La loi du 29 février 2005,
voté par le parlement français dispose que « les
programmes scolaires
reconnaissent en particulier le rôle positif de la
présence française
outre-mer… »
De quoi s’agit-il ? Allons-nous dire les vérités de la
colonisation à nos
enfants? Quelles sont les différentes facettes de cette histoire
? Allons-nous
expliquer à notre descendance les crimes de nos ancêtres ?
Dans ce cas voici ce que nous devrions enseigner à nos enfants.
Lors de la découverte de l’Amérique,
particulièrement dans les Caraïbes, nos
ancêtres ont trouvé des peuplades indiennes qui vivaient
dans ces lieux. Ces gens, peut être un peu méfiants,
étaient très accueillants. Nos ancêtres ont
massacré ces gens. Quelques uns ont pu fuir dans les pays
voisins.
Puis, nos ancêtres ont eu besoin de travailleurs. Comme nos
aïeux étaient
partis aussi en Afrique, ils ont chassé là-bas des hommes
pour les déporter à
fond de cale à travers l’Océan Atlantique à
destination de la Caraïbe. Ils en
firent des esclaves et rédigèrent le Code Noir pour
considérer ces gens comme
"bien meuble". Ceux qui n’acceptaient pas d’être emmenés
pour être réduits en esclavage et
déportés étaient massacrés.
Nos ancêtres les colons, découvrirent des peuples qui ne
connaissaient pas la
propriété et sa conservation, notion inventée par
les anglo-saxons à la fin du
XVII ème siècle et repris par nos lumières au XVII
ème.
Aussi, nos ancêtres apportèrent cette connaissance
à ces sauvages d’abord en
spoliant des terres qui servaient de terrain de chasse, de cueillette
et
culture puis en y installant des barrières afin d’empêcher
les autochtones de
pénétrer sur les propriétés devenues
individuelles.
Mais la destruction des Caraïbes, les massacres des Africains et
leur
déportation, la spoliation des terres ne suffisaient pas. Nos
ancêtres ont créé
des frontières pour se partager le continent avec les amis
devenus ennemis sur
ce continent. La création de ces frontières et
barrières a introduit également des conflits
entre les peuples, et de nouveaux massacres.
Aujourd’hui des descendants de ces caraïbes et africains vivent en
France. Ils ne nous intéressent pas. Nous devons les ignorer,
taire leur histoire que
nos ancêtres ont contribué à écrire : la
République est une.
Il est certain qu’en développant cette stratégie du
silence, les descendants de
ces colonisés réagiront probablement violemment. Ils
provoqueront ce qu’on a
appelé récemment des violences urbaines.
Nous savons comment réagir
maintenant à ces violences. Le malaise est
économique et social et il n’existe pas d’autres sources de
mécontentement et
on peut continuer à ignorer leur histoire. Nous savons qu’il
faut leur proposer des emplois mais surtout pas de promotion
sociale. Ils n’ont pas d’icônes et il ne faut pas leur en
créer.
Nous devons donc continuer la stratégie de nos ancêtres
adoptée au siècle où
nous vivons. Ces descendants de colonisés nous les
intégrerons dans des tâches subalternes.
Certes, ils auront de temps à autre des réactions
violentes, mais nous savons
comment les contenir :
- soyons répressifs et coercitifs
- gelons les allocations familiales
- faisons des passerelles vers l’université, de toute
façon ce sont les écoles
qui importent,
- tendons la main à leurs cousins restés sur le continent.
Pour ce dernier cas, nous ne retiendrons que les cadres, enseignants et
diplômés. Ils ne feront concurrences à nos
frères mais permettront comme pour
la directive Bolkenstein de baisser les salaires.
En outre, après avoir creuser un déficit de la population
sur ce continent, par
la traite négrière dans les siècles derniers, qui
a ralenti le développement
économique et la cohérence de la population, nous
viderons aujourd’hui ces pays
de leurs cadres et leur interdirons par ce moyen tout
développement futur.
Voici en bref ce que nous devrons enseigner à nos enfants : nous
avons massacré
les peuples que nous avons colonisés et nous allons
continué à les maintenir
sous notre joug sous des formes plus dignes du 21 ème
siècle.
Libre à ceux qui le souhaitent
d’y ajouter d’autres éléments sur les massacres
en Asie, l’introduction de maladies pour exterminer les peuples ou
d’autres
inventions cruelles comme les chambres à gaz.
Jean François Gamess