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| Edition spéciale du Magazine Pyepimanla traitant du carnaval de par le monde
![]() - Le carnaval de FDF et
une chanson carnav... - Le carnaval de Bâle,
Cologne... - L’histoire du carnaval haïtien. - Le carnaval de Trinidad et Tobago - Mardi Gras est jour de carnaval - Mercredi des Cendres : Vaval est mort. - Le carnaval politique
ou le grand n’importe quoi ! -
Le parolier du Dru fait son carnaval. |
Les Cariocas impatients de connaître le champion du
carnaval de Rio
Sur
le Sambodrome de Rio, où tombera le verdict, tout comme au siège des écoles de
samba, la tension montait d'heure en heure dans l'attente des notes données par
quarante jurés. Les
dirigeants et partisans de chaque école croisaient les doigts pour que le
prestigieux titre revienne à leur école qu'ils soutiennent avec autant d'ardeur
qu'une équipe de football. Chacun veut croire en la victoire qui entraînera une
nouvelle nuit de liesse, arrosée de bière. Au
siège des écoles situées dans les quartiers populaires, les supporteurs
devaient découvrir sur grand écran les résultats diffusés en direct à la
télévision. Les
jurés ont jugé et noté dix aspects de chaque défilé de 80 minutes sur les 700
mètres du Sambodrome, tels que le thème choisi, la qualité des chars
allégoriques, en passant par l'évolution des 3 à 5.000 danseurs de chaque
école, les chansons interprétées ou encore les performances des
percussionnistes.
Douze
écoles de samba qui ont défilé dans les nuits de dimanche et lundi sont en lice
pour le titre de championne du plus grand carnaval du monde. Chaque
école comprend entre 3 et 5.000 danseurs et a dépensé de deux à cinq millions
de dollars pour son défilé. L'argent provient de fonds publics mais aussi de
chefs mafieux des jeux clandestins qui parrainent des écoles et dont certains
font même partie de la Ligue des écoles de samba (Liesa), l'organisatrice des
défilés du carnaval. L'école
de samba Sao Clemente a donné le coup d'envoi à la première nuit des fastueux
défilés, avec pour thème l'arrivée au Brésil de la famille royale portugaise
qui fuyait les troupes de Napoléon, il y a 200 ans.
L'un
de ses huit chars allégoriques qui représentait les corps squelettiques empilés
des victimes de l'Holocauste, surmontés d'un danseur déguisé en Adolf Hitler,
avait été interdit par la justice. Il a été remplacé par un char en défense de
la liberté d'expression où les danseurs apparaissaient bâillonnés. La
deuxième nuit du concours a été clôturée par Beija-Flor, le champion 2007, avec
un défilé multicolore évoquant les richesses naturelles de l'Etat amazonien
d'Amapa. L'école
Mocidade, première à défiler cette nuit-là, avait pour thème le bicentenaire de
l'arrivée à Rio de Janeiro en 1808 de toute la Cour du Portugal. Après
Sao Clemente la veille, l'école Impératriz a été la troisième formation à
choisir ce thème. Le thème choisi par Vila Isabel, champion 2006, était un
hommage aux travailleurs du Brésil. L'école de Grande Rio a soulevé
l'enthousiasme en exaltant la nature brésilienne et la défense de l'écologie
avec une innovation: la diffusion d'arômes parfumés au passage de l'école. AFP Le
carnaval bolivien reflète ses contrastes: andin, tropical ou religieux
Pour
la seconde année, à La Paz, les guérisseurs et chamanes andins ont envahi dans
la nuit de vendredi à samedi la cour du palais présidentiel Quemado, la
résidence de M. Evo Morales, premier président indigène de la Bolivie. Sous
les portaits de généraux chamarrés et rigides datant de l'indépendance, des
caciques indiens ont couvert de serpentins, un Evo Morales ravi, tandis que des
chamanes brûlaient des offrandes à la Pachamama (déesse mère des Andes) pour
attirer des augures favorables sur le gouvernement de gauche. Un
grand orchestre et des danseuses animaient à la présidence ce lancement de
carnaval qui embrase la Bolivie durant une petite semaine. A
Oruro, qui possède un carnaval classé par l'Unesco au patrimoine oral de
l'humanité, quelques 45.000 danseuses ont défilé samedi durant une quizaine
d'heures dans cette ville située dans les montagnes à 230 kms au sud-est de La
Paz.
Les
superbes costumes rouge, jaune vert et noir illustre de façon folklorique le
syncrétisme pagano-religieux. Dans
cette région de mines, un petit diable rouge est sensé protéger le monde
souterrain et surtout ses ouvriers contre les dangers des mauvais esprits de la
terre. Mais
la religion catholique n'est jamais loin et les danseuses célèbrent aussi la
vierge du Socavon (ou vierge de la Candelaria), patronne du carnaval d'Oruro.
