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Edition spéciale du Magazine Pyepimanla  traitant du carnaval de par le monde

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tete de diable

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Les Cariocas impatients de connaître le champion du carnaval de Rio

L'école de samba Vila Isabel se produit sur le sambodrome de RioLes habitants de Rio, des favelas comme des quartiers aisés, attendaient impatiemment mercredi de savoir laquelle de leur école de samba serait couronnée "Championne" de l'édition 2008 du Carnaval brésilien.

Sur le Sambodrome de Rio, où tombera le verdict, tout comme au siège des écoles de samba, la tension montait d'heure en heure dans l'attente des notes données par quarante jurés.

Les dirigeants et partisans de chaque école croisaient les doigts pour que le prestigieux titre revienne à leur école qu'ils soutiennent avec autant d'ardeur qu'une équipe de football. Chacun veut croire en la victoire qui entraînera une nouvelle nuit de liesse, arrosée de bière.

Au siège des écoles situées dans les quartiers populaires, les supporteurs devaient découvrir sur grand écran les résultats diffusés en direct à la télévision.

Les jurés ont jugé et noté dix aspects de chaque défilé de 80 minutes sur les 700 mètres du Sambodrome, tels que le thème choisi, la qualité des chars allégoriques, en passant par l'évolution des 3 à 5.000 danseurs de chaque école, les chansons interprétées ou encore les performances des percussionnistes.

samba vila isabelUne superbe danseuse de l'école Porta da Pedra, célèbre pour avoir subi 40 opérations esthétiques, a perdu son minuscule cache-sexe en défilant et risque de faire perdre des points précieux à son école car il est interdit d'être complètement nu dans les défilés.

Douze écoles de samba qui ont défilé dans les nuits de dimanche et lundi sont en lice pour le titre de championne du plus grand carnaval du monde.

Chaque école comprend entre 3 et 5.000 danseurs et a dépensé de deux à cinq millions de dollars pour son défilé. L'argent provient de fonds publics mais aussi de chefs mafieux des jeux clandestins qui parrainent des écoles et dont certains font même partie de la Ligue des écoles de samba (Liesa), l'organisatrice des défilés du carnaval.

L'école de samba Sao Clemente a donné le coup d'envoi à la première nuit des fastueux défilés, avec pour thème l'arrivée au Brésil de la famille royale portugaise qui fuyait les troupes de Napoléon, il y a 200 ans.

samba vila isabelPuis sont entrées en scène: Porto da Pedra, avec un défilé sur les cent ans de l'immigration japonaise au Brésil; Salgueiro, qui a rendu un hommage aux habitants de Rio depuis l'arrivée de la Cour portugaise en 1808; Portela qui a lancé un appel à la préservation de la nature, Mangueira qui a fêté le "frevo", un rythme du nord-est du Brésil et Viradouro, la plus originale et polémique, sur le thème: "c'est à donner la chair de poule!.

L'un de ses huit chars allégoriques qui représentait les corps squelettiques empilés des victimes de l'Holocauste, surmontés d'un danseur déguisé en Adolf Hitler, avait été interdit par la justice. Il a été remplacé par un char en défense de la liberté d'expression où les danseurs apparaissaient bâillonnés.

La deuxième nuit du concours a été clôturée par Beija-Flor, le champion 2007, avec un défilé multicolore évoquant les richesses naturelles de l'Etat amazonien d'Amapa.

L'école Mocidade, première à défiler cette nuit-là, avait pour thème le bicentenaire de l'arrivée à Rio de Janeiro en 1808 de toute la Cour du Portugal.

Après Sao Clemente la veille, l'école Impératriz a été la troisième formation à choisir ce thème. Le thème choisi par Vila Isabel, champion 2006, était un hommage aux travailleurs du Brésil. L'école de Grande Rio a soulevé l'enthousiasme en exaltant la nature brésilienne et la défense de l'écologie avec une innovation: la diffusion d'arômes parfumés au passage de l'école.

