Les
Grenadines l'archipel
solitaire

Rendez-vous est
pris !
Afin de
célébrer à leur façon
le vendredi 13 octobre, RFO invita certains de leurs plus gros
clients
à un
voyage dans l'archipel des Grenadines. Je
ne vous raconte pas ma joie d'avoir été conviée.
Pourquoi ? Lorsque je
travaillais en métropole c'était monnaie courante, je
faisais un « voyage
support » minimum deux fois par an.
Habitant plus proche de
l'aéroport Aimé Césaire, ma collègue
Jézabel a
dormi à la maison.
Bien que nous devions
nous lever tôt, l'excitation de
passer une journée en bateau alors que d'autres iraient vaquer
à leur
occupations quotidiennes nous tînt éveillées
relativement tard.
Le réveil fut
difficile mais cela ne dura que le temps de
se lever. Nous étions tellement motivées que nous
partîmes tôt, beaucoup trop
tôt, pensant que les embouteillages risquaient de nous faire
rater cette belle
journée.
Nous arrivâmes
donc les
premières. Mais sous le coup de l'émotion nous nous
trompèrent de lieu de
rendez-vous. En effet, nous pensions que ce dernier était au
niveau des
locations de voitures. Mais au bout de vingt minutes, vu que nous
étions
toujours les seules à cet endroit nous eûmes un doute
énorme. Heureusement
parfois dans des situations de quasi désespoir, un
évènement ou un élément vous
redonne de l'espoir : Jézabel avait eu la présence
d'esprit de prendre le
programme de la journée. Nous tentâmes donc de contacter
l'organisateur de ce
voyage. Rien n'y fit, nous tombions inlassablement sur sa messagerie.
La
panique commença à nous envahir.
Ouf, par chance j'avais
ramené
mon portable professionnel et je pus ainsi joindre mon contact de RFO
qui vint
nous récupérer.
Ce moment de stress
passé, nous enregistrons nos
bagages. Mais
une autre mauvaise surprise m'attendait : je fus la seule à
ne pas avoir
de carte d'embarquement. Pourquoi devrais-je m'étonner ?
Nous étions un 13
et je suis née un 13 il ne pouvait en être autrement.
Somme toute, tout
problème ayant une solution les choses
finirent par rentrer dans l'ordre.
Nous
arrivâmes
sur le tarmac, et je vous avoue que j'étais
loin de penser que l'avion dans lequel je voyagerai ressemblait
à cela. Je fus
très surprise de découvrir ce coucou (Daumier), mais je
n'eus pas peur, bien au
contraire j'avais hâte d'y monter et de voir à quoi cela
ressemblait de
l'intérieur. Ce ne fut pas le cas de ma collègue qui fut
prise d'une angoisse
très perceptible.
Nous embarquâmes
dans ce Dornier 228 comportant une quinzaine de places. Il
y faisait une chaleur
terrible. La ventilation n'avait aucune fonction de
rafraîchissement elle se
contentait de nous envoyer une espèce de fumée blanche.
Question
confort :
il ne
fallait pas être exigeant : Il n'y avait pas non plus de
toilettes à bord.
Certaines personnes lors de grand moment de stress et d'angoisse ont
souvent
des problèmes intestinaux donc il ne fallait pas avoir aucune
envie ou aucun
désordre pendant les deux heures que durait ce vol. Tout ce
passa pour le
mieux, bien que notre cher moyen de transport fût bruyant.
Oui je fus
agréablement surprise de sa stabilité. Quant à la
vue que nous avions du ciel, elle
ne différait aucunement d'un avion de plus grande
capacité.
Nous arrivâmes
à destination et
survolâmes l'archipel des Grenadines : le paysage
était magnifique, une
immensité d'eau d'un bleu azur à vous couper le souffle.
Toutefois ce beau
panorama me laissa un sentiment bizarre : j'ai à la fois
éprouvé une
impression de grandeur, d'évasion mais surtout j'ai ressenti un
grand sentiment
de solitude, car c'était une immensité d'eau sans
âme qui vive autour. Ce sentiment se trouva
renforcé,
lorsque nous arrivâmes à l'aéroport d'Union car
nous ne vîmes personne à part
les douaniers, même les trois ou quatre boutiques qui vendent les
souvenirs
étaient fermées. Nous
accomplîmes les
formalités d'usage pour accéder à
ces « îles anglaises », une
fois terminées nous prîmes la navette qui nous amena vers
le trimaran où nous passâmes
notre journée… Finalement, nous aurions pu nous y rendre
à pieds, nous n'étions
distant que d'un kilomètre.
Nous
entamâmes notre croisière. C'était grandiose. De
plus, le temps était au rendez
vous. Il faisait beau et chaud. Un vrai moment d'intense bonheur. Nous
allâmes
à Tobago Cays (soit Petit Bateau, Petit Rameau, Jamesby,
Baradal, Sand Cay et
Petit Tabac). Nous nous arrêtâmes pour à la fois
déjeuner et profiter de cette
immensité bleue. Nous y sommes allés hors saison donc
nous étions les seules
âmes qui vivent.
Ayant
décidé de faire de cette journée un instant
mémorable, devant le coté sage des
autres passagers, je décidai de mettre le feu sur ce bateau.
Aussi, je demandai
au skipper de mettre le son jusqu'à éclatement des
tympans et je commençai à me
mouvoir sur la piste de danse que j'ai
« aménagée ». Du coup tout le
monde s'est détendu. J'ai fait danser tous les hommes à
bord même les skippers
qui n'ont pu résister à mon déhanchement parfait
qui me valut 2 jours de repos
car cela a réveillé ma sciatique. Hé oui parfois
il faut savoir se sacrifier
pour faire le bonheur des autres. Mais qu'importe j'ai réussi
mon pari :
faire de cet instant un jour inoubliable
J'ai
même trouvé un partenaire qui se prit au jeu et nous avons
improvisé un sketch
qui fit rire tout le monde.
Je fus
chaleureusement remercié et les organisateurs
décidèrent qu'à l'avenir je ferai
partie de tous les voyages qu'ils organiseront. Je les attends avec
impatience.
Nous
continuâmes à voguer sur cette mer bleue azur,
passâmes devant l'île qui servie
de décor au tournage du film Pirates des Caraïbes. Nous
firent un dernier arrêt
à Palm voir la seule habitation de l'île un grand
hôtel doté d'une architecture
rêvée (il faut compter, 800 dollars US la nuit). Comme je
l'ai dit nous étions
hors saison donc ce magnifique bâtiment était vide.
Malheureusement
toute bonne chose ayant une fin nous devions regagner Union, cela
marquait la
fin de notre voyage.
J'oubliai,
nous ne sommes pas passés très loin de l'île de la
Petite Martinique.
Cette
journée fut des plus bénéfiques pour moi. RFO
avait également organisé un quizz
et je fus la seule à avoir toutes les bonnes réponses.
Le gain
était très intéressant mais je ne pouvais pas en
profiter à des fins
personnelles. Cette grosse somme d'argent devait être
utilisée à des fins
professionnelles. Certes je fus un peu déçue mais rien ne
pouvait gâcher cette
journée.
Sylvie
Osophé