Expositions sur
le Roi
Béhanzin : Le règne exceptionnel du héros
national reconstitué

La double exposition « il y a 100 ans...
Béhanzin » et « Béhanzin, roi
d’Abomey » initiée par la Fondation Zinsou, en
collaboration avec le
musée du quai Branly, a été ouverte à plus
de 500 mille visiteurs
depuis le dimanche 17 décembre 2006. Que de curiosité, de
découvertes
et de souvenirs....
« Il
a 100
ans...
Béhanzin » et « Béhanzin, roi
d’Abomey » ce sont les
thèmes de la double exposition organisée par la fondation
Zinsou en
collaboration avec le musée du quai Branly pour
commémorer le
centenaire de la mort de l’héros national. Depuis dimanche, la
double
exposition a été ouverte au public béninois et
expatrié. C’est d’abord
l’exposition itinérante « il y a 100 ans
Béhanzin » installée sur
l’esplanade de la place du souvenir qui a accueilli un nombre important
de visiteurs. Cette exposition qui compose une trentaine d’images et
textes fixés sur huit cubes noirs exposés en plein air
donne à voir des
images inédites. A la découverte : des textes et
tableaux sur les noms
forts du roi Béhanzin, sa cour royale, ses amazones, pouvaient
se
laisser voir à travers cette exposition. Que
d’émotion ! Que de
sentiments du côté des visiteurs qui après cette
visite, ont encore
massivement fait le déplacement vers la Fondation Zinsou
à Sikècodji,
pour le vernissage de la deuxième exposition
« Béhanzin, roi d’Abomey »
Moment encore de découvertes et de souvenirs. ersonne ne voulait
se
faire compter l’événement. La visite était libre.
Dans le hall de la
fondation Zinsou, les visiteurs ont eu droit à des toiles
géantes
portant des écriteaux en langue locale fon, traduites en
français :
« Gbéhanzin bo a yi jele » la vie tient
l’oeuf et la terre le béni.
« Gbo wé lé fan dan b’ a gbéji ny
là » le requin s’est mis en colère et
la mer est devenue honteuse. Dans les belles vitrées du hall
où sont
exposées des pièces authentiques prêtées
à la Fondation par le musée
quai Branly, s’observe un petit trône appartenant selon un homme
averti
à la fondation Zinsou, parce qu’étant une
propriété de Lionel Zinsou.
Et un géant trône qui appartient au musée de quai
Branly. De l’autre
côté de la belle vitrée, on voit les armes du roi
exposées, son
emblème, la porte du tombeau du roi Glèlè,
appelé communément
« honméhon ». La découverte des
merveilles du roi Béhanzin en images,
nous plonge dans l’une des cérémonies intitulée la
cérémonie de l’ato.
Selon les personnes averties, c’est à l’occasion de cette
cérémonie que
le roi Béhanzin assis de son piédestal, distribue de
l’argent de pagnes
et des objets précieux à ses populations. L’occasion fut
un grand
moment de fêtes et de réjouissances, a confié, un
historien rencontré
au hall de l’exposition. Sur l’étage : deuxième
partie de l’exposition,
se laisse voir sur le mur le discours d’adieu de Béhanzin,
extrait de
l’ouvrage Kondo le Requin de Jean Plya. L’exposition à cet
endroit nous
présente la tenture, qui est un objet symbolique et un
instrument de
communication. Ces tentures sont réalisées par les
artisans
spécialisés, « les
yémadjè » au service du palais. On voit sur
ces
tentures, des sortes de tableaux commémoratifs où parfois
plusieurs
scènes représentées. Un peu loin des tentures, se
voit l’équipe
gouvernementale du roi Béhanzin. Il s’agit de Migan, le 1er
ministre ;
le Méhu, le père des princes dont le rôle est de
régler les affaires
familiales royales. Le yoxo, ministre des cultes ; le binazon, le
ministre des finances, le yovogan, chargé des relations avec les
blancs, et le akpohuan, l’ancêtre fondateur de la dynastie sans
oublier
le gahuè, le général chef de l’armée. Dans
une chambre noire, les
visiteurs ont eu droit aux nombreux messages du général
Dodd, qui
demandait au roi Béhanzin la libération des 3
français détenus à
Ouidah. Dans l’autre chambre noir, le journal le monde a
présenté en
images, le roi Béhanzin, sa cour royale, et les effets pervers
de la
traite négrière. La visite de l’exposition est gratuite a
dit Marie
Cécile Zinsou qui attend un nombre important de jeunes pour
cette
visite. Car les jeunes dit-elle, doivent connaître leur racine.
Le
groupe ardiess est associé à cette exposition par le
single, pour
permettre à ceux qui ne feront pas le déplacement
à la Fondation,
d’écouter l’histoire de Béhanzin à la radio
où de suivre le clip à la
télévision. Outre des pièces authentiques, il y a
des œuvres réalisées
par l’artiste plasticien Cyprien Tokoudagba. L’exposition
Béhanzin,
roi
d’Abomey sera selon Marie Cécile jumelée à
l’exposition itinérante qui
circulera à travers les villes de Cotonou, Porto-Novo, Abomey et
Parakou.