Les
fourmis, une véritable calamité dans le nord

Le
maire titulaire de la commune de plaisance menace de rentrer à
Port-au-Prince
accompagné de dizaines de placentins en vue de forcer les
responsables à se
pencher sur l'épidémie de fourmis dévastatrices
dans la région.
« Si rien n’est fait pour venir
à bout de ces insectes, les habitants
de la commune et ceux des 8 sections seront obligés d’abandonner
la zone. Nous
pensons que c’est la seule façon de faire sentir aux
responsables la gravité de
cette épidémie qui détruit nos jardins et nos
animaux », déclare le maire
Jeanty Exalus à HPN.
« A la mairie
de Plaisance nous nous constituons en équipe pour
récupérer les nouveaux nés
incapables de se munir d’insecticides dans certaines sections
communales, les
garder pendant leurs premiers quinze jours pour éviter qu’ils ne
soient
attaqués et mangés par les fourmis », raconte le
1er citoyen de la ville.
Aucune maison,
aucun champs, aucune habitation, aucune cour n’est
épargnée par ces fourmis,
circulant en colonies. A Plaisance, si la mère laisse son enfant
seul pour
quelques heures à son retour elle le retrouvera mort, expliquent
les habitants.
A Bassin, une
des sections communales de la ville, une femme malade âgée
de 86 ans a été
dévorée par des fourmis parce qu’elle était
incapable de bouger. La production
d’ignames a complètement baissée à Plaisance, les
plantations étant ravagées
par les fourmis, se palignent-ils.
Les ignames
pourrissent dans leurs trous à cause de l’incapacité des
paysans à les
fouiller, confie le maire. Les fourmis s’attaquent également au
bétail. Elles
mangent les pieds des bœufs, Elles dévorent les chèvres.
« A Plaisance,
les gens ne s’assoient plus à table pour manger. chez moi
personnellement, confie
t-il, les gens mangent debout », dit le maire. Il se rappelle
qu’au cours de sa
campagne électorale, il avait soumis le problème
auprès des responsables du
ministère de l’agriculture d’alors, qui, par la suite avaient
dépêché une
équipe sur place, mais sans assurer le suivi.
Récemment le
problème a été débattu lors d’un conseil de
ministres. Cent millions de
gourdes, qui n’ont pas été encore
décaissées, sont indispensables pour partir
en guerre contre ces insectes qui vivent en sociétés dans
des fourmilières.
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