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Edition spéciale du Magazine Pyepimanla traitant du carnaval de par le monde
Accueil Carnaval ![]() - Le carnaval de FDF et
une chanson carnav... - Le carnaval de Bâle,
Cologne... - L’histoire du carnaval haïtien. - Le carnaval de Trinidad et Tobago - Mardi Gras est jour de carnaval - Mercredi des Cendres : Vaval est mort. - Le carnaval politique
ou le grand n’importe quoi ! |
Mardi-gras, jour de fête !
Ce jour
là, certains écoliers de l'hexagone français se
livreront à
des batailles joyeuses où ils se jetteront à la figure des aliments
(oeufs,
farine...), comme d'autres précédemment au moyen-âge se battaient à coup
de tripes
et de harengs. Dès les
XVe et XVIe siècle et encore jusqu'au XXe siècle cette bataille
constituait le cœur des fêtes de carnaval. Il faut
savoir que le carnaval dont l'étymologie latine « carne-levare »
signifie « ôter la viande »,
est une période de fête
réservée aux divertissements et qui se termine par les « jours
gras »
où l'Église catholique autorise à ses fidèles la consommation de la
viande avant
la période de jeune du carême qui succède. Par conséquent le
mardi-gras est annonciateur des 40 jours d'abstinences et de privations
à venir. Aussi ce
jour, qui est le dernier jour où l'on peut manger gras, est un jour de
ripaille, de joie, de licence, de libations, d'excès où les valeurs
sont
inversées à la faveur des déguisements qui sont portés par la
population.
Ainsi,
dissimulés derrière leurs déguisements, les carnavaliers pouvaient
à loisir, jouir de cette permissivité « accordée »
par
l'Église catholique. Cela a son importance, car
lors de l’affrontement auquel se livre Carnaval et
Carême chacun aura ses supporters. Carnaval
que l'on nomme encore St-Pansard ou
Charnau-le-gras est soutenu dans sa lutte par Lebroche, Tirelardons,
Appétit-Friand, L'écorcheur, le Rôtisseur, le Tripier... alors que
Carême dit
Caresmes le maigre est défendu par Videboyau, Maigredos, Las-de-jeuner. Ce duel est essentiellement
alimentaire comme aujourd'hui, car les aliments
font tantôt office de projectiles, tantôt servent de boucliers. Sur un plan religieux, cette
bataille est le témoin historique de la querelle,
qu'il y avait à cette époque sur l'expression de la foi entre
catholiques, dont
la conception rédemptrice accorde une importance au jeune du
carême et les
protestants de la Réforme, qui ont une vision plus libertaire du
comportement
humain. Mais
actuellement, il existe bien d'autres lieux où le carnaval est
particulièrement vivace dans les mœurs, avec des tournures différentes
et où
par exemple Mardi-gras est jour de Diables Rouges... Emmanuelle Deschè
photo de Contramundo |
Les Géants du carnaval de
Dunkerque
Histoire du carnaval de DunkerqueDunkerque,
début du XVIIe siècle. Ici, on parle le flamand ; Louis XIV n’achètera la ville
qu’en 1662. D’ici, des pêcheurs partent pour l’Islande. Ces expéditions durent
six mois et sont risquées. De nombreux hommes n’en reviennent jamais, laissant
veuves et orphelins. Face
à ce danger, les armateurs paient aux pêcheurs une partie de leur solde avant
le départ. Une assurance pour les familles. Les marins profitent aussi d’une
fête, que l’armateur finance en partie. Une
année, le départ pour l’Islande et les réjouissances qui l’accompagnent
coïncident avec les jours gras, qui précèdent le Carême. Dès lors, les marins
se masquent, se déguisent. La visschersbende, au sens carnavalesque du
mot, est née. Au XVIIIe siècle, cette « bande des pêcheurs » s’ouvre aux
familles des marins, puis au reste de la société. Au
début du XIXe siècle, apparaissent, en marge du défilé, les bals nocturnes. Des
associations philanthropiques les organisent afin de récolter des fonds
pour les veuves et les orphelins des pêcheurs. La période de fête s’allonge,
pour dépasser la seule période des jours gras. Mais l’activité de pêche à la
morue décline à la fin du XIXe et, avec elle, la bande des pêcheurs ; seuls les
bals gardent leur succès. C’est
en 1906, sous l’impulsion de la municipalité et d’associations, que la
dynamique du carnaval de rue est relancée. Annulée ensuite pendant les deux
guerres, la bande renaît à chaque fois. En 1946, le défilé slalome entre les
ruines d’une ville détruite. Même en 1991, interdit pour cause de guerre du
Golfe, le carnaval survit encore : une « bande annulée » s’improvise à
Saint-Pol puis à Dunkerque. Peu importe les circonstances, il y aura
toujours des résistants ! Le carnaval de Dunkerque
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