La Martinique
et la Guadeloupe vont être aidées après les ravages
de Dean
La Martinique et la Guadeloupe, durement touchées
vendredi par le
cyclone Dean ont commencé à faire le bilan des
dégâts occasionnés,
tandis que le gouvernement a annoncé des mesures d'aide.
Une
réunion consacrée à ces deux départements
de l'Outre-mer français est
programmée en début de semaine sous l'égide du
Premier ministre
François Fillon.
Déjà, le secrétaire d'Etat à
l'Outre-mer
Christian Estrosi, venu samedi constater sur place les
dégâts, a
annoncé une mobilisation de fonds de son ministère
dès lundi. Va être
mise en place la déclaration de catastrophe naturelle, ainsi que
celle
de calamité agricole.
Christian Estrosi a également annoncé des
démarches auprès du fonds social de l'Union
européenne.
C'est
en Martinique que les dommages sont les plus visibles: bananeraies
dévastées, forêts écorchées, plages
englouties sous les eaux.
De
nombreux cocotiers ont été décapités par
les vents violents. Ainsi, les
cocoteraies de la pointe Faula au Vauclin et celles de la pointe Marin
à Sainte-Anne ont été sérieusement
amputées. En plusieurs points de
l'île, les palmiers royaux ont été
dépouillés.
Les bois, habituellement verdoyants, ont pris une
couleur brune. Les vents ont percé, ça et là, des
trouées dans la forêt.
Les plantations de bananes offraient toutes le
même spectacle de désolation: pas un plant
épargné.
Hauts
lieux touristiques, les célèbres plages des Salines
à Sainte-Anne et du
Diamant, sont devenues méconnaissables. Sous l'effet des vents
et de la
houle cyclonique, leur sable blanc a quasiment disparu.
L'habitat
a moins souffert. Certes des maisons ont perdu leurs toitures, mais vu
du ciel, nombreuses sont celles qui ont résisté.
Environ 105.000
clients martiniquais d'EDF (sur 180.000 en tout) restaient
privés de
courant dimanche, notamment dans le sud de l'île. La compagnie a
dépêché de métropole 90 techniciens ainsi
que 30 tonnes de matériel
(groupes électrogènes, câbles...) à bord
d'un avion spécial.
Il faudra plusieurs jours pour un retour à la
normale.
En
Guadeloupe, moins durement frappée, mais où 34.000
clients ont malgré
tout été privés d'électricité au
plus fort de la crise, 6.500
attendaient encore dimanche que le courant soit rétabli.
Il était
aussi recommandé de ne pas boire l'eau du réseau, la
potabilité n'étant
pas assurée. Quelques désordres étaient encore
enregistrés dans les
aéroports. Ainsi celui de Guadeloupe, où une trentaine de
personnes,
voyageant via de petites compagnies pas chères, campent dans
l'attente
d'un vol vers Paris.
Air France a en revanche souligné que son trafic
vers les Antilles était redevenu normal à 100%.
Passé
au niveau 4 sur l'échelle de Saffir-Simpson qui en compte 5, le
cyclone
Dean se dirigeait dimanche vers la Jamaïque, après avoir
fait deux
morts en Martinique, deux en Haïti et un autre en République