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| Edition spéciale du Magazine Pyepimanla traitant du carnaval de par le monde
Accueil Carnaval ![]() - Le carnaval de FDF et
une chanson carnav... - Le carnaval de Bâle,
Cologne... - L’histoire du carnaval haïtien. - Le carnaval de Trinidad et Tobago - Mardi Gras est jour de carnaval - Mercredi des Cendres : Vaval est mort. - Le carnaval politique
ou le grand n’importe quoi ! |
Le carnaval qu'ils ont connu a disparu et eux, ils jettent l'éponge![]() Dunkerque
exporte son carnaval le plus
loin possible - jusqu'en Réunion depuis l'élection de Miss
France ? - et
les carnavaleux de la première heure ne s'y retrouvent plus. Bernard et
Michel
ont connu un carnaval où respect rimait avec joie de vivre. Si chacun a
ses
raisons, leur décision est la même : cette année, le clet'che
reste au
clou.
PAR
BENJAMIN CORMIER Ils ne se sont pas réveillés un matin en se disant « Tiens, je n'ai plus envie de faire carnaval ». Pas eux. Pas sans une bonne raison. Bernard (53 ans) et Michel (60 ans), Dunkerquois de souche, amoureux de la bande, ont longuement hésité avant de se résoudre à ne plus participer à la fête. Bernard est quand même allé testé sa motivation au bal du Chat noir, cette année. Il n'y a bu que de l'eau pétillante, puis est parti. Mais on n'a pas vu son
personnage de « Lili Pute » dans la bande,
dimanche. Michel, fondateur des Noirs avec lesquels il est resté trente
ans,
est simplement venu « en civil » dimanche pour
l'avant-bande, manger
dans un restaurant du centre-ville avec quelques amis et sa fille.
Celle-ci est
allée ensuite rejoindre la bande. Et lui est allé «
pleurer
à's'maison » ! Ces deux-là ont choisi, la mort dans
l'âme, de ne plus
en être. Le carnaval qu'ils ont aimé est mort. Continuer quand même et
faire
semblant ? Pas leur genre. « J'ai connu bien autre chose, se souvient Bernard, qui raconte ses débuts il y a 25 ans, lorsqu'avec un ami, il étaient grimés en clowns. Nestor et Pollux, on s'appelait, on faisait les pitres, on faisait rire et on riait. On échangeait du charme. Puis sont arrivés nos personnages de Lola et Lili Pute. Bizarrement, d'être déguisés en filles, ça plaisait aux (vraies) filles ! ». Et d'insister : « On ne s'enivrait pas, on rentrait au petit matin, on prenait une douche, on mettait la blouse et on allait travailler. » Idem dans la bouche de Michel, qui a toujours fait carnaval avec à l'esprit la notion de respect. « Celui d'autrui, de moi-même. » Une manière de faire carnaval que lui et son épouse ont transmise à leur fille, aujourd'hui âgée de 26 ans.
N'allez pas voir chez ces gaillards des élucubrations d'anciens
combattants,
adeptes systématiques d'un « c'était mieux avant »
stérile. Leur
amertume repose sur du solide, de la chose vécue, qu'ils ne peuvent
cautionner.
« Tous ces jeunes, qui boivent pour être saouls,
qui n'ont plus de
limite "parce que c'est carna !", ce n'est pas acceptable. Comme ce
jeune, ivre, en train d'uriner au milieu du rigodon dans un bal... »,
raconte Bernard. « Et ces adolescentes, parfois à
moitié nues, un
"biberon" de vodka à la main, qui arrivent au bal les yeux bleu
électrique tellement elles ont bu », ajoute Michel.
