Haiti-Rép.
Dominicaine-Bateyes : Rien n’a changé
Par Wooldy
Edson
Louidor
Les
conditions d’embauchage, de vie et de travail
des braceros (coupeurs de canne) haïtiens dans les bateyes en
République
Dominicaine ne semblent pas avoir changé substantiellement, en
dépit de
multiples dénonciations et recommandations faites, aux niveaux
national,
binational et international, par des militantes, militants et
organismes
défenseurs des droits humains des migrants haïtiens et de
leurs descendants, à
travers des campagnes médiatiques, des recherches, des
films-documentaires et
des rapports, constate l’agence en ligne AlterPresse.
La
privatisation des ingenios (plantations
sucrières), réalisée par l’État dominicain
vers l’an 2000 suite à
l’effondrement de l’industrie sucrière dominicaine depuis la fin
des années 80,
n’a pas non plus contribué à améliorer le sort des
braceros haïtiens. Ceux-ci
travaillent actuellement pour des compagnies privées appartenant
à des
multinationales (dont une française appelée "Groupe Sucre
et Denrées"
-SUCDEN -), lesquelles donnent aux braceros « un traitement
qui, de l’avis
de plusieurs chercheurs, renvoie directement aux horreurs du
passé ».
À
rappeler que plusieurs raisons ont été
évoquées
pour justifier cette mesure de privatisation, entre autres : la
chute des
prix du sucre sur le marché international, le manque de
modernisation de
l’industrie sucrière au moment de son essor, la réduction
du quota
d’importation du sucre vers les États-Unis d’Amérique, la
corruption et
l’inefficacité du Conseil d’État du Sucre, organisme
responsable de l’industrie
sucrière appartenant à l’État.
Nous
avons visité les Bateyes 5 et 8, situés entre
les 3 départements dominicains de Barahona, de Bahoruco et de
Independencia,
dans le grand Sud de la République Dominicaine. Au cours de
cette visite, nous
avons pris des photos que nous vous présentons sous forme de
reportage
photographique sur la vie dans les bateyes, dont la grande
majorité des
habitants.
Barahona (Rép.
Dominicaine), 28 août 2007
Source