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Le bon
temps des
colonies
Par
Mardaye Tony
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« L’histoire
balbutie, l’histoire se répète car
le
cœur de l’homme reste inchangé, toujours en proie à la
haine, à la violence, à la
cupidité, à la peur, au
mensonge, à tous ces maux qui taraudent son âme. Il est
vain de croire au
progrès, à l’humanisme, à la fraternité,
à la solidarité, au partage, car
l’homme est fini. »
Les dignes héritiers de
Jules Ferry, d’Ernest Renan ont
fait entendre leur voix au perchoir en votant la loi du 29
février 2005
qui stipule, entre autres que : « les
programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif
de la
présence française outre-mer, notamment en Afrique du
Nord… »
Face à la
réprobation et la mobilisation des
historiens, les
députés de gauche ont proposé la
suppression de l’article incriminé, mais les nostalgiques de
l’Empire, de la
spoliation, du travail forcé, de l’esclavage, de la
déportation, des exécutions
sommaires, de la gégène, des oui missié, oui
maîte et des oui bwana, ont refusé
d’abroger cette loi indigne, qui insulte la mémoire des peuples
colonisés, la
mémoire d’une partie du peuple français.
Ces
hommes arguant l’excuse de mission civilisatrice de l’occident,
les descendants de ces hommes ayant promulgué le code noir, le
code de
l’indigénat ont parlé : la colonisation fut
positive.
En effet, la colonisation fut
positive, les coffres des
banques occidentales, les musées en conservent le souvenir, les
ports français
les traces. Peut-on faire injure aux
« réhabilitateurs »
de la colonisation de vouloir magnifier le temps des voleurs, des
violeurs, des
dépouilleurs et des fossoyeurs ? Après tout la
colonisation, la traite
négrière, l’esclavage a enrichi la France.
On me
rétorquera qu’il ne s’agit pas de cela, mais de
lutter contre les mémoires concurrentielles et de
reconnaître les : « sacrifices
des combattants de l'armée française issus de ces
territoires la place éminente
à laquelle ils ont droit. »
Soit ! Je leur
réponds : qu’est ce que la
France n’a jamais eu a faire des supplétifs de son armée,
de ces exécutants des
basses besognes ?
Et aujourd’hui, la France dans sa
grande magnanimité leur
apporte l’absolution à l’aube de leur sénilité et
apaise par cette loi leur
conscience ?
L’Histoire
devrait-elle faire les frais de leurs remords
tardifs ? Je vous dis que non. L’histoire
balbutiera mais ne
répétera pas.
Les
deux dadophores ayant
proposé et fait voter cet
amendement peuvent se gargariser de leur
suprématie de race, de leur prééminence
technologique, respirer les relents
nauséeux de leur passé ou pleurer sur le bon temps des
colonies ou les gens
comme eux savaient ce qui étaient bon pour les Nègres,
les Niggers, les Malgaches,
les kanaks, les Bougnoules, les Viets, les Chinetoques : la
spoliation, le
fouet, la déportation et l’impôt.
Quoi qu’il fasse, quoi qu’ils
disent, ces manipulateurs ne
nous exhéréderont pas de notre Histoire.
Cette loi
inaccouchée ne sera pas appliquée selon
les dires du ministre de l’éducation
nationale. Alors que cela ne tienne, que
le gouvernement acte cette parole et fasse abroger
l’article 4 de la
loi.
Tony Mardaye.
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