Une
fierté pour les Noirs une espérance pour le monde

Qui eut
pensé, lors de ces
quarante dernières années qu'un jour, les USA se doteraient d'un
président
africain-américain, les plus optimistes pas plus que les plus
pessimistes n'y
croyaient, tellement ce grand pays est cloisonné,
« ségrationné »,
compartimenté, enclos, et plus encore vis à vis des populations
afro-américaines qui forment un bel ensemble homogène, devrai-je dire,
endogène
car 95% des afro-américains épousent une personne de leur communauté.
Un président
noir, fusse t’il
métis (est considéré comme un Noir aux Etats-Unis) siégeant à la Maison
Blanche, une telle idée ne pouvait découler que des scénaristes ou des
gens de
foi ou ceux qui font des rêves ou ceux qui prophétisent.
Leur rêve ou
leur prophétie se
trouve réalisé, un métis africain-américain a été largement porté au
pouvoir
par le peuple étasunien, certains s'extasient qu'un pays ayant pratiqué
la
ségrégation, dont les disparités entre blancs et noirs sont flagrantes,
65 %
des Noirs n'ont pas
de couverture
sociale, l'écart de revenu entre un ménage blanc et noir avoisine les
40 %, si
on le compare avec les ménages asiatiques l'écart est encore bien plus
grand
sans doute 60 %, un pays où la population carcérale est à 80% composée
d'afro-américain. : « Un jeune Noir sur
neuf, âgé entre 20 et 34
ans, est actuellement derrière les barreaux aux Etats-Unis. Le chiffre
est
extrait du dernier rapport du Pew Center. Dans cette étude, les
statistiques
sont particulièrement frappantes parmi les minorités : alors qu'un
adulte
américain blanc sur 106 est incarcéré, c'est un Hispanique sur 36 et un
Afro-américain sur 15 qui sont en prison. 1»
Quant aux
droits de vote
effectif des afro-américain, ils l'acquièrentt réellement avec le volting
rights
act de (1965) qui met fin à la ségrégation, un pays où les
préjugés restent
forts, on s'interroge, comment les Etasuniens ont pu voter aussi
massivement
(66 % le taux de participation, un record) pour un candidat noir.
D'aucuns
arguent que cet homme n'est pas un afro-américain (donc ses ancêtres
n'ont pas
connu l'esclave), c'est un homme ouvert sur le monde en raison de son
parcours,
issu d'une famille modeste, ayant bénéficier ce que nous appelons à
tort
« discrimination positive », contrairement à ce que
j'ai pu lire il a
en bien bénéficié.
Comme j'ai
pour habitude de le
dire les Etats-Unis sont une ploutocratie et non une démocratie, et cet
homme
n'a pu gagner que s'il avait l'appui financier de cette élite
financière, de
surcroît, grâce à l'internet il a reçu énormément d'argent, des dons
affluant
du monde entier et sans doute aussi de gouvernements étrangers sous
couvert (ce
dernier point n'est qu'une hypothèse) pour financer sa campagne,
notamment de
personnes ou groupes d'influence aspirant à une autre politique que
celle du
président Bush, cet homme qui a envahi l'Irak pour s'approprier son
pétrole et
aussi l'Afghanistan pour des raisons géostratégiques, Obama a été élu
pour
mettre fin à la politique belliqueuse de l'administration du président
Bush où
la force prime sur le droit.
Les
Etats-Unis ont fait
leur première révolution de leur histoire.
Le résultat
de cette politique
est que l'Amérique est quasiment en faillite, demandant l'aide de la
Chine pour
maintenir le pays à flot, le Japon, l'Espagne, l'Italie sont en
récession, pour
les USA les analystes disent cela fait un trimestre que la croissance
est
négative, un euphémisme pour ne pas dire que les USA sont en récession.
