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Edition spéciale du Magazine Pyepimanla  traitant du carnaval de par le monde

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tete de diable

- Le Mardi Gras jour de fête.

- Le carnaval des Antilles.

- Le carnaval de FDF et  une chanson carnav...

- Le carnaval de Rio.

- Le carnaval de Rio : La Samba Viradouro

- Le carnaval de Rio : la samba Beïja Flor

- Le Carnaval et Carême

- Le carnaval de Venise

- Le carnaval de Bâle, Cologne...

- L’histoire du carnaval haïtien.

- Le carnaval haïtien

- Le carnaval haïtien, début et fin

- Le carnaval de Trinidad et Tobago

- Mardi Gras est jour de carnaval

- Mercredi des Cendres : Vaval est mort.

- Le carnaval politique ou le grand n’importe quoi !

- La Grenade (pomme d’Eve) .

- Le parolier du Dru fait son carnaval.

- Kanaval 2008 (musique)

Le Carnaval de Rio va connaître son apogée

carnaval bresilLe fastueux Carnaval de Rio, considéré comme la plus grande fête du monde, va connaître son apogée dimanche et lundi avec les défilés des écoles de samba, une occasion pour oublier les polémiques sur la sexualité, la sécurité ou le racisme.

Plus de 700.000 touristes, dont 30% venus de l'étranger, se trouvent déjà dans la "ville merveilleuse" pour participer aux festivités, tandis que des milliers d'autres suivront les carnavals de Salvador ou Recife, hauts lieux du Carnaval dans le nord-est brésilien.

Dans cette période favorable à la promiscuité sexuelle et à la consommation massive de boissons alcoolisées, bière ou "caipirinha", le président Luiz Inacio Lula da Silva a jugé bon de lancer un appel à la modération. L'ancien syndicaliste a demandé que l'on s'amuse "avec responsabilité". "Personne n'a besoin de boire ni de faire quoi que ce soit qui ne soit pas normal pour s'amuser", a-t-il sermonné.

reine du carnavalCela n'a pas empêché le gouvernement d'être prévoyant: plus de 19,5 millions de préservatifs vont être distribués gratuitement pour prévenir les maladies sexuellement transmissibles.

La municipalité de Recife (nord-est) a été encore plus loin en organisant la distribution de la "pilule du lendemain" pendant la période du Carnaval. L'Eglise catholique a tenté d'empêcher l'application de cette mesure par voie de justice, considérant qu'il s'agissait d'une méthode contraceptive, condamnable à ses yeux, et d'une incitation des jeunes à des relations sexuelles précoces. Mais le recours de l'archevêque de Recife, José Cardoso Sobrinho, a été rejeté par un juge, et le gouvernement a accusé la hiérarchie catholique de s'ingérer dans une question de santé publique.

La question de la sécurité est également une préoccupation majeure pendant le carnaval. C'est la période qu'ont choisie les policiers militarisés (PM) de Rio de Janeiro, pour mettre en avant leurs revendications salariales.

Une manifestation diman che sur la plage d'Ipanéma (à Rio) de 500 agents de la PM a mis le feu aux poudres, et provoqué une crise sans précédent entre l'Etat de Rio et ce corps chargé notamment de la sécurité du Carnaval.

Le secrétaire à la Sécurité de l'Etat de Rio de Janeiro, José Mariano Beltrame, a limogé dès mardi le commandant général de la PM ainsi que neuf autres commandants d'unité, accusés d'insubordination pour avoir autorisé cette protestation. Quarante-sept officiers de la PM, solidaires de leurs chef démis, ont présenté leur démission.

Des deux côtés, on assure toutefois que la sécurité du Carnaval ne sera pas affectée. "Il y a un commandement qui prendra les décisions à prendre. La société peut être tranquille. Rio passe traditionnellement le carnaval dans le calme", a assuré M. Beltrame.

Plus de 9.700 policiers militarisés ont été mobilisé pour l'occasion.

Comme chaque année, une bonne partie des effectifs se concentrera autour du Sambodrome, une avenue de 900 mètres de long flanquée de tribunes, au centre de la ville, où défileront dimanche et lundi les 12 principales écoles de samba, avec plus de 50.000 spectateurs attendus chaque nuit.

L'une des écoles, Unidos do Viradouro, la dernière à défiler dans la nuit de dimanche, sera toutefois amputée d'un de ses chars allégoriques.

La justice de Rio de Janeiro a interdit jeudi la présence dans son défilé d'un char représentant les corps empilés de victimes de l'Holocauste, surmontés d'un danseur déguisé en Adolf Hitler.

Le carnaval "ne doit pas servir d'outil de culte de la haine ou d'une quelconque forme de racisme, ni à la banalisation d'évènements barbares", a estimé la juge Juliana Kalichszteim. AFP

Le carnaval de Veracruz au Mexique


Carnaval
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Le carnaval de Veracruz au Mexique

carnaval de veracruzLe Carnaval de Veracruz  est le  carnaval le plus couru du Mexique, il attire un à deux millions de personnes qui viennent faire la fête. Une offre forte en qualité et variété de prestations est offerte au public, les défilés, les concerts, les sorties et les  festivals culinaires, entre autres choses.

