Les
espiègleries de Sylvie
Lorsqu’elle
était encore une enfant la petite Sylvie était
déjà pleine de malices et surtout très
rusée. Mais c’était sans
compter sur l’intelligence des grands.
La petite Sylvie se croyant maligne
avait fait l’impasse sur une leçon, l’institutrice
pour la punir lui colla un 0 en lui demandant de faire signer cette
note par
ses parents.
Traumatisée
à l’idée d’annoncer cette mauvaise note à ses
parents Sylvie décida d’imiter la signature de son père.
Le premier essai
n’étant pas fructueux, elle décida de le gommer et de
recommencer. Fière d’elle
le lendemain elle ramena la cahier signé. Sauf que
l’institutrice se rendit
compte de la supercherie. Elle exigea donc que nous
seulement la
mauvaise note soit signée mais que le papa de Sylvie soit au
courant de
l’imitation. Par conséquent Sylvie n’avait pas d’autre choix que
d’informer son
père. Ce fut l’un de ses plus mauvais souvenirs. En effet, son
papa la battit
tellement qu’elle décida de ne plus jamais essayer d’imiter la
signature de qui
que ce soit.
Vers l’adolescence,
Sylvie voulait ressembler à toutes les
adolescentes de son âge. A l’époque la mode était
au jean’s troué. Qu’a cela ne
tienne Sylvie décida de faire un trou dans l’un de ses jean’s.
Quelle erreur.
Son père lorsqu’il vit cela se mit dans une colère,
attrapa le fameux pantalon, pris une paire
de ciseaux et le coupa en
lambeau disant à Sylvie que tant qu’elle sera sur son toit elle
ne fera pas ce
genre de chose. Il y a un temps pour tout.
Puis vint
l'âge adulte, Sylvie était en Métropole pour
les
études mais toujours à la charge de son père. Ce
dernier l'appelait
régulièrement pour avoir de ses nouvelles. Elle prenait
un malin plaisir à
ne pas répondre certaines fois. Un jour qu'il avait eu l'immense
chance de
l'avoir en ligne, il lui dit " tu n'es jamais chez toi, je ne sais pas
ce
que tu fais mais c'est très difficile de te joindre. Sylvie
était un peu
embêtée car il payait tout, le loyer etc. Mais elle
était quand même en
colère car elle estimait qu'elle n'était plus une
gamine. Par
conséquent de colère Sylvie lui répondit
« si c'est pour surveiller
mes faits et gestes arrête de payer mon loyer. Ca c'était
pour la calotte de la
signature et du jean laminé.
Son papa
ne fut pas le seul à être victime de l'espièglerie
de
Sylvie (certains diront que c'est de la méchanceté mais
elle était assez fière
d'elle). En effet, son grand frère lui aussi eu droit à
un traitement de
faveur. Ce dernier vivait dans une autre ville et ne venait jamais voir
Sylvie.
Mais la vie parfois nous venge ou nous rend de grands services. Il
s'avère que
son frère avait une petite copine qui habitait pas loin de chez
Sylvie. Il
trouvait le temps d'aller voir sa copine mais ne passait toujours pas
voir
Sylvie. Un jour il dit à Sylvie, je vais passer voir
ma copine après
je viendrais dormir chez toi car je dois faire un truc pas loin de chez
toi.
Sylvie lui dit Ok. Mais finalement elle se dit "merde, il ne vient
jamais
me voir et là il a besoin de moi. si il croit dormir chez moi
hè bien il se met
le doigt dans l'oeil". Elle lui dit je serai la vers 22h. Comme
convenu,
il vint sonner à la porte de Sylvie (il était
minuit) cette dernière était là
mais elle décida de ne répondre ni à la porte ni
au téléphone. Cela lui fera
les pieds. Elle se sentie coupable mais ça dura juste le temps
de le penser
(somme toute, il avait une voiture et n'avait qu'à aller dormir
chez sa
copine). Jusqu'à aujourd’hui, Sylvie n'a jamais dit la
vérité à son frère.
En fait Sylvie n’a pas
eu de très bons moments avec son
père sauf quand elle était très petite où
elle dormait avec lui et depuis
qu’elle est rentrée aux Antilles. Il est vrai que bien que ce
dernier n’ait pas
changé dans sa façon d’être (jamais de compliments,
etc) elle a le sentiment
qu’il apprécie les moments passés avec elle. C’est comme
sa confidente, il lui
parle de ses problèmes, de son argent (ce qu’il touche, ce qu’il
doit
dépenser). Rien n’est tabou, tous les sujets sont
abordés. Dès qu’elle est
présente il éprouve ce besoin de discuter avec elle. Elle
est la seule de ses
enfants a avoir un échange avec lui (les autres ayant des
échanges épisodiques
sans chaleur). Lundi
dernier elle lui a rendu visite pour nettoyer sa
voiture (il l’a aidé non à la nettoyer mais à
peaufiner les dernières petites
choses). Puis, alors qu’elle fumait sa cigarette sur la terrasse il est
venu la
rejoindre et a continué à lui parler et s’est
installé sur une chaise à coté
d’elle et ils ont discuté pendant 45 minutes. Finalement
Sylvie ne se formalise plus des
piques de son père (elle n’en est plus affectée, elle en
rigole même en lui
disant le jour ou tu me diras une gentillesse les poules auront des
dents. Tu
n’as pas confiance en moi et en ce que je peux faire. Ce à quoi
il répond, je
n’ai déjà pas confiance en mes capacités donc vois
tu…
Ils ont trouvé
un moyen de fonctionner qui leur convient.
Sylvie
Osophé