Sans parler de la
violence dans les bandes où l'on se menace à coup de tessons. Les
exemples
foisonnent. Si Bernard explique ne plus retrouver « de sourires autour de lui », Michel va plus loin dans sa désaffection. « On est en train de perdre les racines de notre tradition, de tuer le carnaval. À avoir trop médiatisé le carnaval, depuis une dizaine d'années, on a braqué les caméras sur nous, on fait venir beaucoup trop de gens de l'extérieur, qui n'y connaissent rien. Les Lillois ne savent pas faire carnaval ! Du coup, on croit que tout est permis, qu'il suffit de se déguiser et de picoler. C'est comme ça qu'on a vu des gens bousculer la musique, ne plus tenir les lignes. Si les premières lignes ne sont pas données à tout le monde, c'est parce qu'il faut pouvoir compter sur des gars qui connaissent la technique, qui ont appris, qui ont vu leurs pères dans la bande. » Le carnaval, une affaire dunkerquo-dunkerquoise ? Ils sont beaucoup à le penser. Bernard voit davantage dans les dérives actuelles un glissement de la société, des jeunes en général, qui manquent de repères et « se lâchent » pendant cette période. C'est la catharsis malsaine. « Qu'est ce qui pourrait me redonner l'envie ? », s'interroge-t-il. « L'abandon du "moi-je" et le retour à une fraternité dans la fêt e. Et je lance une idée : que l'argent des bals soit réinvesti, inlassablement, dans "l'éducation" des jeunes à un carnaval plus respectueux. » A Cologne, les femmes du carnaval prennent le pouvoir... pour un jourCOLOGNE
(AFP) — Des milliers d'Allemandes de Rhénanie ont coupé jeudi les
cravates des
hommes, symbole d'une journée où elles prennent le pouvoir et coup
d'envoi de
la "semaine des fous", point d'orgue des festivités du carnaval de
Cologne. 4,3,2,1...
"Kölle Alaaf!" ("Bonjour Cologne!" en dialecte local): à
11h11 sur la place du Vieux-Marché de Cologne, le maire Fritz Schramma
a comme
tous les ans donné le coup d'envoi des festivités de rue sous les
hurlements
d'un public aussi bigarré que déguisé. D'un
coup sec et sans appel, secrétaires et assistantes des administrations
et
entreprises de la vallée du Rhin ont au même moment coupé les cravates
de leurs
chefs, marquant ainsi une prise du pouvoir radicale. Selon
la tradition du "Weiberfastnacht", les femmes ouvrent ainsi une
semaine de libertinage, de festivités et d'excès en tout genre qui
atteindront
leur apogée à l'occasion du "Lundi des roses" et du traditionnel
défilé des chars dans les rues de Cologne. La
tradition semble toutefois s'essouffler, au moins dans les rues du
centre de
Cologne, transformé en un bal costumé géant où la cravate, coupée ou
pas, a
laissé la place aux panoplies de lapin rose, ours polaires, vaches
bicolores et
panthères aguicheuses. "De
toute façon, la cravate, ça va pas avec mon déguisement!", lance Olaf
dans
son costume d'Inuit. "Moi, c'est déjà fait! Au bureau ce matin, on m'a
coupé ma cravate", ajoute Emil, chapeau melon noir enfoncé sur la tête
et
gros noeud papillon à pois dorés autour du cou. Emil, avec ses 30
années
d'expérience en pays rhénan, livre un conseil: "La cravate ce jour-là,
faut la prendre moche et démodée ou pas chère", sourit-il. Cette
abdication du pouvoir par les hommes a une longue et mouvementée
histoire
derrière elle. En 1823, des blanchisseuses de Beuel, un quartier de
Bonn,
s'étaient "révoltées" contre leur mari partis fêter carnaval quand
elles devaient continuer à laver le linge... Les
soubresauts de l'Histoire allemande ont fait le reste. Dans la
provinciale
Bonn, devenue capitale fédérale après la Deuxième guerre mondiale, des
milliers
de fonctionnaires cravatés arpentent les couloirs des administrations
et des
ministères. Une proie toute trouvée pour des hordes de chignons en
quête
d'émancipation... Au
palmarès du déguisement 2008, celui de dignitaire saoudien en djellaba
blanche
et keffieh sur la tête semble en mesure de décrocher la palme,
notamment
lorsqu'il s'affiche sur l'esplanade de la très gothique cathédrale de
Cologne.
