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logo avril 2008 de Pyepimanla le Magazine Antillais



jOSE LE MOIGNE

José le Moigne

Poète, chanteur-compositeur, dessinateur et romancier, José Le Moigne est né en 1944 à Fort-de-France d'une mère martiniquaise et d'un père breton.
A l'age de 2 ans, il arrive en France.
Il passe son enfance et son adolescence à Brest qu'il quitte pour exercer sa profession d'éducateur et de directeur au sein de la Protection Judiciaire
de la Jeunesse au Ministère de la Justice.
En 2007. Il rentre au pays et s'installe dans les Monts d'Arrée, à Plourac'h
Il partage désormais son temps entre Bretagne et Belgique

BIBLIOGRAPHIE:

 Chemin de la mangrove - Editions l'Harmattan1999

 Dans Brest la martyre qui reconstruit pierre après pierre un avenir à la mesure de sa légende, Julien enfant métis posé par le hasard sur la lande bretonne, se transforme lentement en Ti-Julien le paroleur.
Retrouvant la mémoire du conteur créole, il s'efforce de dire, avec les mots tout simples de l'amour, la vie heurtée de ses parents Lannig et Man Anna.
Devenu à son tour Maître de la parole, il évoque, le plus souvent avec tendresse, un petit monde de passants qui, acteurs de l'avant-scène ou figurants furtifs;accompagnent ses pas sur le chemin de la mangrove, matrice où tout se joue et que Julien sait devoir retrouver s'il ne veut pas se perdre.

  Madiana -Editions Ibis Rouge 2001

Une femme d'un certain âge, Rachel entreprend de raconter sa tumultueuse vie à son neveu afin qu'il en fasse un livre. Issue d'une famille de la petite bourgeoisie martiniquaise, elle entretient des relations très difficiles avec sa mère jalouse de l'intérêt qu'elle suscite autour d'elle. Elle décide de quitter la Martinique pour se rendre à Saint-Nazaire afin de s'occuper d'enfants d'une riche famille. Pendant plusieurs années elle change souvent de famille, ne voulant s'attacher à aucune et désirant surtout découvrir la France. Elle y connaîtra de nombreuses mésaventures, mais saura chaque fois tirer le meilleur de ses expériences.
La rencontre avec celui qui deviendra son mari en 1925 provoque un changement dans sa vie. Elle l'accompagne dans ses nombreux voyages, elle est tentée de danser dans des Revues nègres, mais y renonce. Rachel va tirer profit de la vague d'exotisme déferlant sur la France, confectionnant des gâteaux au coco ou au beurre qu'elle vend sur les plages. De 1927 à 1930, ce sont les grandes foires de Paris, d'Amsterdam, puis l'exposition coloniale de 1931.
Après la Deuxième Guerre mondiale elle retourne vivre quelques temps en Martinique avec son mari. Dès son retour, elle commercialise la vanille, puis sillonne toute la France avec ses épices créoles, inventant même des mélanges. Puis De Pornichet, elle part s'installer à Brest, et recommence à faire les marchés,
vendant ses fameuses moules agrémentées de ses sauces.
Au début des années 60, elle ouvre le Madiana, un restaurant au concept novateur pour l'époque: cuisiner devant le client. Sa clientèle ne cessera d'augmenter.

Le roman se termine sur le temps de la narration et les échanges chaleureux entre la narratrice et l'écrivain.

 Tiré chenn-la an tèt an mwen ou l'esclavage raconté à la radio-

Editions Ibis Rouge 2004

Djembé a existé, comme ont existé les millions de noirs déportés vers les Amériques, et comme ont existé ces autres millions de noirs qui périrent en chemin ou qui furent rejetés à la mer, toutes ces forces vives qui manquent cruellement à l'Afrique d'aujourd'hui.
Mais Djembé, dans son malheur, a eu de la chance: celle de survivre dans la mémoire des siens, de 1743 à maintenant.
Aujourd'hui, c'est à Norbert Nubul, l'aîné de la famille, de s'acquitter du devoir de mémoire. Ainsi revivant le rapt de Djembé quelque part dans le Golfe de Guinée, la grande traversée, la vente, la vie sur l'habitation, le marronnage, les punitions et les tortures, l'abolition que connaîtra Horace, l'arrière-petit-fils de Djembé.
Tiré chenn-la an tèt an mwen se termine par une note d'espoir, celle de la naissance du peuple martiniquais avec toutes ses composantes. Utopie?