Les carnavals mexicains débutent par la mise à feux de la mauvaise humeur, symbolisée par un personnage peu aimé de la population, puis suivent l’élection du roi et  de la reine du carnaval, qui peut se nommer le Roi Laid ou le Roi de Joie, c’est en fonction du lieu. 

Suite à la cérémonie de couronnement, les festivités  démarrent avec leurs spectacles colorés, leurs défilés, leurs déguisements, leurs danses et leurs musiques.

Le summum  de ce carnaval consiste à brûler la figure du carnaval symbolisant l’impureté. Les Mexicains reproduisent un sacrifice sacré (archaïque) où la victime symbolique est cette figure carnavalesque ou le "bouc émissaire",  chargé de tous les maux et sa mise à mort devient libératrice, salvatrice et restauratrice. La mort de la figure carnavalesque  ouvre sur une époque nouvelle, une époque débarrassée de ses saletés, une année nouvelle en somme.

veracruzCe carnaval, qui n’est pas très différent de celui des Antilles, il s’enracine dans l’histoire de ces peuples, la période du carnaval correspond aux  « nemontemi » des Nahuas : « Les Egyptiens avaient un calendrier de 360 jours + 5 jours. Ces 5 jours que l’on appelle « épagomènes » ne font pas partie de l’année. Ils sont hors calendrier. Les jours chômés sont des moments de fête. Nous ne sommes plus dans le temps profane, nous sommes dans le temps sacré. Les Aztèques connaissaient un temps similaire : ils avaient 2 calendriers : l’un profane, l’autre sacré, appelé Tonalamatl. Ce dernier calendrier était également composé de 5 jours appelés nemontemi consacrés aux fêtes. Le temps magique est en quelque sorte opposé au temps profane. Il n’a pas les mêmes caractéristiques :

-  Temps dangereux : les jours épagomènes des égyptiens étaient en grande partie consacrés au dieu Seth : dieu de la guerre et des maladies.

-  Ce qui est valable lors du temps magique l’est également pour toute la période profane qui suit : Les Aztèques évitaient ainsi de trébucher, de se disputer ou de s’endormir durant les journées de nemontemi  par risque que cela se reproduise durant l’année.

-  Deux périodes semblables de ce temps sont assimilables l’une à l’autre ; 2 journées ayant les mêmes caractéristiques ne sont pas seulement similaires, on peut les assimiler l’une à l’autre : c’est la même journée.

-  Deux périodes similaires mais quantitativement inégales peuvent être égalisées ; dans Trad populaire du 19ème siècle : 12 jours après Noël = 12 mois de l’année. Pour chaque jour on comptait 1 mois : réellement 1 mois.

-  Le temps magique est lié à la fête : il commence avec elle et finit avec elle : source »

Les Mayas aussi avaient 5 jours qu’ils ne « comptaient » pas dans leur calendrier, ces jours ayant la même fonction. Il s’avère que les peuples d’Amériques à l’instar des peuples d’Afrique et d’Europe honoraient le Diable.



El Callao Carnaval, Venezuela



Parade du carnaval  de Salvador de Bahïa

carnaval de salvador de bahia

Des millions de Boliviens préparent les festivités de leur immense carnaval

carnaval bolivienDes millions de Boliviens se lancent samedi dans les festivités de leur immense carnaval qui embrase quatre jours durant toutes les régions du pays andin auquel il donnera l'air d'oublier ses profondes rivalités politiques et le drame des récentes inondations.

Exhubérant, tropical, dénudé, célébré à la brésilienne à Santa Cruz où la température avoisine les trente degrés, le carnaval revêt en revanche à Potosi (sud-ouest) des atours andins plus pudiques.

Quant au carnaval de Oruro (sud), avec ses défilés qui s'apparentent à des processions quasi religieuses et son folklore, il a été classé au patrimoine oral de l'humanité par l'Unesco.

Mais cette année, en plus des habituelles divisions politiques, les festivités qui, traditionnellement, déplacent une grande partie de la population, seront quelque peu assombries par le bilan des inondations de ces dernières semaines : plus de 40 morts et 120.000 sinistrés, terres et maisons sous les eaux, des routes coupées, pertes financières s'élevant à 500 millions de dollars, selon une première estimation.

Les quotidiens publient des suppléments traitant du "désastre" rappelant que l'état d'urgence a été proclamé dans trois régions, où nombre de paysans, fuyant la montée des eaux, ont dû être évacués par bateau ou en hélicoptère.

carnaval de oruroPourtant, ces mêmes journaux ne négligent pas pour autant le carnaval et publient en dépit du contraste des images festives, colorées, où s'affichent des reines de beauté aux parures flamboyantes.