Des milliers de touristes européens et américains se précipitent chaque année
pour voir ce festival qui puise aussi ses racines dans les fêtes
prècolombiennes et mystique des tribus Urus, saluant le temps des semences et
celui des récoltes. Certaines
"fraternités" représentent des esclaves noirs à l'époque de la
colonie ou caricaturent les danses de la cour du vice-roi d'Espagne. D'autres
encore symbolise l'expansion parfois brutale de l'empire inca.
A
Santa Cruz (900 kms à l'est de La Paz), la capitale économique, le carnaval
devient riche, exhubérant et tropical avec des accents venant du Brésil, le
proche voisin. Un
immense corso de chars fleuris, a défilé durant une dizaine d'heures sur une
sorte de "minisambodrome" à la brésilienne, traversant le centre de
cette ville de 1,5 millions d'habitants. Juchée sur un char, la souriante et
pulpeuse reine du carnaval de Santa Cruz, Gloria Mariana Limpias, vêtue
d'argent au milieu d'une débauche de plumes de faisans dorées et de coqs,
illustre bien la "passion camba" du peuple des plaines. Plus
loin, danseurs et danseuses kerembas ou guaranis, coloriés de tatouages,
avancent au rythme lent de la jungle derrière le dieu jaguar. Les autorités tentent d'encadrer les festivals qui déferlent pendant une semaine d'un bout à l'autre du pays. Elles ont placé plusieurs milliers de policiers en alerte et mis en garde les participants contre l'alcool frelaté, les feux d'artifices bricolés et les "faux préservatifs". AFP |
Carnaval de RioUne magnifique composition fleurale au carnaval de Rio on eut dit un ballet de nénuphars. L'école de samba Beija-Flor, championne 2008 des défilés du carnaval de Rio![]() RIO
DE JANEIRO (AFP) — L'école de samba Beija-Flor a été élue mercredi championne
des défilés du carnaval de Rio, pour la seconde année consécutive, ce qui a
immédiatement déclenché la liesse de ses supporteurs. Cette
école de samba dont le berceau est Nilopolis, une ville de la banlieue nord
pauvre de Rio, avait choisi cette année d'exalter les richesses naturelles et
les légendes de l'Amapa, un Etat amazonien du nord du Brésil, avec un défilé
rutilant de couleurs. Beija
Flor a clôturé mardi à l'aube la deuxième nuit du concours des écoles de samba
en soulevant l'enthousiasme des 70.000 spectateurs du Sambodrome. Le
défilé multicolore de Beija Flor et de ses 4.200 danseurs vêtus de costumes
chatoyants a coûté 4 millions de dollars et a été presque entièrement financé
par le parrain de l'école, Aniz Abrao David, l'un des patrons de la loterie
clandestine. "Cela prouve que notre titre en 2007 n'avait pas été volé", a déclaré l'un des directeurs de l'école, faisant référence à des soupçons de manipulation qui avaient entaché leur victoire en 2007 et avaient conduit à l'arrestation d'Aniz Abrao David. Il s'agit du cinquième titre de Beija-Flor en six ans (2003,2004, 2005, 2007 et 2008). ![]() Quarante
jurés ont jugé et noté tous les aspects des défilés, du thème choisi à la
qualité des chars allégoriques, en passant par les chansons interprétées et les
performances des percussionnistes de chaque école. L'école
Salgueiro, qui a rendu un hommage aux habitants de Rio depuis l'arrivée de la
Cour portugaise au Brésil en 1808, fuyant les troupes de Napoléon, a remporté
la deuxième place et Portela qui a lancé un appel à la préservation de la
nature, la troisième. L'école
Grande Rio qui avait soulevé l'enthousiasme du public en exaltant la nature
brésilienne et la défense de l'écologie avec une innovation, la diffusion
d'aromes parfumés au passage de l'école, a été classée quatrième. L'école
Viradouro, la plus originale et qui avait soulevé une polémique avec son thème:
"C'est à donner la chair de poule! et dont l'un des huit chars
allégoriques avait été interdit par la justice, n'est arrivée qu'en septième
position. Les
jurés ne semblent pas voir apprécié le char en défense de la liberté
d'expression où les danseurs apparaissaient bâillonnés. Ce
char remplaçait celui qui représentait les corps squelettiques empilés des
victimes de l'Holocauste, surmontés d'un danseur déguisé en Adolf Hitler, qui
avait été interdit par la justice à deux jours des défilés.
Sur
le Sambodrome de Rio, où est tombé le verdict, tout comme au siège des écoles
de samba, la tension montait d'heure en heure dans l'attente des notes. Les
dirigeants et partisans de chaque école croisaient les doigts pour que le
prestigieux titre revienne à leur école qu'ils soutiennent avec autant d'ardeur
qu'une équipe de football. Chaque
école qui comprend entre 3 et 5.000 danseurs, a dépensé de deux à cinq milions
de dollars pour son défilé. L'argent
provient de fonds publics mais aussi de chefs mafieux des jeux clandestins qui
parrainent des écoles et dont certains font même partie de la Ligue des écoles
de samba (Liesa), l'organisatrice des défilés du carnaval. |
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