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logo avril 2008 de Pyepimanla le Magazine Antillais



Chili: à la recherche du lac disparu

Cachet 2

Est-ce un phénomène divin ou de la sorcellerie? C'est ce que certains habitants de la Patagonie, région à la pointe sud du Chili, ont dû se demander à leur réveil en début de semaine.

Un important lac baptisé Cachet 2 avait carrément disparu. Parti sans laisser d'adresse.

À l'exception d'un indice de taille: le matin suivant sa disparition, l'immense rivière Baker, située dans la même région, a laissé les habitants des villages à l'entour bouche bée.

Elle a d'un seul coup débordé de son lit sur plus de quatre mètres. Puis, durant deux bonnes heures, elle s'est mise à couler en sens inverse!

Certains natifs d'Aysen, cette région de Patagonie isolée au sud du Chili, semée de fjords, de glaciers et de rivières, ont pu croire à un châtiment divin. La cause de ce phénomène impressionnant est un peu plus scientifique…

Étrange tache blanche

Jonathan Leidich l'a compris. Intrigué, ce responsable de l'entreprise touristique Patagonia Adventure Expeditions, a survolé la région. À plusieurs kilomètres au sud-ouest de Coihaique, il aperçoit une tache blanche étrange, dans l'une des plus importantes zones glacières du Chili, le champ de glace Nord.

Il expédie ses photos au Centre d'études scientifiques de Valdivia (CECS). Les glaciologues Andrés Rivera et Gino Casassa les comparent aux images satellites. Ils sont formels: la tache correspond au lac glaciaire Cachet 2. Sauf qu'il n'a plus d'eau.

En moins de 12 heures dans la nuit de lundi à mardi, ce lac - qui correspond en volume à la moitié du lac Saint-Louis au sud-ouest de Montréal - a disparu! La faute à qui? «Au réchauffement planétaire», explique le glaciologue Andrés Rivera.

L'été vient de se terminer au Chili. «On a connu des records de chaleur, précise-t-il. La région sud de la Patagonie n'y a pas échappé.» Le glacier Colonia, qui borde le lac Cachet 2, a fondu.

Le lac a tellement gonflé qu'il a fini par faire flotter en partie le glacier de 333 km2 (la densité de l'eau étant supérieure à celle de la glace). Les 250 millions de m3 se sont alors engagés dans ce tunnel formé entre la glace et la roche.

L'eau a cheminé dans ce tunnel sur plus de 8 km jusqu'à déboucher sur le lac Colonia, puis sur la rivière Baker, dans laquelle il se déverse.

Disparitions en série

lac tempano

Ce phénomène, dit Glacial Lake Outburst Flood (GLOF), est connu des scientifiques. On l'a déjà vu se produire dans les montagnes de l'Himalaya. Il est généralement assez rare.

Mais au Chili, c'est le deuxième en un an. En mai 2007, une équipe de gardes forestiers chiliens découvre le lac Tempano asséché. Situé dans le champ de glace Sud, il est deux fois et demie plus petit que Cachet 2.

«La Patagonie fait partie des régions qui subissent les bouleversements les plus rapides de la planète du fait du réchauffement climatique», souligne Andrés Rivera. «Chaque année, certains glaciers régressent de plusieurs centaines de mètres.»

Au cours de ses conférences, l'ex-vice-président américain Al Gore insiste généralement sur le cas du glacier chilien Marinelli. Proche du détroit de Magellan, il a diminué de plus de 4 km en deux ans.

Les experts prévoient une augmentation de ces phénomènes. Ils sont inquiets. Au Chili, les GLOF ne poseraient pas de danger direct pour la population, les glaciers étant généralement loin des zones habitées.

Mais l'impact de la fonte des glaciers du Chili sur l'élévation du niveau de la mer dans le monde menace l'équilibre écologique de la planète.

La  mer Noire se serait formée lors du déluge décrit dans la Bible (experte turque)

La mer Noire se serait formée à la suite du cataclysme décrit dans la Bible comme le déluge, qui a réellement eu lieu, estime le professeur Seda Okay, une océanologue turque.

