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Edition spéciale du Magazine Pyepimanla  traitant du carnaval de par le monde

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tete de diable

- Le Mardi Gras jour de fête.

- Le carnaval des Antilles.

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- Le carnaval de Rio.

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- L’histoire du carnaval haïtien.

- Le carnaval haïtien

- Le carnaval de Trinidad et Tobago

- Mardi Gras est jour de carnaval

- Mercredi des Cendres : Vaval est mort.

- Le carnaval politique ou le grand n’importe quoi !

- La Grenade (pomme d’Eve) .

- Le parolier du Dru fait son carnaval.

- Kanaval 2008 (musique)


Le mardi-gras est jour de carnaval

hillary et obama

Dans certaines villes et campagnes du globe, ce mardi 5 février 2008 aura été jour de mardi-gras. Costumes de strass, de paillettes, de plumes, de tulles, de fleurs étaient de sortie ainsi que les masques, les maquillages outranciers, les géants, les sorcières en tunique rouge et noire ou autres diables rouges cornus à miroirs. Tous ces lurons amassés en bande ont déambulé joyeusement dans les rues au son des rythmes endiablés provenant de chars décorés et de musiciens ambulants.

La fête a battu son plein un peu partout sur la planète dans des cortèges d'excès en tout genre. Cependant, il faut croire que cet esprit du mardi-gras où tout est permis, ne s'est pas cantonné qu'à la rue et qu'il s'est répandu au sein du gouvernement français, qui par l'entremise de son ministre de l'agriculture, s'est autorisé à couper court au débat parlementaire qui s'annonçait houleux au sénat, sur la question des OGM, réelle source d'inquiétudes chez la population. 

En effet, le ministre lors de ce jour de grande permissivité a annoncé, sans en avoir débattu au préalable, la reprise en France, à l'été prochain des expérimentations OGM sur des parcelles à ciel ouvert. Une décision gouvernementale, véritable coup de canif au grenelle de l'environnement, qui contredit l'une  des mesures annoncées en grande pompe par le président de la république française Nicolas Sarkosy.

Mais en ce jour de carnaval les projecteurs étaient aussi tournés vers les Etats-Unis, qui également vivaient un mardi spécial, avec leur "super thuesday" quinquennal, où les candidats à la présidentielle concourent dans différents Etats pour obtenir l'investiture de leur parti. Et dans cette Amérique que la presse nous présente depuis quelque temps, comme étant de plus en plus hostile à la politique irakienne de George W Bush, c'est un revenant, vétéran de la guerre du Vietnam et va-t-en-guerre irakien, qui se détache nettement comme favoris dans le camp républicain.

Coté démocrate c'est l'ex 1ere dame à la maison blanche, Hillary Clinton dont le mari Bill  a poursuivi la première guerre du golfe qui distance d'une courte tête son adversaire Barak Obama  qui lui c'est clairement prononcé pour le rapatriement des boys au bercail. Comme quoi même au mardi-gras les paradoxes peuvent être de la partie et pendant qu'en occident les uns vivaient leurs dernières heures de liesse, l'orient se réveillait avec une multitude de chinois prêts à leur tour festoyer en carnaval leur nouvel an...

Emmanuelle Desché


Le Mardi Gras de Louisiane

carnaval louisiane

Le Mardi Gras, journée où dominent partout costumes et défilés, est le festival le plus animé de Louisiane. D'origine européenne, cette tradition est maintenant une fête multiculturelle qui rappelle aussi les racines africaines et caraïbes de certains Louisianais. Le carnaval présente de nombreux visages - enjoué, comique, satirique, grotesque, cabotin, grave et sans façon - et propose au visiteur un séjour unique en son genre. De la simple observance de la journée en 1699 aux bals et aux défilés élaborés de notre époque, c'est l'histoire de la Louisiane que nous rappelle le Mardi Gras.

Plus de quatre-vingt villes et villages de Louisiane célèbrent le Mardi Gras. Dans la seule région métropolitaine de la Nouvelle-Orléans, les foules descendent dans la rue chaque année pour admirer plus de soixante-dix défilés. Le nombre des spectateurs peut varier : tantôt ce sont les quelques habitants d'une maison qui viennent accueillir les carnavaliers d'un courir rural, tantôt c'est un million de personnes qui attendent avec impatience le défilé de la confrérie Endymion à la Nouvelle-Orléans.

