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| Edition spéciale du Magazine Pyepimanla traitant du carnaval de par le monde
![]() - Le carnaval de FDF et
une chanson carnav... - Le carnaval de Bâle,
Cologne... - L’histoire du carnaval haïtien. - Le carnaval de Trinidad et Tobago - Mardi Gras est jour de carnaval - Mercredi des Cendres : Vaval est mort. - Le carnaval politique
ou le grand n’importe quoi ! -
Le parolier du Dru fait son carnaval. |
Carnaval
et Carême
Au XI ème siècle, un mannequin incarnait le Carnaval, accompagné par les habitants en chantant, puis il était brûlé. A la tombée de la nuit, on jetait les masques dans les flammes du bûcher du Roi Carnaval, et on faisait une ronde en chantant : " Adieu pauvre Carnaval. Tu t'en vas et moi je reste pour manger la soupe à l'ail " ! On retrouve dans les manifestations d'aujourd'hui le changement de rôle et la destruction du mannequin représentant Carnaval par le feu. Chaque année, Sa Majesté Carnaval, mannequin grotesque et extravagant personnifiant le Carnaval,
revient entouré de sa troupe, et meurt comme l'an
passé, brûlé... IV- Mardi
gras et Carnaval. Date de
célébration : le
Carnaval s’étend théoriquement de l’Epiphanie au mercredi des Cendres,
mais il
atteignait jadis sont paroxysme lors du repas du Mardi gras. La date ce
mardi
gras varie en fonction de la date de Pâques. Signification
chrétienne :
l’existence du mardi gras est liée au carême et à la fête de Pâques. Le
carême,
qui vient du latin quadragesima (quarantième jour), désigne la période
de 40
jours avant Pâques, consacrée au jeûne. La Bible raconte que Jésus
s’est retiré
dans le désert jeûner pendant 40 jours, au milieu des bêtes sauvages,
servi par
les anges et tenté par le diable... Il commence le lendemain du Mardi
gras et
se termine avec la célébration de Pâques. L’expression de carnaval,
quant à
elle, est dérivée de l’expression latine, carnem levare (renoncer à la
viande) : c’est le dernier jour où l’on mange gras avant la
période d’abstinence.
Tandis que le Carême fait appel à la spiritualité de l’homme, Carnaval
s’adresse à son être charnel, pétri d’instincts et de passions. Un héritage
ancien et quasi
universel : dans toutes les régions du globe qui ont un climat
au rythme
différent, l’Homme fête le réveil de la nature, et illustre par des
rites la
lutte du printemps contre l’hiver entre le solstice d’hiver et
l’équinoxe du
printemps Il s’agirait de la racine "matérielle et existentielle " de
la plupart des mythes, religions et formes de pensées plus ou moins
symboliques
développées par l’Homme, pour exprimer la lutte de la lumière contre
les
ténèbres. L’héritage
antique : les
premières manifestations sont liées aux cultes agraires de l’Antiquité
et fêtes
en l’honneur de Dionysos qui avaient déjà un caractère d’orgies
(Bacchanales).
On peut aussi voir un rapprochement dans la célébration des Lupercales,
Saturnales romaines (que l’on développera plus loin), des fêtes d’Isis
en
Égypte ou de la fête des sorts chez les Hébreux. Ces fêtes se
rattachaient aux
traditions religieuses de la plus haute Antiquité. Elles célèbrent le
passage
de l’hiver au printemps, de la mort à la vie : elles signalent
le
renouveau de la nature dans l’exubérance, la fantaisie et
l’imagination. Dans
l’Antiquité, les dieux faisaient et défaisaient les saisons. Au cours
de ces
fêtes, on procédait à des sacrifices. L’objectif était que les
divinités de la
nature chassent le froid et favorisent le retour de la végétation ou,
par
exemple, les naissances dans les troupeaux. On note aussi que pour les
Anciens,
l’année débutait non en janvier, mais en mars. Le mois de mars était
donc le
premier mois de l’année, celui du renouveau de la nature et du réveil
de la
terre. Or, avant toute nouvelle création, le monde doit retourner au
chaos
primordial pour se ressourcer. L’héritage
celtique : basée
sur un calendrier lunisolaire centré sur les solstices et équinoxes,
l’année
celte fait du 1 au 10 février une période intermédiaire de fête et de
sacrifices entre deux saisons : c’est Imbolc, la fête de la
renaissance
(que l’on a vu au moment de la chandeleur). En même temps, le culte de
l’ours
pratiqué de la Hongrie à l’Irlande, fait du début février, avec la
sortie
d’hibernation de l’ours, le signe du réveil de la nature. Divers rites
favorisent
la victoire de la lumière sur les ténèbres de l’hiver. D’abord il faut
se
