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Edition spéciale du Magazine Pyepimanla  traitant du carnaval de par le monde

Accueil Carnaval


tete de diable

- Le Mardi Gras jour de fête.

- Le carnaval des Antilles.

- Le carnaval de FDF et  une chanson carnav...

- Le carnaval de Rio.

- Le carnaval de Rio : La Samba Viradouro

- Le carnaval de Rio : la samba Beïja Flor

- Le Carnaval et Carême

- Le carnaval de Venise

- Le carnaval de Bâle, Cologne...

- L’histoire du carnaval haïtien.

- Le carnaval haïtien

- Le carnaval haïtien, début et fin

- Le carnaval de Trinidad et Tobago

- Mardi Gras est jour de carnaval

- Mercredi des Cendres : Vaval est mort.

- Le carnaval politique ou le grand n’importe quoi !

- La Grenade (pomme d’Eve) .

- Le parolier du Dru fait son carnaval.

- Kanaval 2008 (musique)


Carnaval et Carême

parade au carnaval de niceCarnaval s'oppose au Carême : viande contre poisson, gras contre maigre, excès contre privations. Par opposition au Carême, le Carnaval est une période de réjouissance où l'ordre social est inversé : c'est le monde à l'envers, un monde d'extravagance, de folie.

Au XI ème siècle, un mannequin incarnait le Carnaval, accompagné par les habitants en chantant, puis il était brûlé. A la tombée de la nuit, on jetait les masques dans les flammes du bûcher du Roi Carnaval, et on faisait une ronde en chantant : " Adieu pauvre Carnaval. Tu t'en vas et moi je reste pour manger la soupe à l'ail " !

On retrouve dans les manifestations d'aujourd'hui le changement de rôle et la destruction du mannequin représentant Carnaval par le feu.

Chaque année, Sa Majesté Carnaval, mannequin grotesque et extravagant personnifiant 

le Carnaval, revient entouré de sa troupe, et meurt comme l'an passé, brûlé...
Au fil des siècles, d'autres traditions se sont ajoutées à la fête, faisant de Carnaval une manifestation de plus en plus diversifiée et riche culturellement.

IV- Mardi gras et Carnaval.

Date de célébration : le Carnaval s’étend théoriquement de l’Epiphanie au mercredi des Cendres, mais il atteignait jadis sont paroxysme lors du repas du Mardi gras. La date ce mardi gras varie en fonction de la date de Pâques.

Signification chrétienne : l’existence du mardi gras est liée au carême et à la fête de Pâques. Le carême, qui vient du latin quadragesima (quarantième jour), désigne la période de 40 jours avant Pâques, consacrée au jeûne. La Bible raconte que Jésus s’est retiré dans le désert jeûner pendant 40 jours, au milieu des bêtes sauvages, servi par les anges et tenté par le diable... Il commence le lendemain du Mardi gras et se termine avec la célébration de Pâques. L’expression de carnaval, quant à elle, est dérivée de l’expression latine, carnem levare (renoncer à la viande) : c’est le dernier jour où l’on mange gras avant la période d’abstinence. Tandis que le Carême fait appel à la spiritualité de l’homme, Carnaval s’adresse à son être charnel, pétri d’instincts et de passions.

Un héritage ancien et quasi universel : dans toutes les régions du globe qui ont un climat au rythme différent, l’Homme fête le réveil de la nature, et illustre par des rites la lutte du printemps contre l’hiver entre le solstice d’hiver et l’équinoxe du printemps Il s’agirait de la racine "matérielle et existentielle " de la plupart des mythes, religions et formes de pensées plus ou moins symboliques développées par l’Homme, pour exprimer la lutte de la lumière contre les ténèbres.

L’héritage antique : les premières manifestations sont liées aux cultes agraires de l’Antiquité et fêtes en l’honneur de Dionysos qui avaient déjà un caractère d’orgies (Bacchanales). On peut aussi voir un rapprochement dans la célébration des Lupercales, Saturnales romaines (que l’on développera plus loin), des fêtes d’Isis en Égypte ou de la fête des sorts chez les Hébreux. Ces fêtes se rattachaient aux traditions religieuses de la plus haute Antiquité. Elles célèbrent le passage de l’hiver au printemps, de la mort à la vie : elles signalent le renouveau de la nature dans l’exubérance, la fantaisie et l’imagination. Dans l’Antiquité, les dieux faisaient et défaisaient les saisons. Au cours de ces fêtes, on procédait à des sacrifices. L’objectif était que les divinités de la nature chassent le froid et favorisent le retour de la végétation ou, par exemple, les naissances dans les troupeaux. On note aussi que pour les Anciens, l’année débutait non en janvier, mais en mars. Le mois de mars était donc le premier mois de l’année, celui du renouveau de la nature et du réveil de la terre. Or, avant toute nouvelle création, le monde doit retourner au chaos primordial pour se ressourcer.