Du côté des femmes, la jupe se veut mini-mini et les ailes d'ange roses
portées
façon sac à dos reviennent à intervalles réguliers. Révolte
des femmes ou pas, la journée semble aussi propice au rapprochement des
sexes
dits "faible" et "fort". Le Liégeois Ludovic ne s'y est pas
trompé. Venu avec sept de ses collègues de travail, il ne se prive pas
de ces
"Bützje", ces baisers --aux relents de bière locale-- qui claquent
sur les joues des femmes et réchauffent les coeurs soumis aux rudesses
de
l'hiver rhénan. "En
Belgique, le carnaval, c'est que le week-end. Blague à part, ici c'est
mieux,
ça commence dès le jeudi", s'écrie le jeune homme tandis que la foule
s'époumone sur l'hymne des festivités, "Viva Colonia", également
chanson officielle du club de football local. Tim affiche lui aussi la couleur. Avis aux amatrices: il a inscrit son numéro de téléphone portable en grosses lettres noires sur sa veste. Et à côté de lui, en tenue de chirurgien, le docteur Kummer s'auto-proclame gentiment "spécialiste du coeur". Tout en finesse, son voisin se présente comme un "Frauenartzt" ("un médecin des femmes"), soit en français un gynécologue. Carnaval de Cologne
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Le carnaval
de Binche bat son
plein
Le carnaval de Binche est
plus fort que la pluie. La ville s'est éveillée très tôt ce mardi au
son du
tambour et du fifre, qui jouent "l'Aubade matinale" pour le ramassage
de ce dernier jour Gras. Après avoir été "bourré"
(rempli de paille sous les habits) par un "bourreur" ou par leur
femme, leur mère ou leur sœur, c'est sous la pluie que les Gilles se
rendaient
ce mardi matin les uns chez les autres et se rassemblaient par société.
Vers 8 heures,
ils ont déjeuné ensemble, aux huîtres et au
champagne. Ils ont repris la cadence
une heure plus tard, un ramon à la main et le visage caché sous un
masque de
cire, aujourd'hui symbole de l'égalité sociale. Les Gilles ont ensuite été
reçus par les autorités communales, qui ont remis une
médaille aux
jubilaires, c'est-à-dire à tous ceux qui revêtent leur habit de fête
depuis 50
ans. Grand cortège avec les Arlequins, les Paysans et les Pierrots
Après un dîner en famille
ou entre amis a eu lieu le grand cortège de l'après-midi.
Celui-ci est parti vers 15 heures de la place de
Battignies pour
rejoindre la Grand'Place et y former un rondeau avec les Arlequins, les
Paysans
et les Pierrots. Le roi du carnaval lance alors des oranges en guise
d'offrande
et s'il ne pleut plus, il portera son chapeau de plumes d'autruche. Vers 19h30, la tête plus
légère et le panier vide, les 850 Gilles et les autres participants
referont le
même parcours pour le second cortège et battront le pavé à la lumière
des feux
de Bengale. Le carnaval se clôturera
deux heures plus tard, par un grand feu d'artifice qui embrasera la
Grand'Place. Mais les sociétés, elles, continueront à danser toute la
nuit,
jusqu'à l'aube du mercredi des Cendres. Les tambours devront alors
cesser de
battre. Le Carnaval d'Ustaritz, un trait fort du patrimoine basque
Tout est prêt
pour le point d'orgue du festival Hartzaro: le Carnaval
d'Ustaritz. Un carnaval
traditionnel ouvert à la création. Le défilé autour du procès de Zanpantzar
démarrera du fronton Hiribehere vers 18h00.
