Chili: à la recherche du lac disparu Est-ce un phénomène divin ou de la sorcellerie? C'est ce
que certains habitants de la Patagonie, région à la pointe sud du Chili, ont dû
se demander à leur réveil en début de semaine.
Un important lac baptisé Cachet 2 avait carrément disparu.
Parti sans laisser d'adresse.
À l'exception d'un indice de taille: le matin suivant sa disparition, l'immense
rivière Baker, située dans la même région, a laissé les habitants des villages
à l'entour bouche bée.
Elle a d'un seul coup débordé de son lit sur plus de quatre mètres. Puis,
durant deux bonnes heures, elle s'est mise à couler en sens inverse!
Certains natifs d'Aysen, cette région de Patagonie isolée au sud du Chili,
semée de fjords, de glaciers et de rivières, ont pu croire à un châtiment
divin. La cause de ce phénomène impressionnant est un peu plus scientifique…
Étrange tache blanche
Jonathan Leidich l'a compris. Intrigué,
ce responsable de l'entreprise touristique Patagonia Adventure Expeditions, a
survolé la région. À plusieurs kilomètres au sud-ouest de Coihaique, il
aperçoit une tache blanche étrange, dans l'une des plus importantes zones
glacières du Chili, le champ de glace Nord.
Il expédie ses photos au Centre d'études scientifiques de Valdivia (CECS). Les
glaciologues Andrés Rivera et Gino Casassa les comparent aux images satellites.
Ils sont formels: la tache correspond au lac glaciaire Cachet 2. Sauf qu'il n'a
plus d'eau.
En moins de 12 heures dans la nuit de lundi à mardi, ce lac - qui correspond en
volume à la moitié du lac Saint-Louis au sud-ouest de Montréal - a disparu! La
faute à qui? «Au réchauffement planétaire», explique le glaciologue Andrés
Rivera.
L'été vient de se terminer au Chili. «On a connu des records de chaleur,
précise-t-il. La région sud de la Patagonie n'y a pas échappé.» Le glacier
Colonia, qui borde le lac Cachet 2, a fondu.
Le lac a tellement gonflé qu'il a fini par faire flotter en partie le glacier
de 333 km2 (la densité de l'eau étant supérieure à celle de la glace). Les 250
millions de m3 se sont alors engagés dans ce tunnel formé entre la glace et la
roche.
L'eau a cheminé dans ce tunnel sur plus de 8 km jusqu'à déboucher sur le lac
Colonia, puis sur la rivière Baker, dans laquelle il se déverse.
Disparitions en série 
Ce phénomène, dit Glacial Lake Outburst Flood (GLOF), est
connu des scientifiques. On l'a déjà vu se produire dans les montagnes de
l'Himalaya. Il est généralement assez rare.
Mais au Chili, c'est le deuxième en un an. En mai 2007, une équipe de gardes
forestiers chiliens découvre le lac Tempano asséché. Situé dans le champ de
glace Sud, il est deux fois et demie plus petit que Cachet 2.
«La Patagonie fait partie des régions qui subissent les bouleversements les
plus rapides de la planète du fait du réchauffement climatique», souligne
Andrés Rivera. «Chaque année, certains glaciers régressent de plusieurs
centaines de mètres.»
Au cours de ses conférences, l'ex-vice-président américain Al Gore insiste
généralement sur le cas du glacier chilien Marinelli. Proche du détroit de
Magellan, il a diminué de plus de 4 km en deux ans.
Les experts prévoient une augmentation de ces phénomènes. Ils sont inquiets. Au
Chili, les GLOF ne poseraient pas de danger direct pour la population, les
glaciers étant généralement loin des zones habitées.
Mais l'impact de la fonte des glaciers du Chili sur l'élévation du niveau de la
mer dans le monde menace l'équilibre écologique de la planète.
| La mer Noire se serait formée lors
du déluge décrit dans la Bible (experte turque)La mer Noire se serait
formée à la suite du cataclysme décrit dans la Bible comme le déluge, qui a
réellement eu lieu, estime le professeur Seda Okay, une océanologue turque.
