Les
collectifs martiniquais pour l’abrogation de « la loi de la
honte »
et Respè-dénonciation du colonialisme exigent, dans un
communiqué publié lundi
à Fort-de-France, l’abrogation
« immédiate » de la loi du 23
février
2005 et demandent « au peuple martiniquais de rester
mobilisé et uni dans
cette bataille (...) ». Ils appellent également
à « amplifier la
mobilisation » en cordonnant les efforts « avec
ceux des peuples de
Guadeloupe, de Guyane, de Réunion, de Polynésie, de
Kanaky, les organisations
de la diaspora en France, les démocrates français et tous
ceux des anciennes
colonies qui partagent cette démarche ». Le texte
souligne, par ailleurs,
que « la mobilisation large, unitaire et
déterminée de la
Martinique » qui a contraint Nicolas Sarkozy à
annuler son déplacement aux
Antilles et a « abouti à la relance salutaire du
débat sur la colonisation
et ses crimes ». Prenant acte des déclarations de
Jacques Chirac et de
Dominique de Villepin, ces collectifs regrettent
« profondément qu’aucune
mention à l’abrogation de l’article de la loi de la honte ne
soit clairement
énoncée ». « Une loi qui,
jugent-ils, veut inscrire de manière unilatérale,
insidieuse et permanente, dans la mémoire des
générations futures, le racisme
et l’iniquité comme essence de la République
française. » À la Réunion,
une pétition pour l’abrogation de l’article 4,
« contre une histoire
officielle » et « contre un enseignement sous
contrôle »
circule, à l’initiative de la députée (PCR)
Huguette Bello, qui précise que des
formulaires sont à disposition depuis le 10 décembre
« dans toutes les
communes de la Réunion ».
R. M.