Les Louisianais organisent aussi des bals et des fêtes pendant le Carnaval : fais-do-dos (danses cajun) dans les petites villes ou bals élégants à Lafayette et à la Nouvelle-Orléans. Dans cette dernière ville, les sociétés du Carnaval commanditent l'un ou l'autre des quelque cents bals que l'on y donne.

Histoire du Carnaval

Si les rites anciens et le Carnaval possèdent certaines caractéristiques en commun, il n'existe pas de lien direct entre les deux. On peut retracer l'origine du Carnaval moderne à l'époque médiévale en Europe, soit vers l'an 1140 ; le carnaval était fêté la veille du Carême. À cette époque, les fêtards romains participaient à une procession au terme de laquelle ils tuaient des bouvillons et d'autres animaux pendant une cérémonie publique, rituel qui a été repris par la célèbre coutume du boeuf gras à Paris. Le boeuf gras représente la saison de l'abondance, suivie de celle de la pénurie, dans le cycle de l'année. Le boeuf gras, qui a fait son apparition au carnaval de Nice en 1512, occupait une place importante dans les coutumes françaises, plus particulièrement à Paris. Le boeuf gras est devenu un symbole important du défilé de la confrérie Rex dans les années 1870, défilé auquel participait un boeuf. Absent entre les années 1909 et 1959, le boeuf gras est réapparu sous forme de sculpture de papier mâché et figure dans le défilé de la confrérie Rex de nos jours.

Le mot carnaval vient du latin carnelevare, qui veut dire « enlever la viande » et qui rappelle le sacrifice du Carême. La discipline de l'Église interdisait certaines pratiques pendant le Carême, notamment la consommation de viande, les cérémonies de mariage et les relations conjugales. Le carnaval est devenu l'occasion des dernières ripailles avant une période d'abnégation.

source

Mardi Gras 2008



Au Carnaval de la Nouvelle-Orléans les carnavaliers ont rendu un hommage aux neuf muses de la mythologie.

Masques et travestis (1)

masques et bouffonMais ces innocentes réfections sont loin d'être particulières au carnaval. Ce qui le distingue entre toutes les fêtes profanes de l'année, c'est qu'il est un prétexte à déguisements et à mascarades. La coutume date de loin. Sans remonter jusqu'à la fête juive des phurim, aux anthestéries athéniennes, aux lupercales et aux saturnales des Romains, il suffit de rappeler que dès le Ve siècle les conciles et les écrivains ecclésiastiques reprochaient à nos pères de gâter le plus beau des ouvrages de Dieu en le transformant, durant les jours gras, «soit en bêtes sauvages et domestiques, telles que veaux et faons de biche, soit en monstres et larves de leur façon». Ces graves avertissements restèrent lettre morte. Les mascarades se multiplièrent. On a gardé le souvenir des fêtes des fous et de l'âne qui se donnaient au moyen âge. Philippe le Bel se plaisait fort à la joyeuse procession du renard. Charles VI parut à la cour sous un costume de sauvage; le feu prit à ses fourrures et il faillit brûler vif. Isabeau de Bavière osa figurer «en façon de syrène», nue jusqu'à mi-corps, dans un divertissement de mardi gras. Le synode de Rouen arrêta un moment ces scandales. Mais ils reprirent de plus belle sous le règne de François Ier.

Les dames de la cour avaient adopté, pour garantir leur teint des injures de l'air, des loups de velours noir, doublés de taffetas blanc, qu'on fixait dans la bouche à l'aide d'un fil d'archal terminé par un bouton de verre. Les seigneurs les imitèrent, et les abus furent tels que le Parlement se décida, en 1535, à faire enlever par ministère d'huissier tous les masques qui se trouvaient chez les marchands. On ne les toléra dans les rues qu'en temps de carnaval. Mais cette prohibition n'eut pas de longs effets. Henri III rappela les masques exilés et leur rendit la vogue.

