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Edition spéciale du Magazine Pyepimanla  traitant du carnaval de par le monde

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Dernière minute

vaval-2008

 
Vaval vient de mourir, écoutez les avis d’obsèques présentés par Paul Assouvie de RFO : 

 

Pour ceux qui naviguent avec Firefox utilisez ce lien pour écouter, car visiblement   ce navigateur  ne reconnait pas le code  : Avis d'obsèques de sa majesté Vaval


Vaval est mort ce mercredi des Cendres

mercredi des cendres en martinique

Alors que le soleil dû être à carême-prenant et mercredi des Cendres haut dans le ciel,  à une position zénithale presqu’à son apogée  donnant l’impression  d’une vastitude  dans des cieux grandioses.

Le soleil haut dans le ciel rehaussant les cieux a ajourné sa venue oblitérant la sublimité de ces jours-gras.

Les carnavaliers eurent de la pluie, les nuages ont crevé le ciel, la pluie est tombée sur eux comme la déveine tombe sur un Nègre.

Le ciel pleurait la mort du roi Vaval.

La population est en deuil, le noir et le blanc sont requis en ce jour, les diablesses déferlent dans la rue,  la dépouille de sa majesté Vaval est portée au « pinacle »  avant de se voir accorder  des funérailles en première classe.

mercredi des cendres

Ils sont tous à l’unisson, dans une même souffrance, ils déboulent dans les rues, une musique accompagne le déhanchement des corps, les carnavaliers pleurent la mort de sa majesté Vaval en dansant. 

A la tombée du soir, ses valets brûleront son corps sur le ponton, ses veuves sont éplorées, la tristesse gagne la foule, nous sommes atterrés, la nuit sera longue, la population veillera tard, jusqu’à la fin de la nuit.

Vaval est mort !

« La po,w déchiré, la po,w bondamanman,w déchiré »

Photo de IKEBA


Le Mercredi des Cendres  « l’explication de l’Eglise »

imposition-mercredi des cendres

Pour souligner l'entrée en Carême, ce mercredi, s'est développé le geste symbolique d'imposition des cendres.

On trouve déjà le symbolisme des cendres dans l'Ancien Testament. Il évoque globalement la représentation du péché et la fragilité de l'être. On peut y lire que quand l'homme se recouvre de cendres, c'est qu'il veut montrer à Dieu qu'il reconnaît ses fautes. Par voie de conséquence, il demande à Dieu le pardon de ses péchés : il fait pénitence.

C'est sur ces bases que s'est construite la signification du Mercredi des Cendres, notamment parce qu'il marque l'ouverture d'une longue période de pénitence : le Carême.

À l'origine, seuls ceux qui avaient gravement péché recevaient "le sac et la cendre" pour se vêtir durant le temps de pénitence qui préparait à leur réintégration dans la communauté chrétienne. Puis, à partir du Xe siècle, ce geste s'est étendu à tous les fidèles, marquant ainsi le début d'une démarche de conversion, de retournement et d'effort sur soi pour se tourner vers le Seigneur (c'est le sens du mot pénitence). Si la cendre évoque la faiblesse de l'homme (cf. Genèse 3, 19 "Souviens-toi que tu es poussière…"), elle évoque aussi le péché et la fragilité de l'homme (cf. Sagesse 15, 10 ; Ézéchiel 28, 18 ; Malachie 3, 21) et son regret du péché (cf. Judith 4, 11-15 ; Ézéchiel 27, 30).

Pour les chrétiens, l'imposition des cendres est avant tout, un rite pénitentiel dont la signification est portée par la phrase que prononce le prêtre en faisant le geste : "Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle." (Marc 1, 15).

Les cendres que l'on utilise pour la célébration sont faites en brûlant les rameaux bénis au dimanche des rameaux de l'année précédente. Dans certaines paroisses, on commence le rite des cendres en brûlant un vieux rameau desséché. Le feu qui brûle le rameau évoque le feu de l'amour qui doit réduire en cendre tout ce qui est péché.

Après l'homélie, le prêtre bénit les cendres et s'il le juge opportun il les asperge d'eau bénite. Puis le prêtre impose les cendres sur le front de ceux qui s'approchent de lui en disant "Converti toi et crois à l'Évangile""Souviens toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière". Certains prêtres déposent un peu de cendres dans les mains au lieu de les imposer sur le front, mais la signification est la même. Le rite s'achève par la prière universelle.

source


Mercredi des Cendres

expulsion d'adam

Aux commencements du christianisme

Ce rite des cendres n'était pas directement associé au début du Carême. Vers l'an 300. il fut adopté par certaines Églises locales et intégré au rite d'excommunication temporaire ou de renvoi des pécheurs publies de la communauté. Ces personnes s'étaient rendues coupables de péchés ou de scandales "majeurs" : apostasie. hérésie, meurtre et adultère (considérés comme des péchés "capitaux").