L’héritage celtique : basée sur un calendrier lunisolaire centré sur les solstices et équinoxes, l’année celte fait du 1 au 10 février une période intermédiaire de fête et de sacrifices entre deux saisons : c’est Imbolc, la fête de la renaissance (que l’on a vu au moment de la chandeleur). En même temps, le culte de l’ours pratiqué de la Hongrie à l’Irlande, fait du début février, avec la sortie d’hibernation de l’ours, le signe du réveil de la nature. Divers rites favorisent la victoire de la lumière sur les ténèbres de l’hiver. D’abord il faut se purifier, expulser les esprits, brûler les sorcières "réelles" ou fictives dans un feu de joie, ou brûler des effigies de rois légendaires et géants. Parfois ces géants d’osier semblent avoir été remplis de victimes humaines ! Par ces prisonniers ou criminels sacrifiés, on expulse le mal, comme plus tard on brûlera des chats à la place du diable. Ensuite, c’est la fête des jours gras : on peut épuiser les dernières réserves pour honorer "Bélénos le lumineux" et " Belisama" la féconde ; le printemps s’annonce. L’union des dieux préside à de nombreux mariages avant les labours. La naissance des premiers agneaux et la lactation des brebis améliorent l’ordinaire pour fêter la fécondité de la nature. Hommes, femmes, enfants se déguisent en divers animaux ou se couvrent de feuilles pour représenter les forces naturelles, " l’homme vert ". Par les masques, on symbolise toutes les formes de vitalité ou de puissance, par les torches et brandons on illumine ses espoirs. Les rois ou chefs de l’année précédente sont contestés et abdiquent pour quelques jours. Un souverain factice dirige les rites de fécondité et les jeux, et met un tel désordre qu’il faut sa mort plus ou moins réelle pour que "tout rentre dans l’ordre".Tuer un dieu ou un roi, un fils de roi ou un fils de dieu, permet la transmission magique de la force et du pouvoir et la renaissance de la lumière.

Carnaval et ses symboles :

Les batailles de confettis : les traditionnelles batailles de confettis ne sont que la survivance de l’antique usage de répandre des graines de céréales et de riz, rites de fécondité qui subsistent dans certaines cérémonies de mariage.

Le feu : au terme des célébrations, il faut valoriser le rite : les péchés et les ténèbres de l’hiver sont livrés au feu purificateur. Dans diverses régions, des représentations parfois gigantesques sont livrées aux flammes comme on le voit pour les rites celtes.

Le masque : l’origine des masques se perd dans la nuit des temps, mais elle est incontestablement sacrée, et on en trouve chez tous les peuples de la terre. Autrefois les masques avaient pour but de montrer un autre visage et non de cacher celui qui le portait : il permet montrer une autre personnalité sous une autre apparence, de déguiser sa propre réalité, d’augmenter au maximum la distance entre sa vie intérieure et son activité extérieure, de créer une personne superposée à la sienne. Mais le masque est aussi symbole de renaissance et survie du défunt dans l’au-delà. Aussi l’homme a été amené à associer le masque à des communications avec d’autres mondes. L’église a longtemps interdit l’usage de masque : il était jugé offensant pour Dieu qui avait fait l’homme à son image.

Cecile Sarrail


Mardi gras a Charleroi : Les Gilles

Carnaval de Nantes

Les sorcières

sorcieres au carnaval de nice



Carnaval de Nice 2007

Carnaval de Nice (origines et traditions)

char fleuri au carnaval de Nice

L'étymologie du mot " Carnaval " la plus communément retenue est "carne levare ", " enlève la chair ". Dès le Moyen Âge, les Niçois, avant de jeûner pendant quarante jours selon la tradition catholique du Carême, profitaient d'une cuisine grasse, riche et copieuse.

Pour mieux fêter cette période enjouée, tous les débordements furent autorisés. Il était alors de mise de se moquer de tout et de tous aux dépens de chacun, cachés derrière des masques, protégés par des déguisements, et ce jusqu 'au Mardi-Gras.
La première mention retrouvée des réjouissances carnavalesques niçoises remonte à 1294, lorsque Charles d'Anjou, Comte de Provence, signale qu'il a passé à Nice "les jours joyeux de Carnaval ".

Jusqu'au XVIIIe siècle, les festivités carnavalesques étaient ponctuées de bals masqués et de farandoles effrénées dans l'actuelle Vieille Ville. Les excès ont rapidement été contrôlés par les " Abbés des Fous ", chargés par le clergé de canaliser la liesse populaire.

