« La
démocratie est de tous les régimes
le moins pire » (Winston
CHURCHILL)

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Laurent Marlin
COMMUNIQUE
N° 2
L’Université
des Antilles et de
la Guyane vit un moment crucial de son histoire. Le désaveu, pas même à
mi-mandat, de Georges VIRASSAMY à la tête de notre établissement le
mardi 10
décembre dernier a, en effet, ouvert une crise sans précédent qui
risque de
mettre en danger de manière durable à la fois la stabilité, la
crédibilité et
l’existence même de l’UAG.
Un
administrateur provisoire sera
prochainement désigné par les instances ministérielles, lequel
administrateur
gérera les affaires courantes et sera chargé d’organiser, durant le
mois de
janvier 2009, l’élection qui permettra de désigner au plus tard le 30
janvier
un nouveau président. Même si cette procédure met en péril les
importants
dossiers et chantiers suivis avec compétence par un président mis sur
la touche
le 10 décembre, nous ne pouvons plus y échapper. Il fallait réfléchir
avant !
Nous ne
stigmatisons pas les tenants
du « non à Georges VIRASSAMY », convaincus que nous
sommes qu’ils ont
pour la plupart été abusés ou n’ont peut-être pas pris l'entière mesure du risque qu’ils
faisaient courir à
notre université. Mais il en va ainsi de la démocratie, « le
moins pire de
tous les régimes ». Nous tenons toutefois à rappeler la règle
non-écrite,
dite d’alternance, qui régit l’UAG depuis sa création à savoir qu’un
nouveau
président n’est pas issu du même pôle que son prédécesseur. Quoique non
coulée
dans le bronze, cette règle a permis jusqu’à présent de garantir une
relative
stabilité au sein de notre établissement, atténuant du même coup les
susceptibilités naturelles des uns et des autres. C’est
dire que l’éjection (ce terme du journal France
Antilles du 11 décembre est totalement juste) de Georges
VIRASSAMY,
deux ans après sa prise de fonction, DOIT donner lieu à l’élection d’un
candidat issu du Pôle-Martinique. Nous rappelons que la nomination
comme
recteur de Madame Jacqueline ABAUL a tout naturellement été
démocratiquement
suivie par l’élection du président Alain ARCONTE, issu comme elle du
Pôle-Guadeloupe.
Cette fois, les instances universitaires ont fait preuve d'une sagesse
remarquable. Cela dit, dans notre esprit, il n'est ABSOLUMENT pas
question que
la règle non écrite interdise ou empêche l'émergence de candidat des
différents
pôles. Sinon, notre université, au nom de l'alternance enlèverait aux
grands
électeurs leur souveraineté démocratique et ruinerait ses chances
d'avoir un
vaste choix d'où émane le meilleur candidat du moment.
Nous
disons bien « du Pôle
Martinique » et non « une Martiniquaise ou un
Martiniquais », car nul
n’ignore que sur chacun de nos trois pôles, le personnel enseignant,
non-enseignant et étudiant est de toutes origines, à l’échelle de la
planète. Cette
caractéristique, qui à nos yeux constitue une ouverture au monde, est
une excellente
chose, à condition toutefois qu’elle soit fondée sur de vraies
compétences et
non sur une volonté qui tiendrait de visées colonialistes,
impérialistes ou
encore du copinage irresponsable. On l’aura compris, l’Université des
Antilles
et de la Guyane étant à nos yeux une « patrie intellectuelle
et
scientifique » au service du développement et de
l’épanouissement de nos
sociétés, dont les intérêts supérieurs nous importent avant toute
chose, nous récusons
toute logique ethniciste, sectaire et réductrice. Nous ne sommes
toutefois pas
naïfs au point de méconnaître que certains, encore embusqués pour
l’heure,
attendent de pouvoir soumettre notre université à leurs ambitions
personnelles sous-tendues
par leur narcissisme et leur esprit de conquête. Comprenne qui
voudra !
