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Le
Chlordécone : un assassinat de masse...
Il y a
eu l’affaire du sang contaminé et il semblerait qu’il n’en ait
pas tenu compte. Aujourd’hui ce sont nos populations qui sont
empoisonnées par des pesticides, insidieusement ces produits les
contaminent voire les tuent.
Des
associations ont déposé plainte auprès de la
justice, la justice française, qui reste une justice coloniale
défendant les intérêts de la métropole ou
inféodée à certains intérêts...
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Un
corps aliéné, une couleur satanée.
Juliette
Sméralda, est docteure en
sociologie et enseignante à la
faculté des sciences sociales de l’université Marc Bloch,
Strasbourg II. « Elle
s’est spécialisée sur le thème de
l’interculturalité dans le cadre de la
sociologie de la dominance.» Elle l’est l’auteure du livre Peau
noire, cheveu, crépu. L’histoire d’une
aliénation. Elle reste attachée la Martinique et
participe régulièrement aux
débats sur les questions sociétales.
- Ici et
ailleurs un même souci, démystifier une
réalité obsédante -
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L'affaire Confiant
Suite à la
présence de Dieudonné à la
fête Bleu Blanc Rouge du Front
National, Raphaël Confiant écrit un
texte tentant d’expliquer les raisons qui ont peut-être
incité notre comique national
à se rapprocher de … Ce texte à
diffusion restreinte, c’est retrouvé sur le quotidien Le Monde,
qui en a vu un
pamphlet antisémite et a déclenché l’artillerie
lourde contre Raphaël
Confiant :
« Un
seul pays, un seul Dieu,
un seul drapeau. »
Un même
peuple, une même race, une même histoire et Haïti
toujours en proie à la
violence, à l’incurie, une
société atone enferrée
dans des
dérèglements que personne, ni même
les forces de l’ONU ne parviennent à réguler. Une
société où s’opposent les
chrétiens aux vodouisants, le noir
au mulâtre.
Toutefois, ce qui les
rassemble c'est la haine de cette île, me semble t'il.
Une série
d’articles sur Haïti et aussi sur l’Amérique latine,
l’Amérique du sud, car
nous avons fait souche là aussi.
- Haïti,
Brésil, Venezuela, Colombie -
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La complainte des Loas
Je ne sais plus où j’ai entendu cette
phrase : « Les Haïtiens ont vendu Haïti au
diable ! »
Lorsque nous prenons connaissance des communiqués de
presse ou des
articles, nous pensons que les faits relatés indiquent que ce
pays, que ces
gens ne faisant pas peuple depuis les temps de Dessalines, est aux
portes
de l’enfer. Ce n’est que violence, meurtres, assassinats, un pays
où l’horreur
succède à l’horreur, qui nous est rapporté et
raconté.
Quand
j’interroge des Haïtiens entre deux ou trois
océans, ici, ailleurs et là-bas, je leur demande s’ils
retournent au pays de
temps à autres. Ils s’excusent presque, lorsqu’ils me
répondent qu’ils
n’ont personnes en Haïti. Leur famille est à Miami, Boston,
New-York, Paris,
Montréal… ils n’ont plus rien à voir avec ce pays «
honteux » ou si peu.
Quand
j’écoute le jazz
délivrer le konpa et que je me laisse entraîner par cette
musique qui crée la
transe. Quand je contemple les peintures d’art naïf de certains
artistes
haïtiens et que mon être balance vers l’émotion.
Quand j’aperçois le sourire
des enfants haïtiens et que je le reçois comme un
rire. Quand je regarde
le déhanché des jeunes femmes haïtiennes faisant
l’amour sur la rythmique,
je ne peux croire que ce pays n’a pas d’avenir. Non ce pays a du
génie, ce
pays est en devenir.
Tony Mardaye
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