêt de sa parure de lumière pour fêter Noël en éclat. Elle s’habille d’ampoules et scintille de mille feux dans la nuit, comme un feu d’artifice, elle émerveille.

Et chaque année, ses boulevards s’illuminent,  les grands magasins rivalisent d’ingéniosité et de créativité afin d’offrir aux visiteurs,  leurs fameuses vitrines animées, dont la renommée a traversé les mers, franchi les montagne et dépassé les déserts.

Paris est festive en cette période de l’année, on se pavane, on s’épate, on s’étonne et on prend du temps pour regarder ces vitrines, on s’ébaudit les yeux, s’écarquille les pupilles et on   s’ébahit devant tant de beauté et de joliesse. Comme les enfants on applaudit des deux mains et on redemande.

La foule s’agglutine,  on se presse les uns contre les autres dans les grands magasins, les  gens font masse, les couples se promènent et les célibataires dépriment,  c’est Noël. 

Le long des grands boulevards, les néons sont en fête, les façades éclairées, décorées et parées, mais l’esprit n’y ait pas, ni la gaîté comme avant, les gens s’appauvrissent, l’euro est passé par là, les salaires n’augmentent plus et le prix des loyers grimpe en flèche, les fins de mois sont  difficiles.

La ville n’a plus d’odeurs, on cherche les marchands de crêpes de gaufres, le vendeur de  marrons,  tous ces petits métiers qui jadis l’animaient  et faisaient battre son cœur et frétiller les narines. Plus rien !

La ville lumière est chère,  c’est une ville pour les touristes, alors elle se pare de ses atours et fascine, et plus encore lorsque l’on regarde les  vitrines scénarisées   de ces grands magasins achalandés, qui donnent vie à l’illusion  en créant  de la chaleur et du lien social. Les poupées prennent vie, les vitrines racontent des histoires, des contes et des légendes et les badauds s’extasient  dans le froid et sous la pluie, sous cette pluie battante la foule se prend à rêver.  


Tony Mardaye et K'tryn M.S