Sous l'influence du Carnaval de Venise, un Carnaval de salon et les "Veglioni " -bals masqués privés- se développent au cours du XVIIIe siècle, au détriment des distractions de rue.

Les fêtes de Carnaval furent interrompues lors de graves événements politiques et militaires qui ont marqué l'Histoire comme durant la Révolution Française, puis le 1er Empire.

En 1830, un premier cortège fut organisé en l'honneur de Charles-Félix et de Marie-Christine, souverains du Royaume de Piémont-Sardaigne. La trentaine d'équipages défilant pour le roi et la reine annonçait le futur déroulement du Carnaval.

LES DÉBUTS DU CARNAVAL " MODERNE "...

Jusqu'en 1872, la fête battit son plein dans les rues de Nice, au gré des inspirations de chacun : la foule déguisée se bombardait de confetti de plâtre, de farine, d'oeufs.

Mais en 1873, le Niçois Andriot SAËTONE prit l'initiative de fonder le " Comité des Fêtes " qui, sous le patronage de la municipalité, fut chargé d'organiser et donner de l'ampleur au Carnaval de Nice.

Ainsi, le 23 février 1873, Carnaval 1er entra dans la ville. Le Carnaval moderne était né, auquel Alexis MOSSA puis son fils Gustav-Adolf apportèrent, jusqu'en 1971, un étonnant particularisme, grotesque et fabuleux, en réalisant les maquettes des chars les plus spectaculaires qui aient défilé à Nice.

Le 14 février 1882, Sa Majesté " Triboulet " fit une entrée triomphale dans la Cité : le modeste pantin de paille et de chiffons, jusque là spectateur immobile sur la place de la Préfecture, participait pour la première fois au cortège, trônant sur le " Char royal " identique à ceux d'aujourd'hui.

Les première et seconde guerres mondiales ont empêché Carnaval de régner durant plusieurs années. En 1991, la Guerre du Golfe l'oblige à renoncer également.



Le carnaval de Limoux, "le plus long du monde"

cazrnaval de limoux

A quelques kilomètres de la cité de Carcassonne, la petite sous-préfecture de Limoux (Aude) peut s'enorgueillir d'accueillir depuis des siècles une attraction qui mériterait un classement "historique". Le carnaval de Limoux, qui s'achèvera le 2 avril, fait remonter ses origines au XIVe siècle, quand les meuniers de la contrée allaient payer leur dîme au monastère de Prouille le jour de mardi gras, jetant farine et confettis sur leur passage.

L'anecdote historique souligne que le bon grain a en quelque sorte précédé l'ivraie dans ce pays de vignes et de vent : la fameuse "blanquette", ce vin mousseux qui a tant contribué à la notoriété désormais un brin désuète de Limoux, ne sera inventée que deux siècles plus tard. "Mais avant le champagne", soulignent en choeur les vignerons du cru.

Parcours immuable

"A Limoux, aujourd'hui, le carnaval s'étire du début janvier à la mi-carême, met en branle une dizaine de groupes qui animent autant de dimanches, outre la journée du mardi gras, et se fomente dès la fin des vendanges dans le secret d'arrière-salles de café", expliquait, dès la fin des années 1970, Daniel Fabre, dans un livre épuisé (La Fête en Languedoc, Privat, 1977 et 1990). Et l'auteur de préciser que la fête, "de sa préparation à son achèvement, découpe dans l'existence quotidienne une durée très considérable. Elle ne peut pas être une simple parenthèse d'illusion".

Cette année encore, le bal du carnaval "le plus long du monde", comme il s'en targue, a officiellement été ouvert par la bande des Meuniers.

Naguère, le cortège se rendait à travers vignes et collines, où les anciens moulins sont légion, jusqu'au premier monastère fondé à quelques lieues de la vallée de l'Aude par saint Dominique. Signe des temps, le défilé va désormais à la sous-préfecture déposer une demande de manifester suivant un parcours immuable. Les cortèges de "fécos", suivis des "goudils", se succéderont ensuite tous les week-ends sous les arcades de la place de la République. A la grande satisfaction des cinq cafetiers de la place...

Depuis 1996, les traditionnelles sorties dominicales des "masques", à l'heure de la sortie de la messe, puis dans l'après-midi et enfin en nocturne, à la lueur des "entorches" enflammées, se doublent de trois autres sorties le samedi. Faut-il y voir une dérive commerciale à l'instigation des cafetiers, des viticulteurs et des hôteliers-restaurateurs, comme le suggèrent certains puristes ? Ou est-ce le signe que la tradition de carnaval a su rester vivante à Limoux, alors qu'elle se meurt dans la plupart des autres villes du Languedoc ? Pas moins de vingt-huit bandes sont inscrites au programme du carnaval 2006.

Stéphane Thépot

source


Carnaval de Nice