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Dean "pas assez destructeur" pour une
indemnisation
L'ouragan Dean qui
a tué 20 personnes n'a pas été jugé assez
puissant pour faire
bénéficier d'une assurance les pays des Caraïbes.
 Cet
ouragan a été requalifié catégorie 3 par le
Centre national des
ouragans après avoir atteint la catégorie maximale des
ouragans
potentiellement catastrophiques. Mais, selon l'assureur, il
reste "trop
faible" pour ouvrir droit à une indemnisation de certains pays
sinistrés. La Jamaïque, qui a été la plus
gravement touchée par Dean
avec des vents dépassant 230 km/h, ne peut prétendre aux
dédommagements
du nouvel organisme d'assurance Caribbean Catastrophe Risk Insurance
Facility. Il aurait fallu que "la tempête passe à 55,5
kilomètres plus au nord",
selon le superviseur de ce programme d'assurance, Simon Young.
Pourtant, l'objectif de ce fonds était de garantir aux pays
participants le versement rapide d'une indemnité pour faire face
aux
besoins d'urgence induits par les catastrophes naturelles. Son
principe? Chaque Etat paie une cotisation de 150 000 à 1,5
million
d'euros et en contrepartie, ces pays peuvent percevoir des
indemnités
de 7,4 millions à 37 millions d'euros.
La
France sera indemnisée. Hier, la ministre de
l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a annoncé l'envoi
aux Antilles de six
experts chargés d'évaluer précisément le
coût des dégâts. La Martinique
et la Guadeloupe, qui ont subi la violence de Dean avec des vents
moyens de 120 km/h et des pertes de l'ordre de 100% notamment pour les
plantations de bananes martiniquaises, seront probablement
indemnisées
au titre des catastrophes naturelles.
"En
assurant ses biens situés en France et dans les
départements
d'Outre-Mer, l'assuré est automatiquement couvert contre les
dégâts
causés par les catastrophes naturelles. Mais pour être
indemnisé, un
arrêté interministériel doit être
publié au Journal officiel" a
expliqué la FFSA (Fédération française des
sociétés d'assurance). Ceci
constitue une différence majeure avec d'autres Etats dont le
contrat
d'assurance doit expressément garantir ce genre
d'événements pour
ouvrir droit à une couverture.
Contrairement
à ce que l'on pourrait penser, les "tempêtes" ne sont pas
assimilées à des catastrophes naturelles et la parution
d'un arrêté
n'est pas nécessaire pour indemniser les dégâts
provoqués par cet
événement. Ainsi, les assurés ayant subi des
dégâts immobiliers
constitutifs à une tempête seront indemnisés par
leur assureur au titre
de la garantie tempête figurant obligatoirement dans les contrats
multirisques habitation. De plus, les assureurs considèrent que
pour
être qualifié de tempête, le vent doit avoir
causé des dommages à des
bâtiments de bonne construction.
Marilyn Ghibaut.
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