Selon des hypothèses
émises à plusieurs reprises par la communauté scientifique, la mer Noire se
serait formée il y a sept à huit mille ans. La fonte des glaciers des océans
aurait provoqué une augmentation du niveau de la mer Méditerranée qui aurait
brisé son barrage naturel, le Bosphore (Turquie). A cette occasion, l'eau se
serait écoulée avec une puissance équivalente à celle qui serait libérée par
200 chutes du Niagara.
Ce cataclysme naturel
rappelle la célèbre histoire du déluge décrite dans l'ancien testament, et les
sources bibliques et scientifiques concernant le moment des faits coïncident de
manière troublante.
"Nous
avons établi que les eaux de la mer Méditerranée se sont déversées il y a 7 à
8.000 ans dans la mer Noire, qui était alors un bassin aquatique fermé, ce qui
s'est produit au prix d'une catastrophe naturelle de grande envergure, plus
connue comme le déluge décrit dans la Bible", a déclaré la représentante
de l'Institut turc des sciences maritimes dans une interview publiée lundi par le
journal Zaman.
La scientifique affirme
avoir attentivement étudié entre 2002 et 2007 le fond du détroit du Bosphore.
"On a découvert au
cours d'études géophysiques des traces laissées par les eaux de la mer
Méditerranée dans la mer Noire, qui coïncident avec l'emplacement du Bosphore.
L'eau du déluge a ouvert un canal qui n'est autre que le Bosphore. L'eau douce
de la mer Noire a alors été diluée dans de l'eau salée", affirme la
scientifique.
La chercheuse turque a
affirmé avoir établi en 2002, conjointement avec des scientifiques français,
que le niveau des eaux de la mer Noire était de 110 mètres plus bas au cours de
l'ère glaciaire qu'actuellement.
"Ceci confirme une
nouvelle fois que la mer Noire était jadis un lac", a-t-elle fait
remarquer.
La trace du plus
vieux sacrifice humain découverte au SoudanAl-Kadada,
Soudan
Des archéologues français
ont mis au jour dans le nord du Soudan une tombe qu'ils considèrent comme la
trace du «plus vieux sacrifice humain» trouvée sur le continent africain.
La tombe d'un vieil homme
remontant à 5500 ans a été découverte par l'archéologue Jacques Reinold, un
Français spécialiste du Néolithique, et son épouse autrichienne Ulla, à quelque
300 km au nord de Khartoum, dans la localité d'Al-Kadada.
Les restes du vieil homme étaient entourés par ceux de trois humains et de deux
chiens sacrifiés. Des céramiques ont été retrouvées tout autour.
«Il s'agit de la preuve du plus ancien sacrifice humain jamais trouvée au
Soudan, en Égypte et en Afrique», a expliqué M. Reinold en présentant cette
semaine la découverte à la presse sur le site archéologique.
«Je n'ai pas connaissance d'une découverte de cette ampleur en Afrique (...)
Nous n'avons aucune preuve aussi évidente (de sacrifices humains) sur les sites
d'autres pays», en parlant à la presse au milieu de villageois en robes
blanches traditionnelles employés sur le site.
L'archéologue, qui travaille sur le site depuis de nombreux mois, a décrit la
découverte comme la plus importante relative au Néolithique faite depuis les
années 1990.
Cette période, décrite par M. Reinold comme l'une des étapes essentielles de
l'évolution humaine, a vu les hommes passer de la chasse à l'agriculture, ce
qui allait changer à jamais la face de l'humanité.
La région d'Al-Kadada, proche du Nil et très fertile, est considérée comme un
terrain qui a été choisi par les humains du Néolithique pour s'établir.
M. Reinhold et sa femme vivent au Soudan depuis 25 ans où il a dirigé un temps
la Section française de la direction des antiquités, la mission archéologique
française au Soudan.
La mission a indiqué que les outils trouvés sur le site, dont des ustensiles
pour moudre le blé, des bracelets et autres ornements seront cédés au Musée
national du Soudan à Khartoum.
Possible, probable
mais est-ce certain ?
Ils vont un peu vite en
besogne. Ce ne sont que des spéculations, le fait qu’un cadavre soit entouré de trois autres et deux
chiens ne signifie nullement que c’est la résultante d’un sacrifice humain,
plusieurs autres hypothèses peuvent se dessiner en l’occurrence.
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