|
 |
|
|
Des facteurs de risque pour la
santé

Une étude
effectuée dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse conclut
que le stress quotidien lié à la pauvreté et au
racisme compromet sérieusement la santé des femmes de
race noire qui vivent dans les villages de la région.
Cette étude de
l'université Dalhousie a duré plus de trois ans. Les
chercheurs ont évalué l'état de la santé
des femmes noires et ils ont examiné leurs besoins.
L'équipe de Wanda Thomas Bernard a interrogé 237 femmes
de race noire vivant dans la région du sud-ouest de la province
pour comprendre les facteurs qui compromettent leur santé.
Tout comme les femmes
de race blanche, ces femmes souffrent de la pénurie de
médecins et de l'absence des services surtout offerts en milieu
urbain. Leur stress quotidien, source de plusieurs maladies, est
toutefois différent.
Selon Mme Bernard, la
dépression et l'hypertension artérielle sont des effets
directs du racisme individuel ou systémique vécu par ces
femmes.
De plus, la
pauvreté joue un rôle tout aussi important, car 62 % des
femmes étudiées gagnent un revenu annuel de seulement 15
000 $. Mme Bernard souligne que les moyens de bien s'alimenter et de se
soigner sont hors de leur portée.
Selon Mme Bernard,
elles aimeraient accéder à des services de soins et
à un personnel respectueux de leur culture, à des
programmes de prévention et surtout elles souhaitent la mise sur
pied d'un centre de santé réservé pour elles et
leurs familles.
Les auteurs du rapport
espèrent que cette étude détaillée serve
à changer des attitudes et des politiques en matière de
santé. L'étude a déjà exercé un
effet: les femmes noires expriment leurs revendications auprès
des agences régionales de soins de santé.
|
|