 AFP


Le carnaval bolivien reflète ses contrastes: andin, tropical ou religieux

carnaval de bolivieLes Boliviens ont lancé leurs carnavals, riches en contrastes, andin dans l'altiplano, tropical vers le Brésil, indiens dans les forêts et religieux et païen à la fois.

Pour la seconde année, à La Paz, les guérisseurs et chamanes andins ont envahi dans la nuit de vendredi à samedi la cour du palais présidentiel Quemado, la résidence de M. Evo Morales, premier président indigène de la Bolivie.

Sous les portaits de généraux chamarrés et rigides datant de l'indépendance, des caciques indiens ont couvert de serpentins, un Evo Morales ravi, tandis que des chamanes brûlaient des offrandes à la Pachamama (déesse mère des Andes) pour attirer des augures favorables sur le gouvernement de gauche.

Un grand orchestre et des danseuses animaient à la présidence ce lancement de carnaval qui embrase la Bolivie durant une petite semaine.

A Oruro, qui possède un carnaval classé par l'Unesco au patrimoine oral de l'humanité, quelques 45.000 danseuses ont défilé samedi durant une quizaine d'heures dans cette ville située dans les montagnes à 230 kms au sud-est de La Paz.

danseuse bolivienneQuelques 49 "fraternités" avec chacune leur vision propre du monde ont rivalisé de costumes d'or, de masques aux yeux exhorbités et de déguisements grotesques et symboliques. La plus ancienne et la plus populaire fraternité, "La Diablada" (diablerie) occupe le domaine des enfers: Lucifer, Satan et toutes sortes de Supay (démons en quechua) y sont mélangés aux anges, aux ours et aux condors andins pour "attirer les enfants", explique un de ses créateurs.

Les superbes costumes rouge, jaune vert et noir illustre de façon folklorique le syncrétisme pagano-religieux.

Dans cette région de mines, un petit diable rouge est sensé protéger le monde souterrain et surtout ses ouvriers contre les dangers des mauvais esprits de la terre.

Mais la religion catholique n'est jamais loin et les danseuses célèbrent aussi la vierge du Socavon (ou vierge de la Candelaria), patronne du carnaval d'Oruro. Des milliers de touristes européens et américains se précipitent chaque année pour voir ce festival qui puise aussi ses racines dans les fêtes prècolombiennes et mystique des tribus Urus, saluant le temps des semences et celui des récoltes.

Certaines "fraternités" représentent des esclaves noirs à l'époque de la colonie ou caricaturent les danses de la cour du vice-roi d'Espagne. D'autres encore symbolise l'expansion parfois brutale de l'empire inca.

diablada"Nous revivons une véritable fête magique, le folklore à Oruro devient une synthèse de notre identité culturelle puisqu'il y a des danses (guaranies) du Chaco (sud), de l'Altiplano (Andes), de l'est (plaines de Santa Cruz)", résume l'anthropologue Jorge Llanque.

A Santa Cruz (900 kms à l'est de La Paz), la capitale économique, le carnaval devient riche, exhubérant et tropical avec des accents venant du Brésil, le proche voisin.

Un immense corso de chars fleuris, a défilé durant une dizaine d'heures sur une sorte de "minisambodrome" à la brésilienne, traversant le centre de cette ville de 1,5 millions d'habitants. Juchée sur un char, la souriante et pulpeuse reine du carnaval de Santa Cruz, Gloria Mariana Limpias, vêtue d'argent au milieu d'une débauche de plumes de faisans dorées et de coqs, illustre bien la "passion camba" du peuple des plaines.

Plus loin, danseurs et danseuses kerembas ou guaranis, coloriés de tatouages, avancent au rythme lent de la jungle derrière le dieu jaguar.

Les autorités tentent d'encadrer les festivals qui déferlent pendant une semaine d'un bout à l'autre du pays. Elles ont placé plusieurs milliers de policiers en alerte et mis en garde les participants contre l'alcool frelaté, les feux d'artifices bricolés et les "faux préservatifs".