Selon des hypothèses émises à plusieurs reprises par la communauté scientifique, la mer Noire se serait formée il y a sept à huit mille ans. La fonte des glaciers des océans aurait provoqué une augmentation du niveau de la mer Méditerranée qui aurait brisé son barrage naturel, le Bosphore (Turquie). A cette occasion, l'eau se serait écoulée avec une puissance équivalente à celle qui serait libérée par 200 chutes du Niagara. 

Ce cataclysme naturel rappelle la célèbre histoire du déluge décrite dans l'ancien testament, et les sources bibliques et scientifiques concernant le moment des faits coïncident de manière troublante.

"Nous avons établi que les eaux de la mer Méditerranée se sont déversées il y a 7 à 8.000 ans dans la mer Noire, qui était alors un bassin aquatique fermé, ce qui s'est produit au prix d'une catastrophe naturelle de grande envergure, plus connue comme le déluge décrit dans la Bible", a déclaré la représentante de l'Institut turc des sciences maritimes dans une interview publiée lundi par le journal Zaman.

La scientifique affirme avoir attentivement étudié entre 2002 et 2007 le fond du détroit du Bosphore.

mer noire

"On a découvert au cours d'études géophysiques des traces laissées par les eaux de la mer Méditerranée dans la mer Noire, qui coïncident avec l'emplacement du Bosphore. L'eau du déluge a ouvert un canal qui n'est autre que le Bosphore. L'eau douce de la mer Noire a alors été diluée dans de l'eau salée", affirme la scientifique. 

La chercheuse turque a affirmé avoir établi en 2002, conjointement avec des scientifiques français, que le niveau des eaux de la mer Noire était de 110 mètres plus bas au cours de l'ère glaciaire qu'actuellement.

"Ceci confirme une nouvelle fois que la mer Noire était jadis un lac", a-t-elle fait remarquer.


La trace du plus vieux sacrifice humain découverte au Soudan

Al-Kadada, Soudan

Des archéologues français ont mis au jour dans le nord du Soudan une tombe qu'ils considèrent comme la trace du «plus vieux sacrifice humain» trouvée sur le continent africain.

La tombe d'un vieil homme remontant à 5500 ans a été découverte par l'archéologue Jacques Reinold, un Français spécialiste du Néolithique, et son épouse autrichienne Ulla, à quelque 300 km au nord de Khartoum, dans la localité d'Al-Kadada.

Les restes du vieil homme étaient entourés par ceux de trois humains et de deux chiens sacrifiés. Des céramiques ont été retrouvées tout autour.

«Il s'agit de la preuve du plus ancien sacrifice humain jamais trouvée au Soudan, en Égypte et en Afrique», a expliqué M. Reinold en présentant cette semaine la découverte à la presse sur le site archéologique.

«Je n'ai pas connaissance d'une découverte de cette ampleur en Afrique (...) Nous n'avons aucune preuve aussi évidente (de sacrifices humains) sur les sites d'autres pays», en parlant à la presse au milieu de villageois en robes blanches traditionnelles employés sur le site.

L'archéologue, qui travaille sur le site depuis de nombreux mois, a décrit la découverte comme la plus importante relative au Néolithique faite depuis les années 1990.

Cette période, décrite par M. Reinold comme l'une des étapes essentielles de l'évolution humaine, a vu les hommes passer de la chasse à l'agriculture, ce qui allait changer à jamais la face de l'humanité.

La région d'Al-Kadada, proche du Nil et très fertile, est considérée comme un terrain qui a été choisi par les humains du Néolithique pour s'établir.

M. Reinhold et sa femme vivent au Soudan depuis 25 ans où il a dirigé un temps la Section française de la direction des antiquités, la mission archéologique française au Soudan.

La mission a indiqué que les outils trouvés sur le site, dont des ustensiles pour moudre le blé, des bracelets et autres ornements seront cédés au Musée national du Soudan à Khartoum.


Possible, probable mais est-ce certain ?

Ils vont un peu vite en besogne. Ce ne sont que des spéculations, le fait qu’un  cadavre soit entouré de trois autres et deux chiens ne signifie nullement que c’est la résultante d’un sacrifice humain, plusieurs autres hypothèses peuvent se dessiner en l’occurrence.