Ce décalage n'a pas été du goût du cardinal de La Paz, Mgr Julio Terrazas, qui a fustigé dans son homélie de dimanche dernier ces défilés païens et mercantiles.

"On nous distrait avec le royaume enfantin, le royaume de jadis et la toute puissance du carnaval (...) si les commerçants le pouvaient, ils inventeraient même la reine des inondations" a-t-il ironisé.

Cette charge du prélat de La Paz n'a pas empêché l'élection mercredi soir dans la chaleur de Santa Cruz, de la reine du carnaval, Gloria Mariana, au coeur d'une débauche de couleurs et de paillettes au milieu de centaines de figurants et danseurs.

Dans la capitale, La Paz, où les paysans de l'altiplano viennent danser et chanter, les défilés font toujours la part belle à une sorte de Pierrot andin aux habits bicolores rouge vert et bleue.

Les paysans quechuas et aymaras de l'altiplano, appelés aussi "collas" vont oublier pour quelques jours leurs divergences avec les "cambas" les habitants, métis et blancs, des plaines agricoles, pour fêter des carnavals dont la variété reflète tant les diversités culturelles de ce pays andin. AFP


Le carnaval de Rio célèbre l'élite de sa police militaire

costume

Cette année, ce sont les uniformes noirs marqués d'un blason avec un crâne sur deux pistolets croisés qui sont les plus demandés pour la parade.

Maria est épuisée. Ce matin en­core, elle a dû se lever à l'aube pour récupérer à l'autre bout de la ville des dizaines de déguisements noirs, la couleur du Bope, la troupe d'élite de la police militaire de Rio de Janeiro. Pour cette édition du carnaval, c'est le déguisement le plus sollicité. «Je n'en ai jamais suffisamment, tout le monde en veut, les adultes, les enfants, il y en a même pour les petites filles.»

Ce succès phénoménal est dû à un film, Troupe d'élite, que des millions de personnes ont vu, grâce à des DVD pirates, avant même qu'il ne sorte en salle à la fin de l'année dernière. Le héros, le capitaine Nascimento, ne recule de­vant rien pour en finir avec les trafiquants de drogue : menaces, tortures, exécutions. Les Brésiliens applaudissent. Pour être réussi, le déguisement doit comporter un béret noir, mais surtout, bien visible, l'écusson du Bope : un crâne posé sur deux pistolets croisés.

Le symbole n'est pas choisi au hasard. La police brésilienne est aujourd'hui l'une des plus violentes du monde. Lors de ses affrontements avec les bandits, on compte 41 morts d'un côté contre un de l'autre. «En réalité, les affrontements n'ont pas lieu, ce sont des exécutions» , explique Ignacio Cano, spécialiste de la violence à l'université de l'État de Rio de Janeiro.

Les victimes de cette violence n'ont aucun accès à la justice. Elles ne connaissent pas leurs droits, sont menacées de mort quand elles envisagent de parler, et jugent de toute façon la démarche inutile : moins de 5 % des homicides aboutissent à une condamnation. Au cours de la seule journée de mercredi, six «trafiquants présumés» sont tombés sous les balles de la police.

Rester honnête est possible, mais périlleux

«Si la police est violente, c'est d'abord parce que le pouvoir po­litique le lui demande» , insiste le commissaire Vinicius George. «Quand le gouverneur de l'État déclare que le bidonville de la Rocinha (le plus grand d'Amérique latine, NDLR) est une fabrique de délinquants, il donne carte blanche à la police.»

En arrière-plan, il y a bien sûr la question de la corruption, galopante au sein d'une police aux salaires ridicules. «Le traitement moyen est de 500 dollars par mois , précise le lieutenant Melquisedec Nascimento, président de l'Amae, l'équivalent du syndicat de la police militaire. Comment voulez-vous qu'avec un salaire pareil, étant donné les risques, beaucoup de policiers ne soient pas tentés de pactiser avec le narcotrafic ?» Il y a deux jours, 47 policiers ont démissionné, pour protester contre leurs conditions de travail, soulignant l'état de délabrement de la police.

Dans les favelas, l'arrivée des policiers est souvent payée par un gang qui tente de reprendre le contrôle d'un territoire. Ils viennent toutes les semaines relever un «loyer», versé par les narcotrafiquants pour que les agents ferment les yeux sur leurs opérations. Certains policiers, estimant ces « rentrées » insuffisantes, ont même mis en place de véritables troupes de choc, pour assurer eux-mêmes la distribution de la drogue. Ce sont les milices.

Rester honnête est possible, mais périlleux. Il y a trois mois, le commissaire Alexandre Neto a été victime d'une embuscade après avoir dénoncé un schéma de corruption dans la police. Il en a réchappé, mais ne peut plus circuler aujourd'hui sans la protection de deux gardes du corps.

Lamia Oualalou
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Le carnaval brésilien





Carnaval de Montécristi en république dominicaine