purifier, expulser les esprits, brûler les sorcières "réelles" ou
fictives dans un feu de joie, ou brûler des effigies de rois
légendaires et
géants. Parfois ces géants d’osier semblent avoir été remplis de
victimes
humaines ! Par ces prisonniers ou criminels sacrifiés, on
expulse le mal,
comme plus tard on brûlera des chats à la place du diable. Ensuite,
c’est la
fête des jours gras : on peut épuiser les dernières réserves
pour honorer
"Bélénos le lumineux" et " Belisama" la féconde ; le
printemps s’annonce. L’union des dieux préside à de nombreux mariages
avant les
labours. La naissance des premiers agneaux et la lactation des brebis
améliorent l’ordinaire pour fêter la fécondité de la nature. Hommes,
femmes,
enfants se déguisent en divers animaux ou se couvrent de feuilles pour
représenter les forces naturelles, " l’homme vert ". Par les masques,
on symbolise toutes les formes de vitalité ou de puissance, par les
torches et
brandons on illumine ses espoirs. Les rois ou chefs de l’année
précédente sont
contestés et abdiquent pour quelques jours. Un souverain factice dirige
les
rites de fécondité et les jeux, et met un tel désordre qu’il faut sa
mort plus
ou moins réelle pour que "tout rentre dans l’ordre".Tuer un dieu ou
un roi, un fils de roi ou un fils de dieu, permet la transmission
magique de la
force et du pouvoir et la renaissance de la lumière. Carnaval et
ses symboles : Les batailles
de
confettis : les traditionnelles batailles de confettis ne sont
que la
survivance de l’antique usage de répandre des graines de céréales et de
riz,
rites de fécondité qui subsistent dans certaines cérémonies de mariage. Le
feu : au terme des
célébrations, il faut valoriser le rite : les péchés et les
ténèbres de
l’hiver sont livrés au feu purificateur. Dans diverses régions, des
représentations parfois gigantesques sont livrées aux flammes comme on
le voit
pour les rites celtes. Le masque : l’origine des masques se perd dans la nuit des temps, mais elle est incontestablement sacrée, et on en trouve chez tous les peuples de la terre. Autrefois les masques avaient pour but de montrer un autre visage et non de cacher celui qui le portait : il permet montrer une autre personnalité sous une autre apparence, de déguiser sa propre réalité, d’augmenter au maximum la distance entre sa vie intérieure et son activité extérieure, de créer une personne superposée à la sienne. Mais le masque est aussi symbole de renaissance et survie du défunt dans l’au-delà. Aussi l’homme a été amené à associer le masque à des communications avec d’autres mondes. L’église a longtemps interdit l’usage de masque : il était jugé offensant pour Dieu qui avait fait l’homme à son image. Cecile
Sarrail Mardi gras a Charleroi : Les Gilles Carnaval de Nantes |
Carnaval de Nice 2007 Carnaval de Nice (origines et traditions) L'étymologie
du mot " Carnaval " la plus communément retenue est "carne
levare ", " enlève la chair ". Dès le Moyen Âge, les Niçois,
avant de jeûner pendant quarante jours selon la tradition catholique du Carême,
profitaient d'une cuisine grasse, riche et copieuse. Pour mieux fêter cette période enjouée, tous les
débordements furent autorisés. Il était alors de mise de se moquer de tout et
de tous aux dépens de chacun, cachés derrière des masques, protégés par des
déguisements, et ce jusqu 'au Mardi-Gras. Jusqu'au XVIIIe siècle, les festivités
carnavalesques étaient ponctuées de bals masqués et de farandoles effrénées
dans l'actuelle Vieille Ville. Les excès ont rapidement été contrôlés par les
" Abbés des Fous ", chargés par le clergé de canaliser la liesse
populaire. Sous l'influence du Carnaval de Venise, un Carnaval
de salon et les "Veglioni " -bals masqués privés- se développent au
cours du XVIIIe siècle, au détriment des distractions de rue. Les fêtes de Carnaval furent interrompues lors de
graves événements politiques et militaires qui ont marqué l'Histoire comme
durant la Révolution Française, puis le 1er Empire. En 1830, un premier cortège fut organisé en
l'honneur de Charles-Félix et de Marie-Christine, souverains du Royaume de
Piémont-Sardaigne. La trentaine d'équipages défilant pour le roi et la reine
annonçait le futur déroulement du Carnaval. LES DÉBUTS DU CARNAVAL " MODERNE "... Jusqu'en 1872, la fête battit son plein dans les
rues de Nice, au gré des inspirations de chacun : la foule déguisée se
bombardait de confetti de plâtre, de farine, d'oeufs.