Au VIIe siècle environ

Cette coutume donna lieu, dans certaines églises, à un rite public du mercredi des Cendres. Les pécheurs confessaient d'abord leurs péchés en privé. Puis ils étaient présentés a l'évêque et mis publiquement au rang des pénitents, ils devaient se préparer pour recevoir l'absolution donnée le Jeudi saint. Après une imposition des mains et des cendres, ils étaient renvoyés de la communauté comme Adam et Eve l'avaient été du paradis. Bien sûr, on leur rappelait que la mort est la conséquence du péché : "Oui, tu es poussière et à cette poussière tu retourneras" (Gn 3,19). Les pénitents vivaient en marge de leur famille et du reste de la communauté chrétienne pendant les quarante jours du Carême (d'où l'expression de « quarantaine »). Le "sac" qu'ils avaient revêtu et la cendre dont ils étaient couverts permettaient de les reconnaître lors des assemblées ou, le plus souvent, aux portes de l'église où ils étaient relégués. Cette pratique pénitentielle impliquait généralement de s'abstenir de viande, d'alcool, de bain. Il était également interdit de se faire couper les cheveux, de se raser, d'avoir des relations sexuelles et de gérer ses affaires. Selon les diocèses, il arrivait que certaines pénitences durent plusieurs années, voire toute la vie.

Au cours du Moyen Âge

C'est la dimension personnelle du péché, plutôt que son caractère public, qui fut objet d'insistance. Par conséquent, tes traditions associées au mercredi des Cendres furent appliquées a tous les adultes de la paroisse, mais sous une forme mitigée. Au XIe siècle, les pratiques en usage étaient fort semblables à celles que nous connaissons aujourd'hui- Depuis quelques années, il existe une alternative à la formule traditionnelle pour l'imposition des cendres. Elle met en valeur un aspect beaucoup plus positif du Carême : "Convertissez-vous et croyez à l'Evangile" (Mc 1,15).

Dans les Églises de Bretagne insulaire et d'Irlande, une nouvelle modalité pénitentielle se développa, entre le VIe et le VIIIe siècle, sous l'influence des moines celles. Il s'agissait d'une forme de pénitence personnelle et privée pour des péchés moins graves que ceux évoqués ci-dessus. Cette pratique, plus que le rite du mercredi des Cendres, allait contribuer a faire évoluer les modalités du sacrement de la réconciliation.

Trois sortes de traditions ont donné au Carême son caractère spécifique

1. celles qui favorisent un climat d'austérité ;
2. les pratiques pénitentielles. surtout en matière de jeûne et d'abstinence
3. les dévotions centrées sur la souffrance de Jésus.
Au cours de ces vingt dernières années, ces traditions ont été associées à des pratiques nouvelles, mettant l'accent sur une dimension plus positive du Carême.

Bon Carême !

Guide des traditions et coutumes catholiques, pp 138-140

Sa Majesté Vaval

le roi vaval


Le roi Vaval  trônant de sa carnavalesque posture sur le carnaval de Pointe à Pitre 2007

La brûlaison de sa majesté Vaval

Le journal de RFO Guadeloupe est consacré à la mort  de sa majesté Vaval.



Merccredi des Cendres en Martinique



Le roi Vaval est brûlé à Pointe à Pitre



Quelque part en France ils brûlent leur "Vaval"




Vidé

Marée humaine défilant dans les rues, dansant, chantant à tue-tête les refrains du Carnaval. Cette foule est composée du cortège officiel du Carnaval et du public, l'accompagnant.
Les "vidés" répondent à un ordre précis :

Le "vidé" du dimanche : Pour la première sortie de Vaval, Roi du Carnaval, thèmes et tenues sont libres. Il se termine aux aurores par un "vidé-pyjamas". C'est l'exubérante parade des "mass" (masques) et des chars qui circulent dans les rues. La foule des danseurs suit au rythme d'une puissante sono ou d'un orchestre. Le rhum coule à flots.

Le lundi gras : le jour de la farce, des mariages burlesques, des couples curieusement assortis, parfois inversés.

Le mardi gras : les "mass à kon'n" (masques à cornes) ou diables rouges envahissent les rues.

Le mercredi gras : c'est le vidé du carnaval, Vaval est inhumé en place publique. Au cours d'une dernière nuit de folie, son effigie est brûlée dans une immense clameur de pleurs avec néanmoins la certitude de le voir renaître l'année suivante.

 source


Le roi Carnaval

En L’an 1000, il est dit qu’un mannequin symbolisait le carnaval, il circulait dans la ville accompagné par les habitants qui chantaient. Puis à la fin du carnaval, lorsque les feux du bûcher léchaient le corps du roi Carnaval, ces derniers jetaient leur masque dans les flammes   en effectuant  une ronde chantée autour de ce bûcher. On retrouve cette coutume dans la plupart des pays du monde et ce jusqu’en Inde.

Mercredi des Cendres 2008 en Martinique


Mercredi des cendres 2007 Saint-Pierre