Une
telle conjoncture économique ne peut générer qu'une aggravation de la
pauvreté,
les « subprimes » font que 100 000 personnes par
semaine se
retrouvent à la rue, la paupérisation de la middle class, une crise
financière
qui laisse beaucoup sur le bord de la route, de surcroît afin de
maintenir
leurs profits ou réduire les pertes les grandes entreprises licencient
à tour
de bras, et rien ne présage une reprise de l'économie, mais une
aggravation,
d'autant que les acteurs économiques réduisent leurs dépenses, les
budgets
publicitaires sont en baisse, par l'effet domino toute l'économie
réelle pâtie de
cette crise, dont on ne sait comment en venir à bout.
La politique
de Bush, n'a pas
seulement ruiné le pays, bafoué les droits de l'hommes, cette politique
a créé
des tensions avec la Russie qui a repris le vol de ses bombardiers
atomiques,
n'acceptant pas d'être encerclé par le bouclier antimissile que les USA
veulent
installer en Pologne, les Tchèques ayant voté contre le parti démocrate
(ODS)
du premier ministre favorable à l'installation du bouclier antimissile
sur son
sol, au profit du parti social démocrate (CSSD) hostile a ce
déploiement. Le
président Medevdev quant à lui se propose de déployer à Kallingrad un
complexe
de missiles « Iskander » pouvant neutraliser le
bouclier antimissile
américain.
La chine
puissance nucléaire et
spatiale, investit des milliards de dollars dans l'industrie militaire,
développant des sous-marins hyper-furtifs pour contrer la puissance
navale
américaine, qui déjà n'a pas la capacité de repérer les missiles
furtifs
russes, ni les sous marins chinois, une situation qui les places dans
une
situation de faiblesse, remarquez que depuis ils n'ont plus créé de
porte-avions.
Les USA sont
sur le déclin, un
empire quasi ruiné compte sur un président noir pour se débarrasser des
néo-conservateurs, générer de la croissance, de l'emploi, de leur
garantir une
essence bon marché, une baisse d'impôts et accessoirement apaiser les
tensions
et redorer l'image des Etats-Unis dans le monde, une image fortement
dégradée.
Par ailleurs,
d'aucuns penseront
qu'il y a eu une élection démocratique, dans la ploutocratie
étasunienne, mais les
jeux ont été faits d'avance, la population a été préparée par Hollywood
avec
des séries telles que 24 heures ou d'autres films, depuis 5 ou 6 ans
systématiquement le président des USA était un Noir, une
manière insidieuse
pour leur faire admettre implicitement que les USA puissent être
gouvernés par
un Noir et l'argent dont disposait le candidat, son charisme a fait le
reste.
Si cet homme,
Barak Obama a été
élue pour apporter la paix, lorsqu'on regarde ceux qui l'entourent, ce
ne sont
d'autres que les faucons du parti démocrate (Zbigniew Brzezinski) fut
conseiller de sécurité nationale du président Carter, à l'origine de la
création des Talibans, l'un des conseillers d'Obama pour le
moyen-orient est
Dennis Ross, un homme ayant des points de vue belliqueux, Rahn
Emmanuel, homme
du président Clinton qu'on qualifie de corrompu et de brutal, le voilà
qui
accède au poste de secrétaire de la maison blanche et enfin Hilary
Clinton qui
avait voté pour la guerre contre l’Irak obtient un portefeuille, sans
doute celui
des affaires étrangères.
Nous avons un
homme qui parle de
paix, de discuter avec tout le monde, mais qui s'entoure de va-t'en
guerre,
favorable au blocus contre Cuba, j'ai bien peur que sa politique
évoluera que
sur les marges, mais fond restera le même.
Les quatre
années à venir ne
seront pas une sinécure pour le président Obama, son plan de relance à
intérêt
à fonctionner, le coût des aliments à baisser, autrement il ira droit
dans le
mur.
Ce président
doit comprendre que
son élection n'est que la première phase de la révolution qu'opèrent
les
Etatsuniens.
Ne soyons pas
un oiseau de
mauvais augure, donc wait and see !
Tony Mardaye
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