Comme chaque
année, les acteurs locaux d'Ustaritz (Pays
Basque nord) feront vivre mardi gras la tradition du
carnaval, ce rite de passage entre la fin de l'hiver et le printemps,
tout en
évitant de l'enfermer dans une image d'hier muséographiée. Le défilé
autour du procès de Zanpantzar
démarrera du fronton Hiribehere vers 18h00 et se
dirigera au fronton du Bourg. Revu et corrigé chaque année, le procès
de
Zanpantzar compter cette année avec l'intervention du comédien-clown
Pierre
Vissler qui a aidé ceux qui voulaient s'y frotter à préparer ce moment
très
prisé des spectateurs bascophones ou non. Un procès de Zanpantzar qui
promet
d'être incisif en cette période privilégiée pré-électorale. Le personnage
mythique Zanpantzar (dont on doit la tête à Patrice Rouleau il y a
bientôt 30
ans) sera accompagné par les gardes, puis suivront les Pleureuses,
Acteurs du
Procès, Txaranga, ateliers de masques, Zirtzilak, Gaiteros, Speiz
Mukaki,
Abereak, Burrunka. Le procès de
Zanpantzar sera suivi par une "roméria" avec Kiki Bordatxo, les
musiciens du Carnaval et d'autres qui se retrouvent pour un boeuf. D'année en
année, le Carnaval d'Ustaritz s'affirme comme élément fort du
patrimoine
basque. Il est même question, avec l'aide de l'ethnologue Thierry
Truffaut,
d'engager une démarche visant à obtenir auprès de l'Unesco le label de
"patrimoine immatériel mondial". Les Kaskarots particulièrement devraient obtenir ce label : costumes et accessoires ont été recréés cette année. De plus, les kaskarots ayant leurs homologues moldaves les Kaluceri, et anglais les Morris Dance, un échange avec ces pays est envisagé (fin 2008 – 2009). Premier week-end de carnavals: habitants massés le long des ruesDes dizaines de villes en
Suisse ont été entraînées dans le tourbillon des carnavals ce week-end.
Les
derniers événements politiques ou locaux ont donné lieu à des satires,
qui ont
ravi les habitants en goguette. Voleur de bois à qui
Fribourg doit tous ses malheurs, le Grand Rababou n'a pas été épargné.
Le
triste sire ne pouvait pas espérer échapper à son sort et a été brûlé. A Sion, le président de la
Confédération Pascal Couchepin était représenté samedi sous les traits
d'un
sphinx. Le char était tiré par six personnages à l'effigie des six
autres
conseillers fédéraux. A Monthey (VS), la satire
sur la centrale à gaz de Chavalon, les moutons noirs de l'UDC ou le
nouveau
stade de football du FC Sion à Riddes, contesté par Ecône, ont fait le
bonheur
des spectateurs. Dans le canton du Jura, au
Noirmont, quelque 7000 spectateurs ont suivi le défilé placé sous le
thème
"Chacun son cirque". A Delémont, baptisée à cette occasion
"Trissville", le cortège a séduit quelque 15 à 18'000 spectateurs. A Coire, une cinquantaine
de cliques et de groupes de musique ont défilé devant une foule de
24'000
personnes. A St-Gall, les
"fous" de carnaval sont lâchés depuis quelques jours. Les artistes et
frères jumeaux Frank et Patrik Riklin ont été désignés "Föbü" 2008.
Ils ont joué aux hommes-canon, tirés au milieu d'un nuage de confettis. Le carnaval de Locarno a
été suspendu samedi après une brutale agression survenue vendredi vers
minuit.
Passé à tabac par trois jeunes gens d'une vingtaine d'années, un
étudiant
tessinois de 22 ans est décédé samedi à l'hôpital de Lugano. A Bellinzone, la mort du
jeune homme à Locarno a freiné l'enthousiasme. Le carnaval a même
failli être
annulé après les demandes des Verts, des Jeunes communistes et de
mouvement
"Sensogiovane". La police et les services
médicaux n'ont pas chômé ce week-end. Des actes de vandalisme
entraînant des
dégâts matériels, des infractions à la loi sur la circulation routière
et des
abus d'alcool sont à l'origine de la majorité des interventions
policières et
médicales. Une partie du canton de Bâle-Campagne, Lucerne, Soleure, Thoune (BE), Würenlingen (AG), Martigny (VS), Romont (FR) et Fully (VS) sont quelques-unes des autres villes, qui ont aussi été en fête ce week-end. |
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