Aux arbres citoyens !
Notre
amour pour notre pays est à l'image des
symboles que nous y semons.

Photo de Coco B
Par
exemple, regardez comment nos arbres sont traités par les
exécutants de
projet... A Marsinville Grand-Camp, quartier Prestige-After+, il y a
une rangée
de filaos qui n'a jamais repris après décapitation. Les
troncs irakisés sont
restés là, debout sans vie. Et ce n'est pas que
là que guillotine
remplace soin. Du travail en moins, ofkors, pour les responsables de
ces
horreurs, et le peuple anesthésié s'en-va-t-au-boulot et
ne dit mot. Plus loin,
vers l'annexe mairie-police, une rangée d'acacias subit sa
mutilation bi ou
tri-annuelle.
A
Raizet, même calvaire du vert. Les troncs sont couverts tout leur
long de gros
noeuds cicatriciels, chéloè des d'excisions mal
recousues, mutilés comme s'ils
avaient enduré les pires périodes de l'esclavage.
Tu
parles d'un témoignage de sourde vengeance.
Et
l'arbre sans se plaindre, s'en fout et reverdit. Bel modèle de
résilience.
A
Bangouville, le style change - autre équipe de bras sans doute.
Point de ces
plaies béantes et moignons-mongongnons
bédé-birassiques, mais sous-France
autrement : des amandiers platanisés, forcés par les
tailleurs de pierre à
ressembler à des parasols de Montmartre ou Alésia.
Has been
ou pas, si vous avez
connu le lycée Carnot et ses pieds mango centenaires, eh bien
sachez que ces
derniers ont subi les assauts brigands d'une troupe de
tronçonneurs fous.
Catastrophe au patrimoine, mais que faisaient le concierge et son boss?
Il paraîtrait
que les tortionnaires étaient en état de
bière-ébriété lorsqu'ils se sont
présentés
il y a 3 ans au nom du Conseil Régional pour accomplir leur
basse œuvre.
Signalons
simplement à la jeunesse, si le prof dort, que chaque
tite-feuille de
pied-bois qu'on laisse tranquille produit de l'oxygène actif et
nous débarrasse
d'un ti-peu plus de nos gaz d'échappement toxiques.
En
attendant le système promis de transporte-moune qui
espérons-le, va freiner la
pollution automobile, qu'on s'en souvienne : respectons nos
dépollueurs
vivants. Avant de massacrer vengeusement sous prétexte
d'élaguer, si c'est
votre plan de carrière et que finesse vous manque, faites-vous
donc offrir un
stage en jardin à Kyoto !
Là -bas,
à la moindre coupe, on soigne l'harmonie du coup de lame
et on panse la
plaie d'un baume, protégeant et la sève, et le regard.
J.S.