L’ouragan
Dean la Martinique
photo : Germain Mazarin
Il y a
bien longtemps, disent-ils, que nous n’avions
eu de cyclone, ce qui explique sans doute, la gestion calamiteuse de
Météo
France, obligeant ceux en recherche
d’informations à se rabattre vers les
organismes météorologiques étasuniens.
Grâce à eux, nous avons pu
suivre heure par heure ce
phénomène
cyclonique, le premier de l’année 2007, qui a balayé la
Martinique, tout comme
ses voisines de la caraïbe. Malgré
sa
faible intensité catégorisé au niveau 2 ou 3 sur
une échelle (Saffir-Simpson ) allant
jusqu’à 5, Dean à été pour le moins
dévastateur en
Martinique. Il est dit que c’est le cyclone le plus violent qu’ait
connu l’île
au cours de ces 20 dernières années.
Cette perturbation s’est
accompagnée de pluie diluvienne, les vents en rafale ont
soufflé
jusqu’à 170 km/h avec des pointes à 200,
occasionnant de
nombreux dégâts sur l’île.
La partie la plus touchée
est le centre et le sud de la Martinique touristique. On relève,
des toitures
envolées, des fils électriques arrachés, des baies
vitrées explosées, des
glissements de terrain, des arbres déracinés et des
inondations.
La
préfecture de la Région
Martinique dénombrait entre 2 000
et 2 500 sinistrés, 50 maisons
détruites, 1 800 partiellement touchées et 300 familles
hébergées.
95
% des
abonnées martiniquais soit 210 000
personnes furent privées de courant et 6 500
en Guadeloupe. EDF a dépêché de
la métropole 90 techniciens pour
prêter main forte aux nôtres et acheminé 30
tonnes de matériel, à la fin
de la
semaine la situation sera redevenue à la normale.
Il est fait état que sur réseau
téléphonique,
30% du réseau mobile et 25% du réseau fixe sont hors
service. Concernant
l’alimentation en
eau, elle n’est pas encore totalement rétablie, des points de
distribution
avaient été mis en place,
toutefois : « L’usine
de production de Vivé (Lorrain), qui alimente la zone du nord
atlantique, a été
remise en service. Celle de Schoelcher, commune en partie privée
d'eau, va être
secourue grâce à des groupes électrogènes. »
Quant au réseau
routier dans l’ensemble il est praticable.
Par contre l’ouragan
Dean a ratiboisé les bananeraies,
presque que tous les plants de banane sont couchés, la quasi
totalisé de la
production est perdue. En Guadeloupe,
c’est 80 % des plantations qui sont sinistrées,
d’où une perte en
tonnage
de 22 000 tonnes sur les 52 000 tonnes
escomptées
Les dégâts
pour l’agriculture sont évalués de 180 à 200
millions d’euro, mais déjà les
aides
d’extrême urgence se mettent en place et la préfecture de la
Région Martinique a annoncé
l'ouverture d'un compte bancaire pour tous ceux qui souhaitent exprimer
leur
solidarité aux sinistrés touchés par l'ouragan
Dean. Ils pourront le faire par
chèque à l'ordre de : "Régie Ouragan
Dean Martinique" adressé à
"Trésorerie Générale, Régie Ouragan Dean,
BP. 654/655 - 97263 Fort-de-France
Cedex.
Evariste
Zephyrin