Vint Henri IV; la cour mit plus de retenue à ses plaisirs, mais sans abandonner la mode des déguisements. À cette époque, le quartier général des masques était dans la rue Saint-Antoine. C'est là que Mardi-Gras-Carême-Prenant tenait ses assises solennelles. Le XVIIIe siècle n'eut garde de les supprimer. Paris n'était plus qu'une vaste mascarade. Le régent donnait le ton, le peuple faisait chorus. La dernière de ces mascarades fut celle de 1788. On entrait dans la Révolution. Le carnaval fut proscrit comme «attentatoire à la dignité humaine», et l'on peut noter que c'est l'une des rares fois où les pères conscrits de la Convention se soient trouvés d'accord avec les Pères de l'Église. L'interdiction dura jusqu'au Directoire, où elle fut levée. Aussi le carnaval de 1799 eut-il un éclat extraordinaire. «Tout le monde voulut se masquer, dit M. Henri Carnoy, et les fabriques de masques, loups et costumes de déguisements, travaillèrent nuit et jour pendant plus de trois mois. Ce fut cette année-là que l'italien Marrassi établit à Paris la première fabrique de faux visages qu'on y ait créée.»

De nos jours, le carnaval, réduit à des distributions de confetti et de serpentins, est en pleine décadence. Sous Louis-Philippe et pendant le second Empire, Paris eut encore sa descente de la Courtille et sa promenade du bœuf gras. Les organisateurs de la fête se recrutaient parmi les inspecteurs de la boucherie; les frais étaient couverts par des souscriptions et des dons. Quant au personnel de la mascarade, il se composait presque exclusivement de garçons bouchers. L'Empire permit à la troupe d'entrer dans la composition du cortège. Après sa promenade traditionnelle sur les boulevards, la cavalcade pénétrait dans la cour des Tuileries et défilait devant l'Empereur.

Mardi gras, ne t'en va pas,
J'ferons des crêpes, j'ferons des crêpes.
Mardi gras, ne t'en va pas,
J'ferons des crêpes et t'en auras!...

Une carnavalière lors de la  parade du carnaval de la Guadeloupe

carnavalière paradant au carnaval 2008 en guadeloupe


Par Eyes to Pixel : Visitez sa galerie

Masques et travestis (2)

pierrot

Nous revoilà au même point qu'avant. Mais, en province et dans quelques villes de l'étranger, le carnaval a conservé un certain éclat. On a mille fois décrit les carnavals de Nice, de Rome et de Venise, et nous n'y reviendrons pas. Celui de Venise excède d'ailleurs toutes proportions. Il ne dure pas moins de trois mois et tout le monde y porte le masque. Les chars et les gondoles circulent en musique; les confetti et les coriandoli pleuvent comme mitraille; princes, artisans, chacun participe à la folie générale.

Nous n'allons point, chez nous, à ces excès. Notre carnaval a l'haleine courte et dure au plus jusqu'au mercredi des Cendres. On cite celui de Nantes comme un des plus amusants; c'est, dans la rue Graslin, un défilé ininterrompu de voitures et de chars splendidement décorés, et la bataille, assez chaude, s'y livre à coups d'oranges et de mandarines. Mais il n'y a rien là de bien caractéristique. Tout au contraire, à Arles et dans les environs, le mardi gras prête à une cérémonie intéressante qu'on appelle la Morisque et où les figurants, costumés à l'orientale, exécutent avec des sonnettes la danse sarrasine des épées. En Bourgogne, le dimanche gras donne lieu au baptême du seigneur Carnaval, immense mannequin de paille enguirlandé et enrubanné, qu'on promène en palanquin dans les rues et qu'on brûle vif, le mardi soir, sur un bûcher de sarments.

Cette coutume, il est vrai, se retrouve un peu partout. Carnaval ou Carême-Prenant, suivant qu'on l'appelle de l'un ou l'autre nom, est flambé ou jeté à l'eau avec accompagnement de lamentations grotesques. Il y a bien quelques variantes au programme. C'est ainsi qu'en Bohême on figure messer Carnaval au moyen d'une vieille basse qu'on recouvre de draps blancs et qu'on porte en terre au son des violes et des fifres. Dans le Jura, on se passe même de personnage. Le dimanche qui suit le carnaval s'appelle dimanche des Bures, ou des brandons: on dresse d'immenses bûchers de sapin sur le haut des montagnes et on danse tout autour à la nuit tombante. Une coutume plus curieuse encore est celle de nos paysans de Touraine: quand un jeune homme désire se faire agréer d'une jeune fille, il porte à ses parents, le jour du mardi gras, un gigot enveloppé d'une serviette blanche. Si la jeune fille agrée l'hommage, elle retourne à son prétendu la queue du gigot enguirlandée de rubans et de fleurs, et l'on célèbre le soir même les fiançailles des amoureux.

