Vaval
vient de mourir,
écoutez les avis d’obsèques présentés par Paul Assouvie de
RFO :
Pour
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code : Avis d'obsèques de sa majesté
Vaval
Vaval est mort ce
mercredi des Cendres
Alors que le soleil dû être
à carême-prenant et mercredi des Cendres haut dans le ciel,à une position zénithale
presqu’à son
apogéedonnant
l’impressiond’une
vastitudedans des
cieux grandioses.
Le soleil haut dans le ciel
rehaussant les cieux a ajourné sa venue oblitérant la sublimité de ces
jours-gras.
Les carnavaliers eurent
de la
pluie, les nuages ont crevé le ciel, la pluie est tombée sur eux comme
la
déveine tombe sur un Nègre.
Le ciel pleurait la mort du
roi Vaval.
La population est en deuil,
le noir et le blanc sont requis en ce jour, les diablesses déferlent
dans la
rue, la dépouille
de sa majesté Vaval
est portée au « pinacle » avant
de se voir accorder des
funérailles en première classe.
Ils sont tous à l’unisson,
dans une même souffrance, ils déboulent dans les rues, une musique
accompagne
le déhanchement des corps, les carnavaliers pleurent la mort de sa
majesté Vaval en dansant.
A la tombée du soir, ses
valets brûleront son corps sur le ponton, ses veuves sont éplorées, la
tristesse gagne la foule, nous sommes atterrés, la nuit sera longue, la
population veillera tard, jusqu’à la fin de la nuit.
Vaval est mort !
« La po,w déchiré, la
po,w bondamanman,w déchiré »
Photo
de IKEBA
Le
Mercredi des Cendres « l’explication de
l’Eglise »
Pour
souligner l'entrée en Carême, ce mercredi, s'est développé le geste
symbolique
d'imposition des cendres.
On trouve déjà le symbolisme des cendres dans l'Ancien Testament. Il
évoque
globalement la représentation du péché et la fragilité de l'être. On
peut y
lire que quand l'homme se recouvre de cendres, c'est qu'il veut montrer
à Dieu
qu'il reconnaît ses fautes. Par voie de conséquence, il demande à Dieu
le
pardon de ses péchés : il fait pénitence.
C'est
sur ces bases que s'est construite la signification du Mercredi des
Cendres,
notamment parce qu'il marque l'ouverture d'une longue période de
pénitence : le
Carême.
À l'origine, seuls ceux qui avaient gravement péché recevaient "le sac
et
la cendre" pour se vêtir durant le temps de pénitence qui préparait à
leur
réintégration dans la communauté chrétienne. Puis, à partir du Xe
siècle, ce
geste s'est étendu à tous les fidèles, marquant ainsi le début d'une
démarche
de conversion, de retournement et d'effort sur soi pour se tourner vers
le
Seigneur (c'est le sens du mot pénitence). Si la cendre évoque la
faiblesse de
l'homme (cf. Genèse 3, 19 "Souviens-toi que tu es poussière…"),
elle évoque aussi le péché et la fragilité de l'homme (cf. Sagesse 15,
10 ;
Ézéchiel 28, 18 ; Malachie 3, 21) et son regret du péché (cf. Judith 4,
11-15 ;
Ézéchiel 27, 30).
Pour les chrétiens, l'imposition des cendres est avant tout, un rite
pénitentiel dont la signification est portée par la phrase que prononce
le
prêtre en faisant le geste : "Convertissez-vous et croyez à
la Bonne
Nouvelle." (Marc 1, 15).
Les cendres que l'on utilise pour la célébration sont faites en brûlant
les
rameaux bénis au dimanche des rameaux de l'année précédente. Dans
certaines
paroisses, on commence le rite des cendres en brûlant un vieux rameau
desséché.
Le feu qui brûle le rameau évoque le feu de l'amour qui doit réduire en
cendre
tout ce qui est péché.
Après l'homélie, le prêtre bénit les cendres et s'il le juge opportun
il les
asperge d'eau bénite. Puis le prêtre impose les cendres sur le front de
ceux
qui s'approchent de lui en disant "Converti toi et crois à
l'Évangile""Souviens toi que tu es poussière et que
tu retourneras en poussière". Certains prêtres déposent un
peu de
cendres dans les mains au lieu de les imposer sur le front, mais la
signification est la même. Le rite s'achève par la prière universelle.
Aux commencements du
christianisme
Ce rite des cendres n'était pas directement associé au début du Carême.
Vers
l'an 300. il fut adopté par certaines Églises locales et intégré au
rite
d'excommunication temporaire ou de renvoi des pécheurs publies de la
communauté.
Ces personnes s'étaient rendues coupables de péchés ou de scandales
"majeurs" : apostasie. hérésie, meurtre et adultère (considérés comme
des péchés "capitaux").
