jOSE LE MOIGNE

Poète,
chanteur-compositeur, dessinateur et romancier, José Le Moigne est né en 1944 à
Fort-de-France d'une mère martiniquaise et d'un père breton.
A l'age de 2 ans, il arrive en France.
Il passe son enfance et son adolescence à Brest qu'il quitte pour exercer sa
profession d'éducateur et de directeur au sein de la Protection Judiciaire
de la Jeunesse au Ministère de la Justice.
En 2007. Il rentre au pays et s'installe dans les Monts d'Arrée, à Plourac'h
Il partage désormais son temps entre Bretagne et Belgique
BIBLIOGRAPHIE:
Chemin de la mangrove -
Editions l'Harmattan1999
Dans Brest la martyre qui
reconstruit pierre après pierre un avenir à la mesure de sa légende, Julien
enfant métis posé par le hasard sur la lande bretonne, se transforme lentement
en Ti-Julien le paroleur.
Retrouvant la mémoire du conteur créole, il s'efforce de dire, avec les mots
tout simples de l'amour, la vie heurtée de ses parents Lannig et Man Anna.
Devenu à son tour Maître de la parole, il évoque, le plus souvent avec
tendresse, un petit monde de passants qui, acteurs de l'avant-scène ou
figurants furtifs;accompagnent ses pas sur le chemin de la mangrove, matrice où
tout se joue et que Julien sait devoir retrouver s'il ne veut pas se perdre.
Madiana -Editions Ibis Rouge 2001
Une femme d'un certain âge, Rachel entreprend de
raconter sa tumultueuse vie à son neveu afin qu'il en fasse un livre. Issue
d'une famille de la petite bourgeoisie martiniquaise, elle entretient des
relations très difficiles avec sa mère jalouse de l'intérêt qu'elle suscite
autour d'elle. Elle décide de quitter la Martinique pour se rendre à
Saint-Nazaire afin de s'occuper d'enfants d'une riche famille. Pendant
plusieurs années elle change souvent de famille, ne voulant s'attacher à aucune
et désirant surtout découvrir la France. Elle y connaîtra de nombreuses
mésaventures, mais saura chaque fois tirer le meilleur de ses expériences.
La rencontre avec celui qui deviendra son mari en 1925 provoque un changement
dans sa vie. Elle l'accompagne dans ses nombreux voyages, elle est tentée de
danser dans des Revues nègres, mais y renonce. Rachel va tirer profit de la
vague d'exotisme déferlant sur la France, confectionnant des gâteaux au coco ou
au beurre qu'elle vend sur les plages. De 1927 à 1930, ce sont les grandes
foires de Paris, d'Amsterdam, puis l'exposition coloniale de 1931.
Après la Deuxième Guerre mondiale elle retourne vivre quelques temps en
Martinique avec son mari. Dès son retour, elle commercialise la vanille, puis sillonne
toute la France avec ses épices créoles, inventant même des mélanges. Puis De
Pornichet, elle part s'installer à Brest, et recommence à faire les marchés,
vendant ses fameuses moules agrémentées de ses sauces.
Au début des années 60, elle ouvre le Madiana, un restaurant au concept
novateur pour l'époque: cuisiner devant le client. Sa clientèle ne cessera
d'augmenter.
Le roman se termine sur
le temps de la narration et les échanges chaleureux entre la narratrice et
l'écrivain.
Tiré chenn-la an tèt
an mwen ou l'esclavage raconté à la radio-
Editions Ibis Rouge 2004
Djembé a existé, comme
ont existé les millions de noirs déportés vers les Amériques, et comme ont
existé ces autres millions de noirs qui périrent en chemin ou qui furent
rejetés à la mer, toutes ces forces vives qui manquent cruellement à l'Afrique
d'aujourd'hui.
Mais Djembé, dans son malheur, a eu de la chance: celle de survivre dans la
mémoire des siens, de 1743 à maintenant.