Autre cérémonie originale, connue sous le nom de scie d'Harfleur et qui se déroulait au Havre, dont Harfleur n'est distant que d'un ou deux kilomètres: une cavalcade partait de cette dernière ville, conduite par une façon de monarque burlesque tenant à la main un sceptre qu'on appelait, je ne sais pourquoi, bâton friseux. «Derrière lui, dit Prosper Legros, s'avançaient deux hommes costumés d'une manière bizarre, qui portaient en triomphe une scie bariolée de rubans.» La mascarade pénétrait au Havre, rendait visite au maire, au commandant de la place et aux principales autorités, et, à chacune de ces stations, elle chantait une chanson de circonstance et donnait la scie à baiser. La cérémonie datait de si loin, son origine était si ancienne, qu'on en avait oublié la signification.



Masques et travestis (3)

carnaval de paris 19 e siecle

Il n'est pas jusqu'à la sévère et croyante Bretagne qui ne se laisse aller aux séductions du carnaval. Carême-Prenant y porte le nom de Meurlajé ou Morlajé, autrement dit «Boule-de-Graisse» ou «Mer-de-Suif». Comment serait-on mélancolique avec un nom pareil? Un quatrain l'affirme:

Meurlaje a zo eur paotr ge!
Me garche e badfe bemde
Hag an eost diou wech ar bla,
Gouël Mikel bep seiz bla.

«Meurlajé est un gai luron! Je voudrais qu'il revînt tous les jours, et le temps de la moisson deux fois l'an, et la Saint-Michel (époque du terme) une fois seulement tous les sept ans.»

Comme pendant au carnaval breton, voulez-vous connaître un mardi gras cosaque? La scène est d'ordinaire dans une grange, où, harnachés de grelots et d'oripeaux, jeunes et vieux se livrent à un galop effréné en chantant une de ces doumskas populaires dont le grand compositeur russe Glinka n'a pas dédaigné de s'inspirer:

Le vent siffle dans les bois.
Il pleut, mais des chants s'élèvent dans la nuit.
La ronde tourbillonne.
Demain est au jeûne et à la prière;
Aujourd'hui est à la joie.
Vive le carnaval!

On s'explique moins que les Arabes, qui n'ont pas, malgré le Rhamadan, l'excuse de nos quarante jours d'abstinence, aient éprouvé le besoin de «faire carnaval», comme on disait au XVIIe siècle. «Qui se douterait, lisons-nous chez un explorateur, M. Bache, qu'à l'extrémité du Sahara algérien on dût trouver nos coutumes des jours gras? Il en est ainsi pourtant. Hommes et femmes se déguisent à l'envi, et cette mascarade générale, montée sur des chameaux, court pendant sept jours et sept nuits les rues et les marchés d'Ouargla. Ce n'est point là une importation française; la coutume existe de temps immémorial.» Nul doute cependant qu'elle ne disparaisse un jour où l'autre, comme notre propre carnaval. Les vieilles coutumes s'en vont, et ce n'est pas d'aujourd'hui qu'on l'observe. La disparition de celle-ci ne nous inspirera d'ailleurs qu'un regret médiocre; ces folies, souvent licencieuses, trahissent plus de fatigue que de véritable gaieté. Sommes-nous trop vieux pour nous y plaire ou n'est-ce point qu'elles avaient pour condition même les mortifications du «saint temps», auxquelles si peu de gens se soumettent encore? Les jours gras supposent des jours maigres, et qui mange et boit tout son saoul pendant le Carême ne sent plus la nécessité de se fortifier contre l'abstinence par une indigestion préalable.

Mardi Gras est mort.
Sa femme en hérite
D'une cuillère à pot
Et d'une vieille marmite.
Chantez haut, chantez bas:

Mardi Gras n'reviendra pas.

Charles Le Goffic, « Masques et Travestis », Fêtes et Coutumes populaires, Éd. Armand Colin, Paris, 1911

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Krewe of Zulu Parade - Mardi Gras 2007