Mais en 1873, le Niçois Andriot SAËTONE prit l'initiative de fonder le "
Comité des Fêtes " qui, sous le patronage de la municipalité, fut chargé
d'organiser et donner de l'ampleur au Carnaval de Nice. Ainsi, le 23 février 1873, Carnaval 1er entra dans
la ville. Le Carnaval moderne était né, auquel Alexis MOSSA puis son fils
Gustav-Adolf apportèrent, jusqu'en 1971, un étonnant particularisme, grotesque
et fabuleux, en réalisant les maquettes des chars les plus spectaculaires qui
aient défilé à Nice. Le 14 février 1882, Sa Majesté " Triboulet
" fit une entrée triomphale dans la Cité : le modeste pantin de paille et
de chiffons, jusque là spectateur immobile sur la place de la Préfecture,
participait pour la première fois au cortège, trônant sur le " Char royal
" identique à ceux d'aujourd'hui. Les première et seconde guerres mondiales ont
empêché Carnaval de régner durant plusieurs années. En 1991, la Guerre du Golfe
l'oblige à renoncer également. Le
carnaval de Limoux, "le plus long du monde"
A quelques kilomètres de la cité de Carcassonne, la
petite sous-préfecture de Limoux (Aude) peut s'enorgueillir d'accueillir depuis
des siècles une attraction qui mériterait un classement "historique".
Le carnaval de Limoux, qui s'achèvera le 2 avril, fait remonter ses origines au
XIVe siècle, quand les meuniers de la contrée allaient payer leur
dîme au monastère de Prouille le jour de mardi gras, jetant farine et confettis
sur leur passage. L'anecdote historique
souligne que le bon grain a en quelque sorte précédé l'ivraie dans ce pays de
vignes et de vent : la fameuse "blanquette", ce vin mousseux qui a
tant contribué à la notoriété désormais un brin désuète de Limoux, ne sera
inventée que deux siècles plus tard. "Mais avant le champagne",
soulignent en choeur les vignerons du cru. Parcours immuable "A Limoux,
aujourd'hui, le carnaval s'étire du début janvier à la mi-carême, met en branle
une dizaine de groupes qui animent autant de dimanches, outre la journée du
mardi gras, et se fomente dès la fin des vendanges dans le secret
d'arrière-salles de café", expliquait, dès la fin des années 1970, Daniel Fabre,
dans un livre épuisé (La Fête en Languedoc, Privat, 1977 et 1990). Et
l'auteur de préciser que la fête, "de sa préparation à son achèvement,
découpe dans l'existence quotidienne une durée très considérable. Elle ne peut
pas être une simple parenthèse d'illusion". Cette année encore, le bal
du carnaval "le plus long du monde", comme il s'en targue, a
officiellement été ouvert par la bande des Meuniers. Naguère,
le cortège se rendait à travers vignes et collines, où les anciens moulins sont
légion, jusqu'au premier monastère fondé à quelques lieues de la vallée de
l'Aude par saint Dominique. Signe des temps, le défilé va désormais à la
sous-préfecture déposer une demande de manifester suivant un parcours immuable.
Les cortèges de "fécos", suivis des "goudils", se
succéderont ensuite tous les week-ends sous les arcades de la place de la
République. A la grande satisfaction des cinq cafetiers de la place... Depuis 1996, les
traditionnelles sorties dominicales des "masques", à l'heure de la
sortie de la messe, puis dans l'après-midi et enfin en nocturne, à la lueur des
"entorches" enflammées, se doublent de trois autres sorties le
samedi. Faut-il y voir une dérive commerciale à l'instigation des cafetiers,
des viticulteurs et des hôteliers-restaurateurs, comme le suggèrent certains
puristes ? Ou est-ce le signe que la tradition de carnaval a su rester vivante
à Limoux, alors qu'elle se meurt dans la plupart des autres villes du Languedoc
? Pas moins de vingt-huit bandes sont inscrites au programme du carnaval 2006. Stéphane Thépot Carnaval de Nice |
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