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logo avril 2008 de Pyepimanla le Magazine Antillais



Une fierté pour les Noirs une espérance pour le monde

obama

Qui eut pensé, lors de ces quarante dernières années qu'un jour, les USA se doteraient d'un président africain-américain, les plus optimistes pas plus que les plus pessimistes n'y croyaient, tellement ce grand pays est cloisonné, « ségrationné », compartimenté, enclos, et plus encore vis à vis des populations afro-américaines qui forment un bel ensemble homogène, devrai-je dire, endogène car 95% des afro-américains épousent une personne de leur communauté.

Un président noir, fusse t’il métis (est considéré comme un Noir aux Etats-Unis) siégeant à la Maison Blanche, une telle idée ne pouvait découler que des scénaristes ou des gens de foi ou ceux qui font des rêves ou ceux qui prophétisent.

Leur rêve ou leur prophétie se trouve réalisé, un métis africain-américain a été largement porté au pouvoir par le peuple étasunien, certains s'extasient qu'un pays ayant pratiqué la ségrégation, dont les disparités entre blancs et noirs sont flagrantes, 65 % des Noirs n'ont  pas de couverture sociale, l'écart de revenu entre un ménage blanc et noir avoisine les 40 %, si on le compare avec les ménages asiatiques l'écart est encore bien plus grand sans doute 60 %, un pays où la population carcérale est à 80% composée d'afro-américain. : « Un jeune Noir sur neuf, âgé entre 20 et 34 ans, est actuellement derrière les barreaux aux Etats-Unis. Le chiffre est extrait du dernier rapport du Pew Center. Dans cette étude, les statistiques sont particulièrement frappantes parmi les minorités : alors qu'un adulte américain blanc sur 106 est incarcéré, c'est un Hispanique sur 36 et un Afro-américain sur 15 qui sont en prison. 1»

Quant aux droits de vote effectif des afro-américain, ils l'acquièrentt réellement avec le volting rights act de (1965) qui met fin à la ségrégation, un pays où les préjugés restent forts, on s'interroge, comment les Etasuniens ont pu voter aussi massivement (66 % le taux de participation, un record) pour un candidat noir. D'aucuns arguent que cet homme n'est pas un afro-américain (donc ses ancêtres n'ont pas connu l'esclave), c'est un homme ouvert sur le monde en raison de son parcours, issu d'une famille modeste, ayant bénéficier ce que nous appelons à tort « discrimination positive », contrairement à ce que j'ai pu lire il a en bien bénéficié.

Comme j'ai pour habitude de le dire les Etats-Unis sont une ploutocratie et non une démocratie, et cet homme n'a pu gagner que s'il avait l'appui financier de cette élite financière, de surcroît, grâce à l'internet il a reçu énormément d'argent, des dons affluant du monde entier et sans doute aussi de gouvernements étrangers sous couvert (ce dernier point n'est qu'une hypothèse) pour financer sa campagne, notamment de personnes ou groupes d'influence aspirant à une autre politique que celle du président Bush, cet homme qui a envahi l'Irak pour s'approprier son pétrole et aussi l'Afghanistan pour des raisons géostratégiques, Obama a été élu pour mettre fin à la politique belliqueuse de l'administration du président Bush où la force prime sur le droit.

Les Etats-Unis ont fait leur première révolution de leur histoire.

Le résultat de cette politique est que l'Amérique est quasiment en faillite, demandant l'aide de la Chine pour maintenir le pays à flot, le Japon, l'Espagne, l'Italie sont en récession, pour les USA les analystes disent cela fait un trimestre que la croissance est négative, un euphémisme pour ne pas dire que les USA sont en récession. Une telle conjoncture économique ne peut générer qu'une aggravation de la pauvreté, les « subprimes » font que 100 000 personnes par semaine se retrouvent à la rue, la paupérisation de la middle class, une crise financière qui laisse beaucoup sur le bord de la route, de surcroît afin de maintenir leurs profits ou réduire les pertes les grandes entreprises licencient à tour de bras, et rien ne présage une reprise de l'économie, mais une aggravation, d'autant que les acteurs économiques réduisent leurs dépenses, les budgets publicitaires sont en baisse, par l'effet domino toute l'économie réelle pâtie de cette crise, dont on ne sait comment en venir à bout.

La politique de Bush, n'a pas seulement ruiné le pays, bafoué les droits de l'hommes, cette politique a créé des tensions avec la Russie qui a repris le vol de ses bombardiers atomiques, n'acceptant pas d'être encerclé par le bouclier antimissile que les USA veulent installer en Pologne, les Tchèques ayant voté contre le parti démocrate (ODS) du premier ministre favorable à l'installation du bouclier antimissile sur son sol, au profit du parti social démocrate (CSSD) hostile a ce déploiement. Le président Medevdev quant à lui se propose de déployer à Kallingrad un complexe de missiles « Iskander » pouvant neutraliser le bouclier antimissile américain.

La chine puissance nucléaire et spatiale, investit des milliards de dollars dans l'industrie militaire, développant des sous-marins hyper-furtifs pour contrer la puissance navale américaine, qui déjà n'a pas la capacité de repérer les missiles furtifs russes, ni les sous marins chinois, une situation qui les places dans une situation de faiblesse, remarquez que depuis ils n'ont plus créé de porte-avions.

Les USA sont sur le déclin, un empire quasi ruiné compte sur un président noir pour se débarrasser des néo-conservateurs, générer de la croissance, de l'emploi, de leur garantir une essence bon marché, une baisse d'impôts et accessoirement apaiser les tensions et redorer l'image des Etats-Unis dans le monde, une image fortement dégradée.

Par ailleurs, d'aucuns penseront qu'il y a eu une élection démocratique, dans la ploutocratie étasunienne, mais les jeux ont été faits d'avance, la population a été préparée par Hollywood avec des séries telles que 24 heures ou d'autres films, depuis 5 ou 6 ans systématiquement  le président des USA était un Noir, une manière insidieuse pour leur faire admettre implicitement que les USA puissent être gouvernés par un Noir et l'argent dont disposait le candidat, son charisme a fait le reste.

Si cet homme, Barak Obama a été élue pour apporter la paix, lorsqu'on regarde ceux qui l'entourent, ce ne sont d'autres que les faucons du parti démocrate (Zbigniew Brzezinski) fut conseiller de sécurité nationale du président Carter, à l'origine de la création des Talibans, l'un des conseillers d'Obama pour le moyen-orient est Dennis Ross, un homme ayant des points de vue belliqueux, Rahn Emmanuel, homme du président Clinton qu'on qualifie de corrompu et de brutal, le voilà qui accède au poste de secrétaire de la maison blanche et enfin Hilary Clinton qui avait voté pour la guerre contre l’Irak obtient un portefeuille, sans doute celui des affaires étrangères.

Nous avons un homme qui parle de paix, de discuter avec tout le monde, mais qui s'entoure de va-t'en guerre, favorable au blocus contre Cuba, j'ai bien peur que sa politique évoluera que sur les marges, mais fond restera le même.

Les quatre années à venir ne seront pas une sinécure pour le président Obama, son plan de relance à intérêt à fonctionner, le coût des aliments à baisser, autrement il ira droit dans le mur.

Ce président doit comprendre que son élection n'est que la première phase de la révolution qu'opèrent les Etatsuniens.

Ne soyons pas un oiseau de mauvais augure, donc wait and see !

 

Tony Mardaye