La
Martinique vue du ciel: la végétation a payé un
lourd tribut au cyclone
Photo de Gaëlle
Linfide
Vingt-quatre heures après le
passage du cyclone
"Dean", le survol de la Martinique présente un spectacle de
désolation, avec des bananeraies dévastées, des
forêts écorchées et des rivages
aux plages disparues sous les eaux, a constaté un journaliste de
l'AFP.
Avant
l'habitat, c'est la végétation qui semble avoir
payé le plus lourd tribut après
le passage de "Dean".
De
nombreux cocotiers ont été étêtés
sous la violence des vents. Ainsi, les
cocoteraies de la pointe Faula au Vauclin et celles de la pointe Marin
à
Sainte-Anne ont été sérieusement amputées.
En plusieurs points de l'île, les
palmiers royaux ont été complètement
dépouillés, ne présentant plus guère que
leur tronc.
Les bois, habituellement verdoyants, ont pris une
couleur
marron. Là où les arbres ont été
arrachés ou ont vu leurs branches cassées, ce
sont de véritables trouées qui laissent apparaître
parfois une maison
insoupçonnée. Beaucoup de ceux qui ont
résisté ont comme été élagués
et ne
comptent plus l'ombre d'une feuille.
Les plantations de bananes survolées
présentent toutes le
même visage de désolation. Dans la plaine du Lamentin, non
loin de l'aéroport,
aucun des bananiers n'a résisté aux vents de 170 km/h et
les érythrines qui,
traditionnellement, font office de coupe-vent, ont perdu leurs feuilles
protectrices ou sont plaquées au sol.
Les célèbres plages des Salines à
Sainte-Anne et du Diamant
sont devenues méconnaissables. Sous l'effet des vents et de la
houle
cyclonique, ces plages au sable blanc ont quasiment disparu.
Paradoxalement, l'habitat ne donne pas ce sentiment de
désolation que l'on a lorsqu'on survole la
végétation. Si, çà et là, des
maisons ont perdu leurs toitures, vu du ciel, nombreuses sont celles
qui ont
résisté.