Aujourd'hui, c'est à Norbert Nubul, l'aîné de la famille, de s'acquitter du
devoir de mémoire. Ainsi revivant le rapt de Djembé quelque part dans le
Golfe de Guinée, la grande traversée, la vente, la vie sur l'habitation, le
marronnage, les punitions et les tortures, l'abolition que connaîtra Horace, l'arrière-petit-fils
de Djembé.
Tiré chenn-la an tèt an mwen se termine par une note d'espoir, celle de la
naissance du peuple martiniquais avec toutes ses composantes. Utopie?
En 1848, certes. Mais
aujourd'hui, mais demain... Et si les Antillais montraient au monde la route à
parcourir. Serait-ce encore une utopie?
Une ritournelle -
Editions Le Manuscrit 2007
Le créole ! Le Français ! Le Ch'ti mi ! Cela ne
posait pas vraiment de question au grand-père de Stéphanie. Né en Martinique
vers 1890, il avait poursuivi sa vied'homme sur le bassin minier du Nord Pas de
Calais où après la guerre de 14-18 qu'il fit comme officier il exerça sa
profession d'enseignant. Par son mariage avec Mathilde, fille de Florentine et
de Joseph-Augustin, couple représentatif du peuple des mineurs des années 1900,
il est le lien entre ceux-ci et les Antilles de son enfance, années terribles
qui s'ouvrent par la terrible catastrophe de Courrières et qui se ferment par
le véritable holocauste que fut la guerre de 14. Avec ce roman, José Le Moigne
poursuit son projet de faire revivre l'épopée des premiers Antillais de
métropole.
Joseph Zobel Le cœur
en Martinique et les pieds en Cévennes - Editions Ibis rouge 2008
Plusieurs fois par an, je
me rends à Anduze pour rendre visite à Joseph Zobel et rester quelques jours
avec lui. Il y a un mois, cependant, je ne m’attendais pas à le retrouver à
l’hôpital d’Alès. Mon épouse et moi lui avons pris les mains, comme pour
accompagner sa fuite vers les îles. Il ne nous a reconnu qu’à notre départ.
Trois jours plus tard, Joseph va mieux. Il nous reconnaît, fait le joli cœur
auprès de Christine:
— Que vais-je offrir à cette dame?
Il lui prend la main, joue avec le cabochon qu’elle porte au doigt.
— Mais je lui ai déjà offerte cette bague.
Plus tard, l’infirmière lui apporte deux yaourts qu’il refuse sans ménagement.
— Ah, ma chère, dit-il doctement à Christine, le boudin antillais, c’est quand
même autre chose!
Au moment où, rassurés, nous prenons congé de lui, nous n’avons pas fait dix
mètres dans le hall que je l’entends crier, avec toute sa vigueur d’autrefois.
— José!
— Viens-là, me dit-il en faisant signe de l’approcher. Tu te rappelles de ce
jour où nous avons fait la sieste ensemble dans ma chambre de la maison de
retraite.
— Oui
— Et bien je vais te dire
quelque chose.
— Quoi ?
— La prochaine fois, on fera un repas tout simple, mais ni toi ni moi ne sommes
capables de le faire. Francis peut-être en approcherait: mais ce ne sera pas ça
…
— Quoi?
— Le boudin créole.
Le soir même, j’ai commencé à écrire ce livre…
Préface de Raphael
Confiant - Postface de René Depestre, Prix Renaudot
Photographies inédites de Joseph Zobel par Christine Le Moigne-Simonis
LIVRE SELECTIONNE POUR LE PRIX DU LIVRE INSULAIRE A OUESSANT
Poèmes du sel et de la
terre Maison de la Poésie Amay – Belgique décembre 2008
OUVRAGES EPUISES
Visages-Clés – Poèmes
José Millas Martin Editeur
Polyphonies... - Poèmes Édition du centre Aurillac
Blessure d'ombre – Poèmes José Millas Martin Editeur
Portuaires...- Poèmes Librairie Le Pont de l'Épée.
Des villes par dessus les saisons – Poèmes La Bartavelle Editeur
A PARAITRE
Le baptême des pierres Badeziant ar vein – Poèmes en français et en breton. Photographies de Christine Le Moigne-Simonis
traduction en langue bretonne Sylvain Botrel
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