Pour autant que cette règle non écrite
reste valide, il apparaît
que la proposition d’un candidat émanant du Pôle-Martinique au Conseil
d’Administration
de l’université, organe souverain, doit être faite de la manière la
plus
démocratique possible, c’est-à-dire au terme d’une vraie concertation
entre
tous les élus du Pôle-Martinique, tous
conseils confondus
(Conseil d’administration, Conseil Scientifique et CEVU) et non par les
seuls
élus du Conseil d’Administration, ou encore à travers les tractations
opaques
d’une faune qui se croit non identifiable, parce que agissant dans
l’ombre. Ce
choix devra prendre la forme d’une élection qui pourra se dérouler
début
janvier 2009 sur les divers sites du Pôle-Martinique. Le moment venu,
début
janvier 2009, nous contribuerons donc à l’organisation d’une réunion de
tous
les élus du Pôle-Martinique afin de procéder au dit choix.
Si, par
extraordinaire, on assistait
à un blocage résultant de menées souterraines (que en lieu et temps
nous
dénoncerons publiquement et nommément avec la plus grande véhémence),
nous nous
déclarons prêts, dans l’intérêt supérieur de l’UAG, à accepter
l’émergence d’un
candidat issu d’un autre pôle, à la condition EXPRESSE que les qualités
de
gouvernance de cette personne soit de nature à faire l’objet d’une
approbation
de type consensuel et cela, sans la moindre ambiguïté. Dans cette
conjoncture
très particulière que connaîtrait l'UAG, il serait souhaitable, d'un
point de
vue pragmatique et dans l'intérêt supérieur de notre institution, que
des
consultations aient alors lieu entre les différents pôles, afin de
dégager le
meilleur candidat. Sans le moins du monde attenter à la souveraineté du
Conseil
d'Administration, c'est la condition pour qu'aucun dissentiment ne
s'installe
entre nos trois pays, dont la synergie nous semble une condition
indispensable
de notre développement comme université et comme pays interpellés par
la
jeunesse. Oui, sauvegardons, mieux encore, SAUVONS notre université!
Comité
de
Sauvegarde de l’UAG (CSUAG)
Le
secrétariat du CSUAG :
ALARIC
(Alexandre), Maître de conférences
ARSAYE
(Jean-Pierre), chargé de cours, docteur en Langues et Cultures
Régionales
BELROSE
(Maurice), Professeur des Universités, Directeur du Département
d’espagnol
BERNABE
(Jean), Professeur des Universités, Directeur du CRILLASH
BOUKMAN(Daniel),
écrivain, membre du Conseil de l’UFR des Lettres er Sciences Humaines
CELIMENE
(Fred), Professeur des Universités, directeur du CEREGMIA, élu au
Conseil
d’Administration
CHARLES-NICOLAS
(AIME), Professeur des Universités psychiatre au CHU
COLOT
(Serge), Maître de conférences
CONFIANT
(Raphaël), maître de conférences-HDR, élu au Conseil scientifique
DAMOISEAU
(Robert), Professeur émérite des Universités
DAVIDAS
(Lionel), Professeur des Universités
DESIRE
(Anny), Conservateur, Responsable de la Bibliothèque Universitaire de
la
Martinique
DISPAGNE
(Michel), Maître de conférences
GROUVEL
(Marie-France), Conservateur en chef, Directrice du Service Commun de
Documentation
GROUX
(Dominique), Professeure des Universités
HASLER
(Maximilian) Maitre de conférences, responsable maths-info
JOUY
(Aline), Maître de conférences
L’ETANG
(Gerry), Maître de conférences LOUIS
(Max), Professeur des Universités, Directeur du Laboratoire de Biologie
Marine
NAKOULIMA
(Ousseynou), Professeur des Universités, Directeur de
l'Institut Universitaire de Formation Continue
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