AFP

Carnaval de Rio

rio carnaval


Une magnifique composition fleurale au carnaval de Rio on eut dit un ballet de nénuphars.

L'école de samba Beija-Flor, championne 2008 des défilés du carnaval de Rio

samba beija flor

RIO DE JANEIRO (AFP) — L'école de samba Beija-Flor a été élue mercredi championne des défilés du carnaval de Rio, pour la seconde année consécutive, ce qui a immédiatement déclenché la liesse de ses supporteurs.

Cette école de samba dont le berceau est Nilopolis, une ville de la banlieue nord pauvre de Rio, avait choisi cette année d'exalter les richesses naturelles et les légendes de l'Amapa, un Etat amazonien du nord du Brésil, avec un défilé rutilant de couleurs.

Beija Flor a clôturé mardi à l'aube la deuxième nuit du concours des écoles de samba en soulevant l'enthousiasme des 70.000 spectateurs du Sambodrome.

Le défilé multicolore de Beija Flor et de ses 4.200 danseurs vêtus de costumes chatoyants a coûté 4 millions de dollars et a été presque entièrement financé par le parrain de l'école, Aniz Abrao David, l'un des patrons de la loterie clandestine.

"Cela prouve que notre titre en 2007 n'avait pas été volé", a déclaré l'un des directeurs de l'école, faisant référence à des soupçons de manipulation qui avaient entaché leur victoire en 2007 et avaient conduit à l'arrestation d'Aniz Abrao David. Il s'agit du cinquième titre de Beija-Flor en six ans (2003,2004, 2005, 2007 et 2008).

samba beija flor

Quarante jurés ont jugé et noté tous les aspects des défilés, du thème choisi à la qualité des chars allégoriques, en passant par les chansons interprétées et les performances des percussionnistes de chaque école.

L'école Salgueiro, qui a rendu un hommage aux habitants de Rio depuis l'arrivée de la Cour portugaise au Brésil en 1808, fuyant les troupes de Napoléon, a remporté la deuxième place et Portela qui a lancé un appel à la préservation de la nature, la troisième.

L'école Grande Rio qui avait soulevé l'enthousiasme du public en exaltant la nature brésilienne et la défense de l'écologie avec une innovation, la diffusion d'aromes parfumés au passage de l'école, a été classée quatrième.

L'école Viradouro, la plus originale et qui avait soulevé une polémique avec son thème: "C'est à donner la chair de poule! et dont l'un des huit chars allégoriques avait été interdit par la justice, n'est arrivée qu'en septième position.

Les jurés ne semblent pas voir apprécié le char en défense de la liberté d'expression où les danseurs apparaissaient bâillonnés.

Ce char remplaçait celui qui représentait les corps squelettiques empilés des victimes de l'Holocauste, surmontés d'un danseur déguisé en Adolf Hitler, qui avait été interdit par la justice à deux jours des défilés.

samba beija florDepuis tôt le matin, les habitants de Rio, des favelas comme des quartiers aisés, attendaient impatiemment de savoir laquelle de leur école de samba serait couronnée "Championne" de l'édition 2008 du Carnaval brésilien.

Sur le Sambodrome de Rio, où est tombé le verdict, tout comme au siège des écoles de samba, la tension montait d'heure en heure dans l'attente des notes.

Les dirigeants et partisans de chaque école croisaient les doigts pour que le prestigieux titre revienne à leur école qu'ils soutiennent avec autant d'ardeur qu'une équipe de football.

Chaque école qui comprend entre 3 et 5.000 danseurs, a dépensé de deux à cinq milions de dollars pour son défilé.

L'argent provient de fonds publics mais aussi de chefs mafieux des jeux clandestins qui parrainent des écoles et dont certains font même partie de la Ligue des écoles de samba (Liesa), l'organisatrice des défilés du carnaval.