Au VIIe siècle environ
Cette coutume donna lieu, dans certaines églises, à un rite public du
mercredi
des Cendres. Les pécheurs confessaient d'abord leurs péchés en privé.
Puis ils
étaient présentés a l'évêque et mis publiquement au rang des pénitents,
ils
devaient se préparer pour recevoir l'absolution donnée le Jeudi saint.
Après
une imposition des mains et des cendres, ils étaient renvoyés de la
communauté
comme Adam et Eve l'avaient été du paradis. Bien sûr, on leur rappelait
que la
mort est la conséquence du péché : "Oui, tu es poussière et à cette
poussière tu retourneras" (Gn 3,19). Les pénitents vivaient en marge de
leur famille et du reste de la communauté chrétienne pendant les
quarante jours
du Carême (d'où l'expression de « quarantaine »). Le "sac" qu'ils
avaient revêtu et la cendre dont ils étaient couverts permettaient de
les
reconnaître lors des assemblées ou, le plus souvent, aux portes de
l'église où
ils étaient relégués. Cette pratique pénitentielle impliquait
généralement de
s'abstenir de viande, d'alcool, de bain. Il était également interdit de
se
faire couper les cheveux, de se raser, d'avoir des relations sexuelles
et de
gérer ses affaires. Selon les diocèses, il arrivait que certaines
pénitences
durent plusieurs années, voire toute la vie.
Au cours du Moyen Âge
C'est la dimension personnelle du péché, plutôt que son caractère
public, qui
fut objet d'insistance. Par conséquent, tes traditions associées au
mercredi
des Cendres furent appliquées a tous les adultes de la paroisse, mais
sous une
forme mitigée. Au XIe siècle, les pratiques en usage étaient fort
semblables à
celles que nous connaissons aujourd'hui- Depuis quelques années, il
existe une
alternative à la formule traditionnelle pour l'imposition des cendres.
Elle met
en valeur un aspect beaucoup plus positif du Carême :
"Convertissez-vous
et croyez à l'Evangile" (Mc 1,15).
Dans les Églises de Bretagne insulaire et d'Irlande, une nouvelle
modalité
pénitentielle se développa, entre le VIe et le VIIIe siècle, sous
l'influence
des moines celles. Il s'agissait d'une forme de pénitence personnelle
et privée
pour des péchés moins graves que ceux évoqués ci-dessus. Cette
pratique, plus
que le rite du mercredi des Cendres, allait contribuer a faire évoluer
les
modalités du sacrement de la réconciliation.
Trois sortes de traditions ont donné au Carême son caractère spécifique
1. celles qui favorisent un climat d'austérité ;
2. les pratiques pénitentielles. surtout en matière de jeûne et
d'abstinence
3. les dévotions centrées sur la souffrance de Jésus.
Au cours de ces vingt dernières années, ces traditions ont été
associées à des
pratiques nouvelles, mettant l'accent sur une dimension plus positive
du
Carême.
Le
roi Vaval trônant de sa carnavalesque posture sur le carnaval
de Pointe à Pitre 2007
La
brûlaison de sa majesté Vaval
Le journal de RFO Guadeloupe
est consacré à la mort de sa majesté Vaval.
Merccredi
des Cendres en Martinique
Le roi
Vaval est brûlé à Pointe à Pitre
Quelque
part en France ils brûlent leur "Vaval"
Vidé
Marée humaine défilant
dans les rues, dansant, chantant à tue-tête les refrains du Carnaval.
Cette
foule est composée du cortège officiel du Carnaval et du public,
l'accompagnant.
Les "vidés" répondent à un ordre précis :
Le "vidé" du dimanche : Pour la première sortie de Vaval, Roi du
Carnaval, thèmes et tenues sont libres. Il se termine aux aurores par
un
"vidé-pyjamas". C'est l'exubérante parade des "mass"
(masques) et des chars qui circulent dans les rues. La foule des
danseurs suit
au rythme d'une puissante sono ou d'un orchestre. Le rhum coule à
flots.
Le lundi gras : le jour de la farce, des mariages burlesques, des
couples
curieusement assortis, parfois inversés.
Le mardi gras : les "mass à kon'n" (masques à cornes) ou diables
rouges envahissent les rues.
Le mercredi gras : c'est le vidé du carnaval, Vaval est inhumé en place
publique. Au cours d'une dernière nuit de folie, son effigie est brûlée
dans
une immense clameur de pleurs avec néanmoins la certitude de le voir
renaître
l'année suivante.
En L’an 1000,
il est dit qu’un mannequin symbolisait le carnaval, il circulait dans
la ville
accompagné par les habitants qui chantaient. Puis à la fin du carnaval,
lorsque
les feux du bûcher léchaient le corps du roi Carnaval, ces derniers
jetaient
leur masque dans les flammesen
effectuantune
ronde chantée autour de
ce bûcher. On retrouve cette coutume dans la plupart des pays du monde
et ce
jusqu’en Inde.