En 1848, certes. Mais aujourd'hui, mais demain... Et si les Antillais montraient au monde la route à parcourir. Serait-ce encore une utopie?

 Une ritournelle - Editions Le Manuscrit 2007

Le créole ! Le Français ! Le Ch'ti mi ! Cela ne posait pas vraiment de question au grand-père de Stéphanie. Né en Martinique vers 1890, il avait poursuivi sa vied'homme sur le bassin minier du Nord Pas de Calais où après la guerre de 14-18 qu'il fit comme officier il exerça sa profession d'enseignant. Par son mariage avec Mathilde, fille de Florentine et de Joseph-Augustin, couple représentatif du peuple des mineurs des années 1900, il est le lien entre ceux-ci et les Antilles de son enfance, années terribles qui s'ouvrent par la terrible catastrophe de Courrières et qui se ferment par le véritable holocauste que fut la guerre de 14. Avec ce roman, José Le Moigne poursuit son projet de faire revivre l'épopée des premiers Antillais de métropole.

Joseph Zobel Le cœur en Martinique et les pieds en Cévennes - Editions Ibis rouge 2008

Plusieurs fois par an, je me rends à Anduze pour rendre visite à Joseph Zobel et rester quelques jours avec lui. Il y a un mois, cependant, je ne m’attendais pas à le retrouver à l’hôpital d’Alès. Mon épouse et moi lui avons pris les mains, comme pour accompagner sa fuite vers les îles. Il ne nous a reconnu qu’à notre départ. Trois jours plus tard, Joseph va mieux. Il nous reconnaît, fait le joli cœur auprès de Christine:
— Que vais-je offrir à cette dame?
Il lui prend la main, joue avec le cabochon qu’elle porte au doigt.
— Mais je lui ai déjà offerte cette bague.
Plus tard, l’infirmière lui apporte deux yaourts qu’il refuse sans ménagement.
— Ah, ma chère, dit-il doctement à Christine, le boudin antillais, c’est quand même autre chose!
Au moment où, rassurés, nous prenons congé de lui, nous n’avons pas fait dix mètres dans le hall que je l’entends crier, avec toute sa vigueur d’autrefois.

— José!
— Viens-là, me dit-il en faisant signe de l’approcher. Tu te rappelles de ce jour où nous avons fait la sieste ensemble dans ma chambre de la maison de retraite.
— Oui

— Et bien je vais te dire quelque chose.
— Quoi ?
— La prochaine fois, on fera un repas tout simple, mais ni toi ni moi ne sommes capables de le faire. Francis peut-être en approcherait: mais ce ne sera pas ça …
— Quoi?
— Le boudin créole.
Le soir même, j’ai commencé à écrire ce livre…

Préface de Raphael Confiant - Postface de René Depestre, Prix Renaudot
Photographies inédites de Joseph Zobel par Christine Le Moigne-Simonis
LIVRE SELECTIONNE POUR LE PRIX DU LIVRE INSULAIRE A OUESSANT

Poèmes du sel et de la terre Maison de la Poésie Amay – Belgique décembre 2008

 

OUVRAGES EPUISES

Visages-Clés – Poèmes José Millas Martin Editeur
Polyphonies... - Poèmes Édition du centre Aurillac
Blessure d'ombre – Poèmes José Millas Martin Editeur
Portuaires...- Poèmes Librairie Le Pont de l'Épée.
Des villes par dessus les saisons – Poèmes La Bartavelle Editeur

 A PARAITRE


Le baptême des pierres Badeziant ar vein
– Poèmes en français et en breton.  Photographies de Christine Le Moigne-Simonis
traduction en langue bretonne Sylvain Botrel